En 1969, Fellini n’a pas tourné depuis
Juliette Des Esprits quatre ans plus tôt ; à l’exception du sketch
Toby Dammit dans la série des Histoires Extraordinaires. Il se lance dans un tournage épique qui s’étalera sur sept mois et dont naîtra une fresque ambitieuse, baroque, chaotique, démesurée :
Satyricon. Le film annonce le passage du réalisateur de
La Dolce Vita vers ses chefs-d’œuvre des années 70. Il y met en scène une Antiquité décadente, barbare et luxuriante, hantée par des visions surréalistes qui, bien qu’exacerbées, laissent une vaste pace à l’imaginaire.