Qu’est-ce qui vous a amené à tourner un film sur les Massacres de Nankin ?
Bizarrement, il m’est assez difficile de répondre à cette question. Je pourrais presque dire que j’y suis venu instinctivement. Par là, je n’entends pas que j’ai été poussé par des grands principes ou des sentiments nobles comme le « devoir », l’« Histoire », la « mémoire » etc. Cela découle plus de l’évolution de mon approche du cinéma, de mon désir de réaliser des films qui traitent de la vie, de l’humanité, de l’histoire et de la société. Je me suis mis à réfléchir au fait qu’un film devait être animé d’un certain type d’énergie, capable de toucher le cœur des gens tout en les ébranlant suffisamment pour les faire réfléchir.