Résumé du film ClocloLa vie de Claude François, icône populaire au destin hors du commun : de sa jeunesse idyllique à Alexandrie, son départ douloureux avec sa famille vers la France, au succès qu'il trouvera enfin, à force de travail et d'obstination.
Cloclo est l'histoire d'une des plus grandes vedettes française du show-business qui n'a jamais cessé de fasciner et dont les tubes sont toujours d'actualité, d'un homme passionné aux mille obsessions, d'un artiste visionnaire qui ne cessera de se réinventer au cours de sa carrière, porté par ses fans, et les femmes qui l'entouraient : ses amours, sa soeur et sa mère... Les avis sur le film Cloclo
Critiques : Cloclo -
Le Journal du Dimanche

" En clone François, Jérémie Renier livre une performance remarquable. "
J.-P.L. (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 11/03/2012)
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Le Point

" Porté par l'interprétation extraordinaire de Jérémie Rénier, le film emporte le morceau, malgré des longueurs et une évocation maladroite de l'enfance. "
F.C. (article entier disponible dans Le Point n°2060, page 108)
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Télé7Jours

" (...) la performance de Jérémie Rénier, saisissant de ressemblance (qu'il parle, chante ou danse), fascine. A la hauteur du mythe, son interprétation devrait apporter à l'acteur, encore trop méconnu du grand public, le succès populaire qu'il mérite. "
Viviane Pescheux (article entier disponible dans Télé7Jours n°2703, page 134)
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Le Parisien

" Florent-Emilio Siri et son scénariste Julien Rappeneau ont réalisé un impressionnant travail, n’évitant aucun des aspects de la personnalité du chanteur survolté. "
Pierre Vavasseur (article entier disponible dans Le Parisien du 14/03/2012)
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20 Minutes

" L'itinéraire d'enfant gâté de cet artiste visionnaire et torturé ne prend ni la forme d'une hagiographie, ni celle d'un portrait à charge. On est bluffé par ses prestations scéniques, mais plus épaté encore par le coup d'œil dans les coulisses et dans la vie de l'artiste. "
Caroline Vié et Joël Métreau (article entier disponible dans 20 Minutes du 14/03/2012)
Notes de Tournage...
Le réalisateur français Florent Emilio Siri ( L'Ennemi Intime) mettra en scène à partir du printemps prochain le film consacré à la vie du chanteur Claude François, Cloclo, annonce le magazine spécialisé Le film français dans son édition du vendredi 3 décembre. Le cinéaste derrière les films d'action Nid De Guêpes ou Otage dirigera Jérémie Renier ( Potiche), engagé dans le rôle-titre. Entretien avec Florent-Emilio SiriQuand avez-vous entendu parler de ce projet pour la première fois ?
Quand vous êtes réalisateur, vous passez votre temps à chercher des sujets qui résonnent en vous. Et puis, des fois, un sujet vient à vous, s’impose à vous, que vous n’imaginiez pas. Cela faisait un certain nombre d’années que je croisais les producteurs, Cyril Colbeau-justin et Jean-baptiste Dupont, et que nous avions envie de travailler ensemble. Ils me proposaient des films et on en discutait... Un jour, ils me parlent du projet Cloclo, en m’engageant notamment à commencer par regarder un documentaire étonnant sur Claude François. Je pense que, ce qu’il y a d’important pour un réalisateur, c’est d’avoir quelque chose à dire de personnel dans les films et d’avoir une manière à soi de dire les choses. J’ai donc essayé, dans un premier temps, de me rappeler les souvenirs que j’avais de Claude François. Et il faut bien dire que ça correspondait pas mal aux clichés de tout le monde : le «chanteur à minettes», son côté superficiel et kitsch, les paillettes... Par contre, j’ai un souvenir d’enfance qui m’avait marqué : je devais avoir 10 ans, j’étais très amoureux d’une fille et très malheureux car elle ne faisait pas attention à moi ; et je me revois en train de m’asseoir sur le rebord d’un trottoir, les yeux mouillés, avec en tête la chanson «Je suis le mal aimé». Plus je fredonnais et plus j’étais ému. Et puis, en repensant à tout ça, je me suis rendu compte que, comme beaucoup de gens, je connaissais énormément de chansons de Claude François, quand bien même je n’avais jamais acheté un seul de ses disques. Enfin, la vraie révélation, ça a été de regarder ce fameux documentaire sur Claude François : là, j’ai découvert sa vie et surtout un véritable personnage de cinéma, avec un destin incroyable, une figure bourrée de contradictions, foudroyée jeune et très éloignée des clichés dont je parlais. Et je pense que les personnages de cinéma les plus intéressants sont ceux qui sont contradictoires. J’ai découvert que Claude François, on pouvait autant l’aimer que le détester, mais qu’il y avait toujours une raison à cela. Par exemple, mon film précédent, L'Ennemi Intime, montrait un personnage qui était contre la torture et qui se retrouvait finalement à torturer des gens. Enfin, la modernité de Claude François et son côté visionnaire m’ont également attiré. C’était un précurseur à plein de niveaux : il a été le premier à créer un fan-club, à imposer des gens de couleur à la télévision française... Aujourd’hui encore, dans la chanson française, il n’y a pas d’autre personnalité qui puisse revendiquer une palette de talents aussi large, avec son côté showman à l’américaine, l’homme aux 40 tubes, qui sait chanter, danser, qui produit sa musique comme celle d’autres artistes, qui est patron de presse, photographe de charme, qui dirige un magazine chargé de faire sa propre publicité, etc. Entretien avec Jérémie RenierVous avez été une des premières personnes impliquées dans un projet de biopic sur Claude François...
En effet, on est venu me chercher une première fois il y a 13 ans, pour un projet qui n’avait pas grand chose à voir avec le film actuel. Quelques années plus tard, le producteur Cyril Colbeau-justin m’appelle, me dit qu’il a envie de mettre sur pied un biopic sur Claude François et qu’il désire me rencontrer. C’était il y a environ 3 ans. Cyril en a parle à Julien Rappeneau ainsi qu’à Florent-Emilio Siri. Ils avaient envie de travailler ensemble et pendant environ un an et demi, ils se sont attelés au développement du projet. Ils m’ont remis une première mouture du scénario qui explorait tous les aspects du personnage qu’était Claude François, son immense popularité mais aussi sa part d’ombre et de mystère. C’est cette approche de l’homme et pas uniquement de l’artiste qui m’a séduit. Il était facile d’avoir des doutes sur un tel film : Claude François, ce n’est ni Edith Piaf, ni Jacques Brel. C’est avant tout un personnage public avec un côté très populaire, que l’on adore ou que l’on déteste. Mais le regard que porte le film sur lui rassemble car il s’agit aussi de l’histoire d’un homme et très vite, les préjugés s’effondrent pour faire place à l’étonnement voire à un certain respect... Entretien avec Julien RappeneauComment définiriez-vous le personnage de Claude François ?
Impossible de le faire en un mot. C’était un artiste ultra-perfectionniste, travailleur acharné, décidé à aller en permanence de l’avant, une vraie bête de scène passionnée depuis toujours par la musique, un chanteur doté aussi d’un grand sens du marketing. L’homme était par ailleurs pétri de contradictions, à la fois autoritaire, colérique, agaçant, attachant et profondément fragile. Souvent en proie au doute, craignant en permanence de tout perdre, en quête perpétuelle d’amour. Enfin, je dirais que c’est quelqu’un qui a beaucoup travaillé à construire son personnage public. Ce personnage était proche de ce qu’il était intimement, mais était également le fruit de sa réflexion sur ce qu’il pensait devoir être : une star de la chanson. Il y a une phrase dans le film que j’aime bien et qui me semble dire beaucoup. Son chauffeur demande à Claude François pourquoi il court tout le temps pour aller à sa voiture. Et le chanteur lui répond : «Imagine si les gens me voient glander dans la rue, s’ils voient que je suis comme tout le monde. Il est où le rêve, là ?...». Claude François voulait offrir du rêve à son public, et pour ça, il se voulait toujours star, toujours impeccable, toujours maître de son image. Et ce, à peu de choses près, tous les jours de l’année du matin jusqu’au soir. Forcément ça a eu une influence sur sa vie. Entretien avec Claude François Jr et Marc FrançoisComment s’est passée la prise de contact avec les producteurs ?
Le premier contact était indirect. En mars 2008, Julie, une des dernières clodettes, est venue nous voir à l’occasion d’un pot des anciens que nous organisions, elle nous a dit «vous savez que mon gendre est dans le cinéma et je ne serais pas étonnée qu’il vous contacte prochainement... Mais chut je ne vous ai rien dit.» Donc, quelques semaines plus tard, quand Cyril Colbeau-justin, le gendre en question, nous a contactés, nous avons répondu à son invitation avec l’air le plus étonné du monde. L’idée de Cyril et de son associé Jean-baptiste Dupont était, dès le départ, basée sur le fait qu’il y avait, dans l’histoire de notre père, un destin exceptionnel, une forte personnalité et un pan de sa vie assez méconnu du grand public, qui contenait le potentiel pour faire un grand film de cinéma à la manière de RAY. Ils nous ont convaincus en nous proposant de développer le projet à leurs côtés. Par ailleurs, nous connaissions un peu leurs parcours depuis 36, Quai Des Orfèvres, que nous avions adoré, et cette perspective de collaboration avec cette nouvelle génération du cinéma français était assez excitante. |
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