Un film de
Scott Hicks, avec
Anthony Hopkins,
Anton Yelchin,
Hope Davis, Mika Boorem et
David Morse.
SYNOPSIS
Bobby Garfield revient dans sa ville natale de Harwich, dans le Connecticut, pour les funérailles d'un de ses amis d'enfance. Près de cinquante ans ont passé, mais les souvenirs sont toujours présents.
En 1960, son père est décédé six années plus tôt, laissant sa mère sans argent. Celle-ci passe le plus clair de son temps avec Don Biderman, un agent immobilier.
Un jour, Ted Brautigan, un vieil homme énigmatique, emménage dans l'appartement du haut. Celui-ci fait bientôt appel aux services de Bobby : il a besoin qu'on lui lise le journal et qu'on surveille les alentours. Des hommes louches en manteau jaune rôdent dans les parages et voudraient s'en prendre à lui. Au fil de leurs conversations, Ted dévoile à Bobby un don qui changera à tout jamais sa perception du monde.
L'AVIS DE LA REDACTION
Dans l’Amérique des années 60, Bobby Garfield, un jeune garçon de onze ans, trouve en Ted Brautigan l’affection paternelle qui lui manquait. Une amitié très forte les lie rapidement. Invoquant une vue défaillante, Brautigan propose à l’enfant de lui lire le journal contre un dollar par jour. En plus de ce
petit job, il demande également à Bobby de le prévenir de la venue de certains individus
"méprisables, impitoyables et dangereux" qu’il dit être à sa poursuite… L’enfant découvre au même moment que son nouvel ami possède des facultés paranormales.
Adapté d’un roman de Stephen King, Cœurs Perdus présente plusieurs références à Stand By me, avec un même thème, la découverte de la vie à travers les yeux d’un jeune garçon, à la frontière entre l’enfance et l’âge adulte. L’ambiance très nostalgique crée par la mise en scène, les décors et la lumière rappelle elle aussi le film de Rob Reiner.
Scott Hicks réussit à maintenir tout au long du film une tension, un doute : qui sont ces hommes de l’ombre dont Ted Brautigan (
Anthony Hopkins) se méfie tant…. Extra-terrestres… tueurs en séries… agents secrets… terroristes… Une ombre mystérieuse plane sur toute l’histoire, remarquablement portée par
Anthony Hopkins et
Anton Yelchin.
Amélie Chauvet
NOTES DE PRODUCTION
CŒURS PERDUS EN ATLANTIDE est l'histoire d'un jeune garçon et de sa rencontre avec un mystérieux étranger qui chagera à jamais le cours de sa vie. Le film s'ouvre au présent, lorsque le photographe Bobby Garfield (
David Morse) se rend dans sa ville natale pour l'enterrement de son meilleur copain d'enfance, Sully-John.
Scott Hicks (réalisateur) :
"Bobby se remémore ce lointain été où il franchit le cap de l'adolescence, ces semaines magiques où l'amitié de Ted Brautigan (Anthony Hopkins) fit de lui un adulte."
Le photographe ne résiste pas à l'envie de revoir la maison de son enfance, laissée à l'abandon. A travers la fenêtre d'où il guettait l'arrivée de sa copine Carol Gerber (Mika Boorem), il voit ressurgir son passé…
Le jour de ses onze ans, Bobby (
Anton Yelchin) reçoit de sa mère (
Hope Davis) une carte d'inscription à la bibliothèque locale, en lieu et place de la bicyclette qu'il convoitait.
Hope Davis :
"Liz est une femme égocentrique, amère, que la vie n'a pas gâtée. Dans les années cinquante, les mères qui élevaient seules leurs enfants étaient une rareté : on n'en comptait pas plus de 2 % dans sa tranche d'âge. Liz fait de son mieux pour améliorer son quotidien, et considère Bobby comme un fardeau, un frein à ses ambitions."
LE TOURNAGE
Publié en 1999, le recueil de Stephen King "Hearts in Atlantis" trouva rapidement preneur chez Castle Rock Entertainment, qui entretient depuis quinze ans une fructueuse collaboration avec l'auteur et a déjà produit
Stand By Me,
Misery,
Les Evades et
La Ligne Verte.
Le romancier et scénariste William Goldman (
BUTCH CASSIDY,
Les Hommes Du President), qui avait déjà adapter
Misery, signa pour CŒURS PERDUS EN ATLANTIDE sitôt après avoir lu ce nouvel opus, regroupant quatre courts romans et une nouvelle.
William Goldman :
"J'ai été profondément ému par ce livre. J'aime spécialement King lorsqu'il traite de l'humain, y compris dans ses aspects les plus terrifiants. Les destinées de Bobby, Carol et Ted sont ce qui me touche le plus dans ce récit, brillamment écrit."
Golman retint pour le film le premier et plus long des quatre romans : "Low Men In Yellow Coats", et la nouvelle qui conclut le recueil : "Heavenly Shades of Night Are Falling" (ainsi titrée en hommage à la chanson des Platters "Twillight Time", que l'on retrouvera dans la BO du film).
Scott Hicks :
"Le livre de King a une résonnance universelle. Nous avons fait de notre mieux pour traduire cette fiction en images, mais c'est d'abord l'histoire qui m'a parlé et ému. J'ai été tellement touché par les relations de Bobby avec Ted, Liz et ses amis d'enfance Carol et Sully-John. Elles sont si intenses, si personnelles, qu'on ne peut s'empêcher de penser que Stephen King y a investi une part de ses prores expériences."
Scott Hicks (REALISATEUR)
Scott Hicks s'est révélé en 1996 avec
Shine, succès international qui cumula sept nominations à l'Oscar (dont celui du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario original), cinq citations au Golden Globe, une nomination de la Directors Guild of America, une citation au National Board of Review au titre de meilleur film.
Lauréat de 9 Australian Film Awards – dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur -,
Shine a rapporté à Geoffrey Rish l'Oscar du meilleur acteur.
FICHE TECHNIQUE
Réalisateur :
Scott Hicks
Scénariste : WILLIAM GOLDMAN
Ecrivain : STEPHEN KING
FICHE ARTISTIQUE
Anthony Hopkins
Hope Davis
David Morse
Anton Yelchin
Mika Boorem
Alan Tudyk
Celia Weston
Adam LeFevre
L’AVIS DE LA PRESSE :
Première :
" Si vous aimez "Stanb by me" et "le sixième sens"
(article entier disponible dans
Première) n°299, page 32)
Studio :
" Adaptation mièvre de Stephen King "
(article entier disponible dans Studio Magasine n°174, page 34)