1992. Colombie. Cataleya, 9 ans, assiste au meurtre de ses parents. Echappant de justesse au massacre, elle se réfugie aux Etats-Unis, chez son oncle Emilio, un gangster… 15 ans plus tard, elle travaille pour lui comme tueuse à gages. Elle signe ses meurtres d’une orchidée dessinée sur le torse de ses victimes : un message à l’intention des assassins de ses parents. Car Cataleya est bien décidée à aller jusqu’au bout de sa vengeance… quitte à perdre tous ceux qu’elle aime.
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Les avis sur le film Colombiana
Critiques : Colombiana
Première
" Olivier Megaton ne s'interdit aucun plaisir coupable et emballe un pur divertissement estival à l'ancienne qui, s'il n'a peut être pas inventé la poudre, sait sacrément bien la faire parler. "
M. C. (article entier disponible dans Première n°413, page 38)
20 Minutes
"Les bonnes fées Nikita et Léon se sont penchées sur une suite de péripéties riches en adrénaline et en fusillades. On se régale à condition d’accepter que la vengeance est un plat qui se mange chaud et épicé."
C. V. (article entier disponible dans 20 Minutes du 10/08/2011)
TéléCinéObs
" Ce film cultive un lointain cousinage avec Nikita, à cela près que les sentiments s'y trouvent réduits à la portion congrue, au profit d'une succession quasi ininterrompue de scènes d'action rehaussées par la présence de la sculpturale Zoe Saldana. "
J.-P.G. (article entier disponible dans TéléCinéObs n°2436, page 15)
Studio CinéLive
"L’écurie Besson et son cinéma standardisé poursuivent leur chemin avec l’aveuglement d’une machine sûre d’elle-même et de ses intentions (bonnes ou mauvaises)."
T. B. (article entier disponible dans Studio CinéLive n°29, page 31)
Télé 7 jours
"(…) thriller musclé et 100 % efficace, sur lequel plane l’ombre de Nikita et Léon, de Luc Besson, ici au scénario."
J. B. (article entier disponible dans Télé7Jours n°2670, page 122)
Bonus DVD :
- Making of
- Commentaire audio du réalisateur
- Autour de Zoe Saldana
- Le travail de Olivier Megaton
- Court-métrage : Dear Father, avec Vincent Cassel, Monica Bellucci
Bonus Blu-Ray :
- Making of
- Commentaire audio et vidéo du réalisateur
- Autour de Zoe Saldana
- Le travail de Olivier Megaton
- 2 courts-métrages de Olivier Megaton : Angie, No happy end.
- Galeries de Storyboards
« Cela doit faire une dizaine d’années que Luc Besson me parle régulièrement de son désir de donner une suite à Léon, révèle Olivier Megaton. Le projet ne s’est jamais concrétisé mais il a conservé cette idée d’un film d’action avec un héros au féminin et il l’a laissée mûrir jusqu’à Colombiana. » Luc a approché Olivier en novembre 2009 avec ce scénario qu’il a coécrit avec Robert Mark Kamen, son complice depuis Le Cinquième Element. Colombiana raconte l’histoire de Cataleya, une jeune femme avec un désir de vengeance chevillé au corps depuis l’assassinat de ses parents. Son oncle, Emilio, l’a formée pour être une tueuse à gages et son seul objectif est de trouver et d’abattre les meurtriers de sa famille. « De mon côté, j’avais envie de faire un film d’action à la Jason Bourne mais avec une héroïne, continue Olivier. J’avais envie de faire un film plus sérieux et moins cartoonesque que Le Transporteur 3. Colombiana était donc idéal. C’est une sorte d’hommage à NIKITA et Léon. Je voulais explorer et pousser à l’extrême la psychologie du personnage principal. »
Luc Besson et Robert Mark Kamen ont en effet inventé non pas un mais plusieurs. Deux vont ainsi mettre en danger Cataleya physiquement en la traquant pour l’éliminer et un va la mettre en danger moralement en la traquant pour la confronter à ses actes criminels, sa réalité présente et passée. Don Luis et Marco, le chef du cartel de la drogue et son premier lieutenant, sont tous deux à l’origine de la mort des parents de Cataleya. « Don Luis est un personnage un peu ringard, admet Olivier. Il fume de mauvais cigares, boit du mauvais cognac et écoute de mauvais opéras. Je l’ai voulu ainsi pour parodier l’image du méchant que l’on trouvait dans les films d’action des années 1970. Dans Colombiana, Don Luis a l’étiquette du super méchant mais ce n’est pas de lui qu’émane le véritable danger. » Marco est en effet celui par qui le péril et le malheur arrivent. Il est le bras armé de Don Luis. Un pur psychopathe. Même s’il n’en a pas l’air. Dès les premières scènes, l’acteur Jordi Mollá est plus dans la douceur et la finesse que dans l’action quand il interprète Marco. Face à la jeune Cataleya, juste après le meurtre de ses parents qu’il a orchestré, juste après cette explosion de violence, il lui parle posément et la console avec des paroles rassurantes pour mieux l’enjôler. Sa vraie nature resurgit cependant quand Cataleya s’échappe. Tuer une enfant ne semble alors pas lui poser de dilemme particulier. Par la suite, il ne sera plus nécessaire de montrer Marco avec une arme pour qu’il exprime le danger, il l’incarne.
Cataleya reste une tueuse en série qui a 23 meurtres à son actif. Et l’hécatombe n’est pas finie. « Il n’y a aucune logique morale dans notre histoire, reconnaît Olivier. Notre défi était donc de faire en sorte que Cataleya conserve son capital de sympathie. C’est quand même assez pervers de faire qu’un homme soit dévoré par ses propres requins ! Les comédiens et moi avons donc réglé chaque victime de Cataleya en fonction du personnage de Zoe afin de la rendre plus touchante ». Rééquilibrer ce personnage a été un combat de chaque instant et la clef résidait en partie dans le traitement de l’assassinat de ses parents. « Je ne voulais pas de flashbacks rapides de la petite Cataleya qui nous donneraient des indices ici et là sur sa personnalité. On a préféré développer le personnage de la petite fille et on l’a rendue la plus émouvante possible.
Colombiana est un film d’action avec des courses-poursuites à pied ou en voiture, des fusillades et un bon lot d’explosions, notamment pour la séquence finale de la destruction de l’hacienda de Don Luis. « La scène de fin est inouïe, sourit Olivier. Elle commence avec Cataleya armée d’un lance-roquette ! » Mais en dépit de tous les obstacles mortels qu’elle rencontre, Olivier estime encore que Cataleya ne fait jamais vraiment face à un réel danger physique car elle a toujours une arme pour se défendre. « Il me fallait un combat au corps à corps, continue Olivier, comme Jason Bourne nous a réappris à l’apprécier. » Alain Figlarz et lui inventent alors un combat à mains nues entre Cataleya et Marco dans une salle de bain exiguë. Enfin, presque à mains nues car les deux ennemis trouveront vite comment utiliser les serviettes de toilette et les brosses à dents du décor. « Je voulais qu’Alain invente quelque chose avec les accessoires présents dans le décor, souligne Olivier, comme il l’avait fait dans La Mémoire Dans La Peau, quand Jason Bourne utilise un simple stylo comme une arme mortelle. Je voulais aussi un combat brutal, organique et non pas un combat super chorégraphié qui ne serait pas réaliste ni pour les personnages ni pour notre monde actuel. » Zoe s’est entraînée pendant deux mois avec Alain et elle assure le combat à 98%, ce qui donne une crédibilité encore plus forte au personnage. Jordi a travaillé de son côté, en Espagne, avec sa doublure. « Je ne suis pas fait pour l’action, prévient Jordi. Je me blesse d’ailleurs assez facilement. » « Zoe était très entraînée, Jordi beaucoup moins, remarque Olivier. Ce dernier a réussi beaucoup de choses dans ce combat mais il restait limité physiquement. J’ai vraiment été jusqu’au bout de l’endurance des deux acteurs et leur épuisement se sent dans le combat et l’enrichit. » « Zoe s’est entraînée avec un cascadeur et elle a été habituée à frapper en sachant que son adversaire pouvait encaisser, continue Jordi. C’est loin d’être mon cas. Je lui ai donc demandé de bien retenir ses coups mais elle m’a quand même touché une ou deux fois par accident. Je ne sais pas si de mon côté je lui ai fait mal. Je l’espère. (rires) »
Le film a été tourné entre août et novembre 2010, principalement dans cinq villes : Paris, Chicago, Miami, la Nouvelle Orléans et Mexico. Olivier a donc dû travailler avec cinq équipes différentes, gravitant autour d’un noyau français d’une quinzaine de personnes qui permettait au film de conserver à la fois une logique et une continuité. « Aux Etats-Unis, les équipes sont tout de suite plus lourdes, affirme Olivier. Les Américains n’ont pas ce concept de passer rapidement d’un plateau à un autre. Avec eux, toute l’équipe doit bouger en même temps. Avec les équipes mexicaines, on n’était pas dans les automatismes mais plutôt dans l’expectative. Et à chaque problème technique, on devait passer en mode MacGyver pour ne pas perdre de temps. Je devais tirer le maximum de chacune de ces équipes mais c’est toujours compliqué de motiver les gens quand on ne travaille que trois jours ou une semaine avec eux. On a fini par y arriver ! »