Résumé du film Coluche, l'histoire d'un mecAutomne 1980.
Voilà plus de deux ans que Coluche triomphe tous les soirs au Gymnase, et que ses histoires circulent des cours de récré aux bancs des universités en passant par les usines, les cafés, les salons ou les prisons. Comme un fil invisible qui se faufilerait à travers le fameux tissu social. L’ex-petite frappe de Montrouge fait rire un peu tout le monde, les opprimés de leurs oppresseurs, et certains des oppresseurs d’eux-mêmes. On peut exploiter le pauvre monde et aimer rire.
Après s’être fait virer de Radio Monte-Carlo pour crime, il est vrai assez tentant, de lèse-majesté, l’idée lui vient, soufflée par Romain Goupil, que, finalement, la seule tribune où personne ne pourra le censurer, c’est celle du candidat aux élections à venir. Élections dont on attend beaucoup, le principe d’alternance, capital pour une démocratie, n’ayant pas été appliqué depuis vingt-trois ans que la droite est au pouvoir. Encouragé par sa bande, puis rapidement par le public, Coluche se lance dans cette folle entreprise, avec une inconscience proportionnelle à son sens de la liberté, sans se douter de ce qui l’attend au tournant, si l’on peut dire.
Durant les quelques mois que va durer cette aventure, il va se frotter non seulement à la realpolitik la plus abrupte, mais aussi et surtout à lui-même, ou plutôt à une part de lui-même dont il ne soupçonnait peut-être pas l’existence. Voilà une histoire qui va agir comme le révélateur d’une société, et d’un homme que l’on avait trop vite fait de résumer à son rôle de bouffon.
C’est donc, tout simplement, l’histoire d’un mec soudainement investi d’une mission sans l’avoir demandé et dont le poids va manquer, de peu, l’écraser.
L’histoire d’une métamorphose.
9 vidéos : Coluche, l'histoire d'un mecGalerie Photos : Coluche, l'histoire d'un mecLes avis sur le film Coluche, l'histoire d'un mec
Le Tapis Rouge d'un mec !A l'occasion de la sortie du très attendu Coluche, l'histoire d'un mec, nous étions sur le Tapis Rouge du film, bondé de journalistes près à dégainer ! Toute l'équipe s'est présentée devant notre caméra pour parler d'un mec, Coluche, et de l'homme, qui aujourd'hui a eu le privilège de le réincarner au Cinéma : François-Xavier Demaison. Tous ont exprimé le manque profond qu'ils éprouvent aujourd'hui après la disparition d'un humoriste qui faisait partie intégrante de leur vie ! L'équipe du film et les personnalités françaises se sont donc mélangées : Léa Drucker, Alexandre Astier, Christophe Dechavanne, Dick Rivers, Samuel Le Bihan, Bruno Solo, et bien sûr Antoine De Caunes, car bien plus qu'un film, un mec était présenté ce soir là ! Et même s'il n'est plus des nôtres, personne ne l'a oublié ! Notre critique : Coluche, l'histoire d'un mec Coluche version brouillon-
Comme Au Cinema

C’est l’histoire d’un mec qui racontait des blagues, un mec en salopette balançant des saloperies avec ses salopiauds, un mec à qui les Petits puissants ne faisaient pas peur et qui préférait s’attacher aux gens qu’on oublie trop facilement.
C’est aussi l’histoire d’un mec qui cramait la vie par les deux bouts – trop pressé de vivre – et qui mangeait, buvait, fumait, jurait et forniquait à mille à l’heure.
Et puis c’est l’histoire d’un mec qui marqua les esprits et dont le souvenir est, aujourd’hui, chéri par (presque) tous.
Cette histoire, c’est celle de Coluche et c’est également celle qu’ Antoine De Caunes essaie de nous conter. Après tout, tout est là : un scénario dense (une folle année de vie), un acteur dont la ressemblance physique et gestuelle est parfois confondante et une période historique qui ne demande qu’à être secouée par les trublions qu’elle s’évertuait à étouffer (à quand un nouvel héritier d’ Hara Kiri pour grossir les rangs d’un Charlie Hebdo ?).
Oui, tout est là.
Malheureusement, le film, chronologique (dans les faits) et progressif (dans les émotions) ne décolle – paradoxalement – jamais vraiment. Acquis d’avance, le spectateur y plonge pourtant de bon cœur… avant de s’embourber dans un montage elliptique parfois terne (même les passages "bigarrés" sentent la poussière) et, surtout, une galerie impressionnante de seconds rôles pas ou peu exploités. Ah ça oui, tout le monde y est sur la photo de classe ! Une exhaustivité qui va rapidement plomber le film.
Volontaire, on essaie toujours de s’accrocher : même pas besoin de gratter le vernis, de Caunes s’en charge pour nous, et esquisse un homme blessé, menacé, coincé entre ses blagues (la campagne présidentielle) et leurs conséquences (les menaces, la solitude…) et engoncé dans un rôle d’amuseur public sauveur de la patrie.
Mais rien n’y fait, ça ne prend pas. Le temps s’allonge et l’intérêt se fait la malle…
Le cul entre deux chaises (voulant à la fois échapper à l’hagiographie pure et à l’effondrement d’un mythe), de Caunes – étouffé par son sujet – ne semble savoir dans quelle direction nous emmener. Le film fonctionne alors à deux vitesses et c’est finalement l’histoire d’un mec qui voulait nous raconter une vie peut-être trop grande pour lui.
Eléonore Guerra
Critiques : Coluche, l'histoire d'un mec -
A nous Paris

" Et même si l’on peut reprocher au film l’aspect morcelé de sa narration, (…), l’âme du personnage, la force de la reconstitution, et surtout l’incroyable mimétisme de François-xavier Demaison finissent de nous convaincre. "
Fabien Menguy (article entier disponible dans A Nous Paris du 10/10/2008)
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Le Point

" Antoine De Caunes, plutôt que d'embrasser toute une vie a eu la bonne idée de zoomer. L'histoire d'un mec en est le sous-titre et, malgré quelques modifications, l'histoire est là (...) "
Lorrain François-Guillaume (article entier disponible dans Le Point n°1882, page 151)
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Télé7Jours

Télé7Jours
" Absolument bluffant, François-xavier Demaison l’incarne sans l’imiter (…) sa performance est de celles que vous n’êtes pas près d’oublier. "
Julien Barcillon (article entier disponible dans Télé7Jours n°2525, page 130)
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Le Journal du Dimanche

" Demaison à cet instant c’est un petit De Niro période Raging Bull , à qui il manque qu’Antoine De Caunes soit un petit peu plus Scorsese pour finir de le magnifier. "
Carlos Gomez (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 12/octobre/2008)
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Télérama

" Plutôt qu'une hagiographie de plus (La Môme, Sagan), c'est la chronique d'une époque. "
Guichard Louis (article entier disponible dans Télérama n°3066, page 49)
Caractéristiques du DVDImage : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 2.35
Son : Dolby Digital 5.1/2.0 Français
Sous-titres : Français pour sourds et malentendants
Bonus :
- Making of
- Scènes inédites commentées par Antoine De Caunes
- Bande-annonce
- Galerie Photos Entretien avec Antoine de CaunesCommençons par parler de Coluche. Vous le connaissiez ? Quand l’avez-vous rencontré pour la première fois ?
AdC : Je l’ai vu sur scène au Gymnase. Je suis allé deux fois à des fêtes chez lui rue Gazan (si bien décrites par Desproges dans une de ses chroniques) et un peu plus tard je l’ai invité aux Enfants du rock. On s’était retrouvés au studio Ramsès, avec les musiciens du groupe Odeurs et Ramon Pipin, qui a signé la musique du film. Coluche avait chanté deux rocks et l’on avait enchaîné sur une interview autour d’un énorme pétard qu’il fumait en me vantant les mérites des herbes de Provence ! Donc je peux dire que j’ai approché Coluche, et dans de bonnes conditions, mais ce n’est pas quelqu’un que j’ai intimement connu. Autant j’étais très pote avec Desproges, autant je ne l’ai connu, lui, que d’une manière que je qualifierais de joyeusement mondaine. Entretien avec François-Xavier DemaisonQuel souvenir gardez-vous de la soirée où Antoine De Caunes est venu vous voir au théâtre et vous a proposé d’être son Coluche ?
Déjà je savais qu’il assistait à la représentation. Après quoi il est venu me voir et il m’a dit : «Il faut qu’on se parle.» Et il m’a annoncé ça, comme ça, dans un bar. J’ai été écrasé par la proposition. J’ai été effrayé, mais c’était une proposition que je ne pouvais pas refuser. Entretien avec Edouard de Vésinne et Thomas Anargyros, ProducteurComment est née l’idée de ce film sur Coluche ?
C’était il y a quatre ans. C’était au cours d’une discussion informelle comme il y en a parfois entre amis. On échangeait des idées et l’un de nous a dit : «L’histoire de Coluche ferait un film magnifique.» Ça a été une sorte de choc, une évidence, Coluche étant un personnage plus grand que nature, dont la trajectoire a été fulgurante, qui a touché à la fois au spectacle, à la politique, au cinéma... Il a eu une vie très intense, beaucoup trop brève (il est mort très jeune à 42 ans...). Aux États- Unis il y aurait déjà eu plusieurs films sur un personnage comme lui. Mais en France rien. Ça nous a d’ailleurs paru fou qu’il n’y en ait pas encore eu ! |
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