Raconter une histoire n’est pas une chose facile. Surtout si elle a pour but d’être bonne. Alors raconter sa propre histoire…
En se penchant sur le passé douloureux de la famille – et notamment sa relation compliquée avec son paternel,
Marco Carmel tombe dans le piège des souvenirs d’enfance qui baignent l’écran de rires et de larmes, certes, mais qui finissent par empiler une série de cartes postales et instantanés à la manière d’un album photo.
Le diaporama, dans le meilleur des cas, peut être émouvant… comme il peut, à l’inverse, tomber dans la plate chronique quotidienne où le moindre 8/20 prend des allures d’événement mondial.
Pourtant, Comme ton père nous touche. Si les acteurs y sont bien sûr pour beaucoup (
Yaël Abecassis en tête), le parcours atypique (mais vécu par tant de familles immigrées) de sa tribu ne laisse pas indifférent. Malheureusement, il manque au film un souffle, un emballement narratif, comme si Carmel n’osait pas. Et nous, nous voilà bien frustrés de ne pas plus accrocher aux baskets usées du petit Michel.
Eléonore Guerra