« Mon personnage a une expérience de vie qui lui donne un certain recul sur les choses et sur ces histoires de sexe : il ne juge pas, il reste dans la maîtrise de soi, il est blindé. L’enquête qu’il commence au début de l’histoire, dans une certaine routine, se révèlera, peu à peu, libératrice pour lui. Il va projeter ses propres manques sur ces adolescents, et être touché par eux. Puis il va se mettre en quête, à tout prix, de vouloir sauver cette fille, Rebecca. C’est un personnage qui se donne toujours le temps de la réflexion, qui est en accord avec la loi mais qui a aussi cette conviction que la vie est bien plus complexe. Cette humanité de Cagan pour l’héroïne se retrouvait sur le plateau, entre
Nina Meurisse et moi. Elle était si investie dans son rôle, si présente, que nous nous complétions.