On connaît tous des histoires de mariages farfelus, complètement
kitsch ou déjantés. Vous savez, des mariés déguisés en Elvis, des noces sous-marines ou à dos d’éléphant ! On connaît également la folie furieuse que le public voue aux émissions de télé-réalité. Qu’il s’agisse de retaper une maison, d’apprendre à chanter ou de ruiner son couple, … l’engouement n’est plus à prouver.
Que se passerait-il alors si on s’amusait à combiner les deux tendances, si on plongeait nos allumés de la pièce montée dans l’arène du cirque ? Cela donnerait certainement
Confetti. Prenez trois couples (un attachant, un fêlé de sport et un marginalo-poétique) en lice pour le prix du « Mariage le plus Original », associez-les à un tandem d’organisateurs de mariage très ga(y)i, ajoutez-y un soupçon de seconds rôles au vinaigre et placez le tout devant l’œil impitoyable de la caméra.
Deuxième long-métrage d’une transfuge du petit écran,
Confetti ne brille certes pas énormément par son originalité ou sa rigueur formelle. Toutefois, il faut avouer que le film réussit à (se) jouer de rouages de la télé-réalité grâce, notamment, à la grande part laissée à l’improvisation des acteurs. Tout cela est par moments un peu fouillis, mais il en ressort néanmoins une excitation générale assez rafraîchissante. Le casting – très juste – y est d’ailleurs pour beaucoup. De plus, même si cela reste somme toute sans grande prétention, le film de
Debbie Isitt possède ce qu’il faut d’audace pour nous faire adhérer. On finit alors par beaucoup s’amuser devant cette succession de saynètes savoureuses.
Ce n’est peut-être pas la comédie de l’année, mais certainement celle d’une après-midi ciné sympa… Et c’est tout aussi agréable.
Eléonore Guerra