Résumé du film Contre enquêteMalinowski, Capitaine à la Crim a l’habitude d’être confronté aux faits-divers les plus durs. Mais lorsque sa propre fille est assassinée, tout bascule. Bouleversés par sa détresse, ses collègues mènent l’enquête au pas de charge et un suspect est bientôt arrêté, puis condamné. Du fond de sa cellule, celui que tout semble accuser clame son innocence et décide d’écrire à Malinowski. Et s’il était innocent ? Face à la douleur du père qui a obtenu justice, le doute du flic s’installe peu à peu. Pour Malinowski, une contre-enquête solitaire commence… 5 vidéos : Contre enquêteGalerie Photos : Contre enquêteLes avis sur le film Contre enquête
Notre critique : Contre enquête Un polar sincère… ça faisait longtemps !-
Comme Au Cinema

Malgré quelques tentatives de revivals, il faut avouer que le polar est devenu une denrée rare dans le cinéma français : trop frileux, trop peu crédible… comme si le 7ème art tricolore – par manque de Robert De Niro dans ses poches ? - ne parvenait plus à donner corps à l’uniforme. D’où le succès paradoxal de comédies potaches mettant en scène un certain taxi blanc.
Un premier film d’un ancien flic (co-scénariste ponctuel du « Commissaire Moulin » et scénariste du sombre 36, Quai Des Orfèvres), un sujet épineux de tueur pédophile et un capitaine de la Crim’ touché de plein fouet… En pleine disette policière, Contre-Enquête présente quelques sérieux atouts pour nous sortir de notre torpeur. Mieux : exit les vieux briscards du genre (Jean Reno and Co.) et bienvenue aux valeurs montantes. Un Jean Dujardin - décidemment cruellement sous-exploité - dans la peau du flic brisé face à un Laurent Lucas tout simplement glaçant.
Une intrigue à double-fond, une progression certes classique (du drame initial au twist final), mais plutôt efficace, une palette de gueules de genre (souhaitez ne jamais croiser Laurent Lucas dans une ruelle sombre), etc. Le plat risque d’être bon vu la liste d’ingrédients.
Il n’est pas mauvais... mais aurait pu être bien meilleur avec un peu plus de savoir-faire. Formé à l’école TV, Mancuso tombe parfois dans une mise en scène téléfilmesque et un phrasé « Julie Lescaut ». On n’est pas maso, mais on avoue qu’on aurait peut-être apprécié un peu moins de diction et un peu plus de naturel.
C’est encore un peu maladroit, mais ça mérite franchement d’être surveillé de près.
Eléonore Guerra
Critiques : Contre enquête -
20 Minutes

" Le coscénariste de 36 Quai Des Orfèvres signe un polar invraisemblable qui fait l’apologie de la justice sommaire. "
(Article entier disponible sur le site de 20 Minutes).
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Metro

" Chacun joue sa partition avec application jusqu’au dénouement inattendu, abandonnant le spectateur avec ses doutes et ses contradictions. Un coup d’essai réussi. "
J. V. (article entier disponible sur le site de Metro).
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Le Monde

" Après avoir tiré les coïncidences par les cheveux pour amener policier et assassin jusqu’à la confrontation finale, le film se termine par un retournement de situation qui relève du scalp. "
Thomas Sotinel (article entier disponible sur le site du Monde)
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VSD

" Virage dramatique réussit pour Jean Dujardin, au service, hélas, d’une morale répugnante."
(article entier disponible dans VSD n°1541, page 64)
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Libération

" Aussi peu réaliste que morale, l'intrigue hésite à s'installer (enquête), monter (contre-enquête) et descendre (fin), payant évidemment assez cher le rapprochement obligé avec OSS 117 nid d'espions, fleuron de notre agent Dujardin."
Bayon (article entier disponible sur le site www.liberation.fr)
Caractéristiques du DVDImage :2 DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 - Format 2.35
Son : Français 5.1 et 2.0
Bonus :
- "Dans les yeux d'un flic" reportage sur la préparation de l'équipe du film par les membresde la Crim'
- Interview du réalisateur Franck Mancuso
- Scènes coupées
- Film Annonce
- les métiers de la police : galerie interactive
- Galerie photo animée et sonorisée Notes Techniques| Son | Image | Packaging | Menu | Bonus |
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| 3/5 | 3/5 | 3/5 | 3/5 | 5/5 |
Franck Mancuso parle de Contre EnquêteJ’ai été flic pendant vingt ans à la Police Judiciaire – Brigade des Stupéfiants, Division Nationale Anti-Terroriste et Office Central de Répression du Banditisme. Après deux décennies de bons et loyaux services, j’ai quitté la police avec quelques histoires en magasin. Je suis venu au cinéma par hasard. En 1990, alors que je travaillais au Quai des Orfèvres, l’équipe de « Commissaire Moulin » tournait dans nos locaux. De rencontres en suggestions, je suis devenu consultant. Au fil des mois, mon implication était de plus en plus grande, et on m’a proposé d’aller plus loin en travaillant directement sur la création des histoires. Le premier épisode que j’ai coécrit s’intitulait « Les Zombies », et s’inspirait directement du groupe auquel j’appartenais. J’écrivais un ou deux épisodes par an parce que cela me plaisait. Même si cela me permettait de sortir de mon milieu « poulet », je n’avais pas l’intention d’en faire mon métier et encore moins de réaliser. Malinowski par Jean DujardinJ’ai d’abord découvert le scénario. Dès les premières pages, j’ai ressenti une émotion immédiate, puissante, ce qui est assez rare. L’histoire était prenante, touchante et, en tant que comédien, j’y trouvais ce que j’espère toujours en ouvrant un script : la surprise d’un personnage qui m’entraîne ailleurs. Il y a ensuite eu la rencontre avec Franck Mancuso. C’est quelqu’un qui en impose. Quand il parle, on a envie de l’écouter. Il parle de ce qu’il connaît, cela se sent. Il pouvait me faire connaître un milieu dont j’ignore tout. Le métier de l’acteur, c’est de pouvoir tout jouer. Pour moi, ce personnage n’est pas un contreemploi, c’est juste une autre facette. Dans ma petite filmographie, tous les rôles que j’ai pu jouer vont du clair au très sombre. Le rôle de Malinowski ne demandait évidemment pas le même travail que celui de Oss 117. Dans une comédie, on construit un personnage, on lui imagine une voix, une démarche, et le film s’appuie sur lui. Dans Contre-enquete, je suis d’abord au service d’une histoire, et je ne suis pas seul. Le public change de point de vue avec les personnages. 26 juin 2006 - Jean Dujardin et Laurent Lucas s’affrontent sous l’œil de Franck Mancuso
Franck Mancuso, le scénariste de 36, Quai Des Orfèvres passe derrière la caméra pour réaliser le thriller Contre-enquête dont il est également le scénariste.
Contre-enquête, à ne pas confondre avec le film éponyme de l’américain Sidney Lumet, mettra en scène un flic campé par Jean Dujardin (Oss 117, Le Caire, Nid D'Espions) confronté à un meurtrier présumé, interprété par le non moins talentueux Laurent Lucas (Lemming). Agnès Blanchot délaisse provisoirement le petit écran pour se joindre à eux sur le tournage en région parisienne. Habituée des petits rôles dans les séries télévisées policières (La Crim, Julie Lescault…), ce long-métrage lui offre la possibilité de débuter une carrière cinématographique. Espérons que Jean Dujardin, classé au rang des acteurs français les mieux payés, lui donne la recette d’une transition réussie entre le petit et le grand écran. Enfin, même avec un salaire faramineux, l’acteur doit encore faire ses preuves. Après deux comédies devenues cultes, les rôles de surfeur déjanté et d’espion parodié lui collent à la peau. Parviendra-t-il à être crédible auprès du grand public qui n’a guère l’habitude de le voir dans des rôles si sérieux ? Réponse, prochainement dans les salles… |
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