Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85
Son : Dolby Digital 5.1 et DTS Français
Bonus :
- Portrait de Pratt et de Corto
- Commentaire audio de
Pascal Morelli
- Interview de
Pascal Morelli
- Comparatif film / story board
- Galerie photo
- Film annonce
NOTRE AVIS :
Relativement passé inaperçu lors de sa sortie en salles, CORTO MALTESE devrait tirer un meilleur parti de sa diffusion en DVD. S’il est bien un film, en effet, qui mérite d’être revu de nombreuses fois, c’est celui-là. D’une beauté à couper le souffle, tant sur le plan visuel que musical, ce long-métrage d’animation n’est pourtant pas de ceux qui emportent immédiatement l’adhésion. Le récit, emprunt de mysticisme, y est complexe. Les personnages foisonnants, sont ambigus.
D’une lenteur, en outre, presque contemplative, la narration n’est traversée que de rares coups d’éclats. Quant à son érotisme et sa violence, ils finiront d’éloigner définitivement un trop jeune public.
Car bien plus qu’un simple film d’aventure, CORTO MALTESE est, avant tout, une œuvre puissante, chargée de poésie et à l’esthétisme raffinée. Conçu comme un songe, elle sollicite beaucoup du spectateur, de sa sensibilité, de sa culture… Une lecture naïve ou de surface en est donc proscrite. En cela, le support DVD, par ses multiples capacités, devrait permettre une approche plus juste, plus approfondie de l’univers ici dépeint.
Nous évoquerons, d’abord, les précisions historiques et dramaturgiques apportées par les commentaires audio, aussi précieuses pour la compréhension de l’intrigue, que pour l’enrichissement personnel.
Un deuxième DVD n’est d’ailleurs pas trop pour contenir la masse de documents entourant la conception du film : témoignages, storyboard comparé, biographie des personnages, interview d’Hugo Pratt… auxquels s’ajoutent une conférence publique et quelques autres trouvailles à faire parmi les bonus cachés.
Un menu à l’élégance rare et un ingénieux chapitrage sous la forme d’une carte géographique achèvent de hisser ce double DVD à la hauteur de son ambition.
Du beau travail ! Vraiment.
Nicholas Dubreuil