La nuit, dans une rue déserte, la silhouette d’un homme apparaît. Seul. Abandonné. Errant. Se retrouvant face à lui-même… L’image est forte. Elle donne le thème du film : la quête de soi-même. Ce fil rouge nous intrigue. Alors pendant 1h40, on attend… On attend patiemment qu’il se passe quelque chose. Mais les rebondissements sont si prévisibles qu’ils ne nous surprendront que (très) rarement.
Sous forme de road-movie,
Cowboy Angels parle d’identité mais également de communication. Ici, les règles sont inversées. L’enfant est loin d’être buté, c’est même lui qui va rompre la glace et établit dès le début le contact avec Louis. Personnage complexe, ce dernier est incapable d’exprimer ses sentiments jusqu’au jour où il rencontre Pablo. C’est alors que va s’instaurer entre les deux protagonistes une véritable relation père-fils. Un père que Pablo recherche et un fils que Louis n’aura jamais… Chacun va alors aider l’autre à se (re)construire, et leur quête prend ainsi une autre dimension.
On retiendra surtout de Cowboy Angels l’interprétation de Thierry Levaret, saisissant dans le personnage de Louis. Renfermé, sombre, il incarne la solitude même. À ses côtés, le petit
Diego Mestanza est impressionnant. À seulement 10 ans, il fait même de l’ombre à
Thierry Levaret lors de certaines scènes.
Malgré quelques maladresses, le film séduit donc par ses acteurs qui sauvent une réalisation un peu trop brouillonne.
Laurène Guillaume