Cravate Club

    en DVD le 20 Mars 2003
Cravate Club
(France)
Editeur DVD : TF1 Vidéo
Sortie à la Vente en DVD le 20 Mars 2003
Sortie en salles le 03 Juillet 2002

Résumé du film Cravate Club

Adrien et Bernard travaillent dans le même cabinet d'architectes. Amis depuis de longues années, ils ont toujours été honnêtes l'un envers l'autre.
Pourtant, le jour de l'anniversaire de Bernard, Adrien lui annonce qu'il préfère passer la soirée en compagnie de ses autres amis du Cravate Club (un club privé où les membres doivent porter et exposer leurs cravates).
Bernard, déçu puis irrité, laisse exploser sa colère. Une violente dispute éclate entre les deux amis.
Dans leurs petits bureaux, ils vont se livrer à un véritable réglement de comptes...


L’AVIS DE LA REDACTION

Nouvelle adaptation d’une pièce à succès au cinéma, comme l’ont été récemment, UN AIR DE FAMILLE ou encore CUISINE ET DEPENDANCES, CRAVATE CLUB acquiert une dimension tragique encore plus grande à l’écran.
La mise en scène appuyée permet de restituer avec justesse le climat de tension qui naît entre les personnages, la façon dont cette amitié fusionnelle se consume sous nos yeux. Si le couple que Bernard forme avec sa femme Léo se défait dans une quasi-indifférence, d’autant plus perceptible que Léo n’apparaît à aucun moment et n’existe qu’à travers le personnage d’Adrien auprès duquel elle se confie, le couple Bernard et Adrien se déchire dans une espèce de violence à la fois physique et psychologique qui redouble sur le grand écran. Les plans serrés sur les yeux, les gestes ou encore les visages, l’impression d’isolement et d’enfermement amplifiée par la présence des protagonistes à l’écran, avec presque toujours une unité de lieu à savoir le bureau, instaurent un véritable climat d’angoisse. Les personnages sont nuancés, ambivalents presque insaisissables. Tantôt Adrien peut être perçu comme la malheureuse victime de l’obsession et de l’amitié dévorante de Bernard, tantôt il paraît beaucoup plus pervers, calculateur et manipulateur. Il semble savourer le spectacle de la déchéance dans laquelle il a délibérément précipité son ami. Tantôt Bernard adopte un air candide, comme dépassé par son espèce d’entêtement juvénile, tantôt on pourrait le rapprocher d’un véritable psychopathe, prêt à toutes les bassesses, qui n’hésite pas à harceler sa proie. Les interprétations remarquables sont à la hauteur de ces personnages tout en nuances. Ce récit résolument sombre et amère est émaillé de quelques quiproquos et scènes cocasses.
On rit, certes, mais on rit jaune. Car, ce qui est disséqué ici c’est une amitié dans toute son ambiguïté, vénéneuse mélangeant affection profonde, jalousie, fraternité et duplicité.

Mavo RANAIVO


LE DVD :

Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85
Son : Dolby Digital 5.1 et DTS Français

Bonus :
- Teasers
- Making of
- Bêtisier
- Lien Internet


ENTRETIEN AVEC :

Frédéric Jardin : Comment êtes-vous arrivé sur ce projet?
"Il se trouve que je connais bien Fabrice Roger-Lacan, l'auteur de la pièce et Edouard Baer. Ce sont deux bons amis avec lesquels j'ai déjà travaillé. C'est notre troisième film ensemble. Patrick Godeau, le producteur, a eu l'idée de nous réunir sur ce projet. J'avais vu la pièce, et j'étais un peu perplexe car il s'agit quand même de deux types seuls sur scène, face à face. C'était une sorte de défi. Comment filmer deux personnages qui parlent sans arrêt et rendre ça intéressant au cinéma.
Je sentais que derrière le texte très drôle, il y avait quelque chose de plus grave, de plus pervers, d'assez méchant dans leurs rapports qui n'était qu'effleuré au théâtre. C'était cet aspect-là que je voulais pousser au cinéma".

Charles Berling : Travailler avec Edouard, qui est plus sur le registre de l'improvisation, ce n'est pas déstabilisant?
"Si, mais c'est bien d'être déstabilisé et c'est ce qui m'a intéressé dans le projet. Édouard est un partenaire inattendu, naturel. Pas un vieux routier des caméras ou des planches. Du coup, il a une relation à son métier extrêmement enthousiaste. Il a besoin de découvrir, d'être surpris, d'être dans une situation instable. Il ne fonctionne pas dans le confort.
Pour moi, c'est une grande qualité car je ne conçois pas ce métier autrement qu'avec une forme d'instabilité et de nécessité à se remettre en question. Le fait qu'il ne travaille pas comme moi m'intéresse beaucoupcar nous sommes complémentaires, et cela m'oblige à faire appel à d'autres choses".

Edouard Baer : Les rapports avec Charles, deux manières de jouer.
"Il y a des gens avec qui l'on a des relations passionnelles et d'autres avec qui l'on a des relations plus distantes. Ce qui est bien c'est de trouver naturellement la bonne distance pour bien s'entendre.
C'est ce qu'il s'est passé avec Charles. (…) Charles réfléchit énormément à ce que veulent dire les mots alors que moi les mots ne me nourrissent pas, ils m'échappent, comme l'improvisation. Donc, c'est très agréable à faire sur l'instant parce qu'à un moment on sent que c'est vrai, que c'est juste".


L’AVIS DE LA PRESSE :

Studio Magazine :
" Le réalisateur Frédéric Jardin n'a pas tenté de rivaliser avec les rires déclenchés par le duo Berling-Baer sur scène, mais il a exacerbé l'idée de duel entre les deux acteurs. Et c'est tant mieux, car le sujet de la pièce-la recette miracle d'une longue amitié-en sort grandi. "
Sophie Benamon (article entier disponible dans Studio Magazine n°180, page 16)

CinéLive:
" Ce drame perdrait évidemment de son intensité sans son duo de comédiens : Berling, fort crédible bien qu'il en rajoute dans la démence, et Baer, d'une formidable retenue, prouvant une fois encore l'immensité de son talent. "
Laurent Djian (article entier disponible dans Cinélive n°59, page 50)

Première :
" Le problème, c'est qu'en cinématographiant la pièce, Frédéric Jardin parvient surtout à mettre en évidence la minceur du propos et parasite sans cesse notre attention avec ses principes de découpage, plus voyants qu'efficaces. "
N.S. (article entier disponible dans Première n°305, page 38.)

Télérama :
" Tandis que Charles Berling recompose son personnage fébrile avec une belle sûreté de trait, Edouard Baer (molière de la révélation masculine pour ce rôle) réinvente le sien avec un époustouflant brio, et le provocateur léger y acquiert une troublante opacité. La mise en scène est mise au service des acteurs : c'est un choix, pour une fois, d'une habile modestie. "
Jean-Claude Loiseau (article entier disponible sur le site de Télérama)


Voir également :
Charles Berling et Edouard Baer passent au grand écran
Cravate Club

Les avis sur le film Cravate Club

 
 
     

    Critiques

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    Comme au Cinema 3 étoiles

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    Avis des Spectateurs

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    22 avis 3 étoiles
    18 avis 2 étoiles
    14 avis 1 étoiles

    Casting : Cravate Club

      Réalisation
    Realisateur
      Scénario
    Scenariste
      Acteurs
    Acteur
    Bernard
    Adrien
    Acteur