Dans une nature hivernale et rude, en douce marge du monde, Curling s’intéresse à l’intimité d’un père et sa fille solitaire de 12 ans. Entre les boulots ordinaires, Jean-François Sauvageau consacre un temps maladroit à Julyvonne. L’équilibre fragile de leur relation sera mis en péril par des événements singuliers…
" A l’image, le travail hallucinant de Josée Deshaies (chef opérateur de l’Apollonide, de Bertrand Bonello) finit d’élever Curling au rang des bijoux vus cette année. Saisissant."
Philippe Azoury (article entier disponible dans Libération du 26/10/2011)
Les Inrocks
" (…) Denis Côté opère de brusques trouées fantastiques (un tigre qui apparait, des cadavres qui sortent de terre), ajoutant un peu de trouble au film. S'il abuse parfois de ces effets (de longs plans-séquences édifiants, un symbolisme parfois accessoire), Curling reste une expérience fascinante, un film hanté par le doute et la culpabilité. "
Romain Blondeau (article entier disponible dans Les Inrocks n°830, page 139)
Les Cahiers du cinéma
" Curling, sans jamais se départir d'une tonalité somme toute réaliste, possède bien une atmosphère de conte. "
Florence Maillard (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°672, page 53).
Première
" Ne rien expliquer à ce point rend l'intérêt pour le film dangereusement aléatoire. "
I.D (article entier disponible dans Première n°416, page 52.)
Télérama
" Un vrai charme émane de ce film sombre et curieusement aveuglant (...) . "
Mathilde Blottière (article entier disponible dans Télérama n°3224, page 65)
D’où vient l’inspiration de Curling et la volonté de créer ces personnages?
Il y a eu plusieurs étincelles. J’ai d’abord lu un fait divers qui m’a paru morbide, spectaculaire et ultimement séduisant. Je crois que c’était en Alberta. On venait de trouver une douzaine de corps dans un champ de maïs. Un règlement de compte dans le monde des motards criminalisés sans doute. Toute mon histoire se déroulait en été et l’hiver m’est apparu comme un beau défi ensuite. Puis j’ai eu quelques impulsions cinéphiles. J’ai visionné encore et encore un chef-‐d’œuvre comme L’esprit De La Ruche de Victor Erice ou encore La Nuit Du Chasseur de Charles Laughton. J’aimais bien l’idée de ces enfants bien élevés, trop bien surveillés qui finissent malgré eux par découvrir l’horreur. Puis il y avait encore cette obsession d’écrire une histoire avec des personnages qui sont doucement en dehors du monde je dirais.