Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format Scope
Son : Dolby Digital 5.1 Anglais, Français.
Sous-titres : Français.
Bonus :
- Interviews des Acteurs
- Making of
- Filmographies
- Notes de production
NOTRE AVIS :
La version résolument moderne du livre d’Alexandre Dumas est truffée d’antagonismes, le DVD se place ainsi dans la logique d’un choc entre la cape et le flingue.
Les tons chromés du menu annoncent la couleur, cette adaptation est vraiment très libre. Le design du titre, type plaques d’acier boulonnées, contraste avec la solennité de ce nom "D’Artagnan", tout comme ce symbole des mousquetaires, la croix, également rajeunie. Les suppléments s’avèrent parfois intelligemment faits, à l’image des filmographies et notes de production dont les textes défilent comme un générique. C’est agréable pour les partisans du moindre effort. D’un autre côté, les interviews individualisées sont inutiles car empreintes, pour l’essentiel, de civilités entre acteurs et, compte tenu de leur courte durée, cela s’arrête là. Quant aux images du film, elles montrent certes l’envers du décor ou plutôt de la mise en scène, mais sont désorganisées et montées
"à la va vite".
Le film bénéficie heureusement d’un bon traitement, du point de vue visuel surtout, car c’est là son seul intérêt, les quelques combats chorégraphiés. La piste sonore, elle, s’avère être de moins bonne qualité, non pas à cause d’un mauvais format, mais parce qu’elle en abuse. Si cette énième adaptation manque d’intérêt, dans son scénario notamment, les concepteurs du DVD cherchent à combler ce manque en poussant au maximum le volume, à commencer par les graves, qui sont bien plus fortes que la bande originale. Cela devrait intensifier les scènes d’action, mais c’est surtout déstabilisant pour le spectateur qui perd ses repères géographiques, surtout lorsque notre héros virevolte sur des fus lors de son premier combat. Les dialogues restent parfaitement audibles, mais les sous-titres sont toujours illisibles en 16/9.
D’autres films mériteraient sans aucun doute que l’on s’attelle autant à eux qu’à ce D’ARTAGNAN de seconde zone.
Grégory Delavallée