Le film a-t-il des résonances autobiographiques ?
Oui. Yasmina (la productrice et co-scénariste) a été infirmière, et nous nous sommes largement inspirés de son expérience. Du fait de son travail, elle a beaucoup fréquenté à ce moment-là les deux communautés à la fois. C’étaient pour la plupart des patientes, arabes ou juives, qui avaient beaucoup de choses en commun, à commencer par un passé, un vécu semblable, en Algérie, au Maroc, en Tunisie. Qui, ensuite, s’étaient retrouvées dans le sud-est de la France. Elle s’est occupée de plusieurs femmes qui ont nourri le personnage d’Esther. Et pour le personnage d’Halima, la mère de Sélima, Yasmina n’avait qu’à puiser autour d’elle.