Dans Tes Bras est votre premier long-métrage, ce récit semble un peu le vôtre ?
Hubert Gillet : Sans être autobiographique, ce récit s’inspire de ma propre histoire. J’ai grandi dans une famille qui a accueilli de nombreux enfants sans parents, orphelins ou abandonnés. Les uns venaient en attendant d’être placés ou adoptés, les autres, comme moi, y sont restés de la petite enfance jusqu’à leur majorité. Nos parents d'adoption, qui avaient déjà quatre enfants naturels, se démenaient pour que l'on soit heureux et nous l'étions bien souvent. Cependant, le sentiment d'être de passage ne nous a jamais quittés. A l’adolescence, certains ont éprouvé le besoin de savoir d’où ils venaient. J’étais de ceux-là. En réalisant
Dans Tes Bras, j’avais envie d’interroger ce moment très précis de l’adolescence où la quête d’identité et la recherche de ses propres racines sont nécessaires, urgents. Le moment où il devient vital de savoir pour pouvoir se construire.