Schlesinger, qui manie l’humour acide avec finesse et non sans de jolies trouvailles, ne manque pas d’épingler au passage un certain nombre de snobismes ou de dégonfler quelques conventions. Une soi-disant enquête sociologique à la T.V. donne des échantillons du public interrogé un tableau particulièrement affligeant. Les dignes capitalistes examinant le physique ou les photos du mannequin Diana sont écœurants de vulgarité ; le film de terreur ou la bande publicitaire dont elle est la minable vedette ne valent pas mieux. Quant à la religion, elle n’est guère mieux traitée. Un fonctionnaire pasteur ânonne ses patenôtres à l’enterrement du vieil écrivain. Un innocent vicaire, consolateur des affligés, suscite, avec ses mines de saint Bernard, la discrète ironie du cinéaste, de même que la religiosité italienne qui détonne dans l’île des plaisirs qu’est Capri. Ni le grand monde des princes romains, solennel et vide, ni le demi-monde londonien et parisien, aux mœurs plus que douteuses, ne sont faits pour susciter la sympathie.