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Résumé du film De battre mon cœur s'est arrêté
A 28 ans, Tom semble marcher sur les traces de son père dans l'immobilier véreux. Mais une rencontre fortuite le pousse à croire qu'il pourrait être le pianiste concertiste de talent qu'il rêvait de devenir, à l'image de sa mère. Sans cesser ses activités, il tente de préparer une audition.
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Les avis sur le film De battre mon cœur s'est arrêté
« C'est l'histoire d'un gars qui devient un homme… ». C'est ainsi que Romain Duris résume DE BATTRE MON CŒUR S'EST ARRETE, le nouveau film de Jacques Audiard qui offre à l'acteur fétiche de Cédric Klapish un rôle poignant et difficile, celui de Tom, un jeune agent immobilier véreux qui décide de changer de vie et tout quitter pour le piano. La musique et le cinéma, deux passions de Romain qu'il avait déjà pu allier dans Pas Si Grave de Bernard Rapp où son personnage était trompettiste.
Jacques Audiard fait battre le cœur de Romain Duris et du spectateur au rythme de Bach…
Comme Au Cinema
Quatrième long-métrage de Jacques Audiard, De battre mon cœur s'est arrêté est le remake d'un film des années 70, Fingers avec Harvey Keitel. Mais peu importe que vous ayez vu ou pas ce film, que vous l'ayez aimé ou non, Audiard a fait plus que l'adapter, il se l'ai parfaitement approprié.
Ayant suivi jusque-là les traces de son père comme marchand de biens immobiliers véreux, Tom, presque la trentaine, voit sa vie bouleversée par une rencontre fortuite. Celle-ci va le pousser à se remettre au piano, qu'il avait arrêté depuis la mort tragique de sa mère, une concertiste réputée. Continuant parallèlement son métier, il se contraint à un entraînement draconien pour être prêt à passer son audition, avec comme professeur une jeune pianiste chinoise fraîchement débarquée en France, ne parlant pas un mot de notre langue. Ce choc des cultures nous offre l'une des scènes les plus remarquables du film, où Tom et Miao-Lin se disputent dans un langage de signes, de codes et de musique. Ni lui ni nous ne comprenons la langue de Miao-Lin, mais ce qu'elle dit dégage curieusement une incroyable force.
Contrairement à son dernier film Sur Mes Levres, ici, tous les personnages parlent. Mais tout est manque de communication, entre le père et le fils, entre les squatteurs et les propriétaires, entre la prof et l'élève, entre le mari et sa femme… C'est la musique qui unit les personnages, en bien - dans la relation entre Tom et Miao-Lin -, ou en mal - lors de la scène difficile mais sublime où les squatteurs se font violement virés d'un immeuble sur fond musical du «Locomotion» de Killy Minogue ! -. Et si le scénario semble parfois s'échapper vers des histoires futiles et sans lendemain (les relations entre Tom et Aline ou entre Robert et Chris), il sait revenir quand il le faut sur Tom et son combat, son combat pour la vie, pour sa mère disparue, et pour son père englué dans des problèmes mafieux et sentimentaux.
Emouvant mais pas larmoyant, violent mais non agressif, De battre mon cœur s'est arrêté est une œuvre forte, vraie, dans la juste lignée de ce que nous avait déjà offert son réalisateur avec ses trois précédents films.
" Il n'y a pas le moindre gras dans De Battre Mon CŒur S'Est ArrÊtÉ ; chaque séquence touche directement à l'os. "
Thierry Cheze (article entier disponible dans Studio n°210, page 23)
CinéLive
" Audiard filme le visage de Romain Duris comme les grands d'antan éclairaient Delon. "
Philippe Paumier (article entier disponible dans Cinélive n°88, page 41)
L'express
" De tous les réalisateurs actuels, Jacques Audiard est celui qui film le mieux le cinéma, cet objet inanimé qui a donc une âme. "
Eric Libiot (article entier disponible dans L'express Mag n°2802, page 67)
Libération
" (…) un film multiple, d'une grande force intrusive, croisant polar, roman d'éducation, photographie d'une époque, reportage sur un acteur, éloge de la musique et transe oedipienne, l'ensemble comme plongé dans un bain nocturne huileux."
Didier Peron (article entier disponible sur le site de Libération)
Télérama
" Notre coeur bat à différents rythmes, sans jamais s'arrêter. "
Frédéric Strauss (article entier disponible sur le site de Télérama)
Sans être une collection, les trois titres proposés ce mois-ci en dvd par UCG Vidéo vont très bien ensemble. Présentés dans de beaux coffrets fins en carton, les films De battre mon cœur s'est arrêté, Mar Adentro et Mon Petit Doigt M'A Dit jouissent de belles prestations numériques.
Ainsi, le très beau film de Jacques Audiard bénéficie d'une compression de l'image et du son à la hauteur de ses qualités artistiques. L'image est sublime, particulièrement sur les nombreuses séquences avec peu de lumière, très bien retranscrites. La bande-son, proposée en 5.1, met quant à elle très justement en valeur la partition du film, offrant aux passages musicaux une présence et une force incroyables. De même, les bruits - notamment les coups de poing - sont d'un réalisme inquiétant.
Si certains suppléments de Mar Adentro ou de Mon Petit Doigt M'A Dit risquent de décevoir, ceux de De battre mon cœur s'est arrêté sont tous soignés et pertinents. Le réalisateur y est très présent, notamment à travers les commentaires audio, faisant judicieusement la part des choses entre analyse et anecdotes. Jacques Audiard commente également les nombreuses scènes coupées disponibles sur le disque (21 !). Seul regret sur ce bonus, certaines scènes sont assez courtes, et l'on regrette du coup de ne pas pouvoir les regarder en continu.
Deux entretiens, avec Tonino Benacquista et Alexandre Desplat - sont également disponibles. Dans le premier, le scénariste revient sur sa collaboration avec Audiard, l'adaptation de Fingers, sa conception du scénario, les thèmes du film ou ses inspirations. Le second entretien, avec le compositeur, est plus technique mais tout aussi passionnant. Alexandre Desplat y décortique la structure musicale de ce film où la musique joue un rôle majeur. Retrouvez pour finir les comédiens dans des séquences inédites et assez originales, celles de leurs répétitions.
Avec un dvd aussi réussi, notre cœur devrait continuer à battre longtemps pour Audiard et son œuvre…
Comment vous est venue l'idée d'un remake de FINGERS de James Toback ?
C'est Pascal Caucheteux, alors qu'il venait de finir de produire le remake d'ASSAULT de Carpenter, réalisé par Jean-françois Richet, qui m'a demandé si la réalisation d'un remake pourrait m'intéresser, et si oui, lequel ? La réponse m'a semblé évidente : c'était FINGERS de James Toback. Pourquoi ? Bien sûr parce que le film m'avait marqué lorsque je l'avais vu à sa sortie. Mais sans doute aussi parce que c'était un film qu'on avait du mal à revoir,qui repassait peu et qui, à force, avait créé autour de lui un mystère supplémentaire. FINGERS, pour le situer rapidement, c'est un peu la queue de la comète du cinéma indépendant américain des années 70. Le héros, Tom ou Johnny, je ne me souviens plus, c'est Harvey Keitel. Keitel au sortir de MEAN STREETS, donc de chez Scorsese,et autour pas mal des acteurs viennent de la constellation Coppola. Bref, c'est un film très fréquenté ! Quand j'ai revu le film avec Tonino, je me suis demandé si je ne lui avais pas survendu ! Il y avait des trous énormes dans l'histoire, des hauts formidables mais aussi des bas redoutables. Et puis, beaucoup de poses cinématographiques très datées.