Comment êtes-vous venu au cinéma ?
Par des chemins... détournés ! Je suis tombé dans la délinquance très jeune. Multirécidiviste, j’ai 51 ans et j’ai fait plus de 20 ans de prison... Jamais je n’avais imaginé qu’un jour j’écrirais des bouquins, des scénarios et encore moins que je réaliserais un film. Et ça même il y a sept ans de ça, quand je suis sorti de taule... En fait, l’envie de faire un film m’est venue en collaborant à des scénarios qui m’ont permis d’aller sur des tournages, notamment ceux d’Olivier Marchal ou de mon pote
Cédric Klapisch... Grâce à eux, je me suis rendu compte d’une évidence : réalisateur c’est un point de vue et pas autre chose. Je suis quelqu’un de cinéphile au-delà du simple côté artistique du cinéma. L’aspect commercial, technique, industriel du cinéma, tout m’intéresse. J’ai aussi réalisé un court métrage avec
Simon Abkarian. Je sais aussi quelle galère c’est de monter un film, l’argent que ça coûte, mais ce que je cherche avant tout c’est divertir !