De l'amour

    en DVD le 25 Septembre 2002
De l'amour
Genre : Drame - Duree : 1H25 mn
Distributeur : Le Studio Canal + - Editeur DVD : Le Studio Canal +
Sortie à la Vente en DVD le 25 Septembre 2002
Sortie à la Location en DVD le 07 Novembre 2001
Sortie en salles le 11 Avril 2001
Année de production : 2000

Résumé du film De l'amour

"Collection Auteurs" - Dvd et vhs classiques disponibles également à la vente depuis le 6 février 2002



Un film de Jean-françois Richet, avec Virginie Ledoyen, Stomy Bugsy, Mar Sodupe et Yazid Aït.





SYNOPSIS :



À vingt ans, Maria ne demande qu’à croquer la vie à pleines dents !

Il y a ce stage en usine qui ne lui dit rien du tout. Mais le travail ce n’est pas tout. Et à son âge, Maria sait qu’elle a de belles années devant elle, à rêver, construire... vivre.

Autour d’elle, il y a la gentillesse de parents vieillissants mais bienveillants, chez qui elle habite, en zone pavillonnaire. Il y a aussi l’amitié fidèle de Linda, sincère confidente qui partage ses joies et ses peines, à l’usine comme en dehors. Il y a aussi la présence rassurante et un peu rustre de Karim, son petit ami, qui travaille lui aussi en usine et qu’elle cache encore de ses parents. Pour l’instant, Karim avoue lui-même ne pas savoir dire, " je t’aime”. Mais ça viendra sans doute.

Autour encore, il y a Manu le dragueur invétéré, baratineur pas toujours habile, mais de plus en plus attachant lorsqu’il en pince pour Linda. Et puis, Bouboule, un pote du quartier qui tient à son chien comme à la prunelle de ses yeux. Malgré la grisaille du quotidien, tous poursuivent leur quête du bonheur.

Et puis, tout bascule. Pour rien. Pour un peu de lingerie piquée dans un supermarché. En découle une douloureuse épreuve. Quelque chose s’est brisé chez Maria. Plus rien ne sera pareil. Et dans la tourmente des épisodes dramatiques, chacun, à sa façon, va se battre pour... de l’amour.





LE DVD :



Version sonore : VF en 5.1 Dolby Digital DTS.

Sous-titres : anglais.



Bonus :

- Making of de 10 minutes

- Interview du Journal du Cinéma de V. Ledoyen

- Musique de Bruno Coulais en piste séparée

- Enregistrement de la BO présenté par le réalisateur

- 1 scène coupée présentée par le réalisateur

- L'affiche du film et les plans truqués présenté par le réalisateur

- Bande-annonce en VF

- Filmographies du réalisateur et des acteurs

- Photos de tournage.





LE DVD "Auteurs" :



Image :– Format 1.85

Son : Dolby Digital 5.1 Français

Sous-titres : Français



Bonus :

- Interview de Virginie Ledoyen

- Making of

- Photos de tournage

- 1 scène coupée

- Musique de Bruno Coulais

- Filmographies

- Bande-annonce





ENTRETIEN AVEC JEAN-FRANCOIS RICHET :



D'où est venu le désir de faire ce film?


J-F. -Le moteur de ce film est Virginie. Je l'ai écrit pour elle. Je voulais mettre en scène un personnage féminin dans le premier rôle.



Comment a évolué le scénario de sa première mouture au résultat final ?

J-F. -Au début, c'était un film beaucoup plus dur. Finalement, c'est un film sur l'amour, les sentiments, la difficulté d'aimer. J'ai commencé à écrire en '96. Et je crois que la première mouture du scénario était un peu une redite par rapport à ce que j'avais déjà fait. Une fois écrit, je n'avais plus trop envie de le tourner.



Avant, tu disais que tu faisais du cinéma politique. Est-ce encore le cas pour "De l'amour"?

J-F. -C'est banal de dire que tous les films sont politiques. Ensuite, il y a des films militants et d'autres qui ne le sont pas. Celui-ci n'en est pas un. C'est toujours le même point de vue, ceux de personnes qui ne sont pas favorisées. Mais l'approche est différente. Je me suis plus placé du côté des sentiments. La relation avec l'autre est quelque chose que chacun a à vivre. C'est le même point de vue mais ce n'est pas le même angle d'attaque.



Hormis Virginie, quand s'est passé le choix des comédiens ? Tu les voyais déjà pendant l'écriture ?

J-F. -Non, je m'en suis préoccupé beaucoup plus tard. Au dernier moment même. Au départ, je devais jouer le personnage de Karim. Mais j'ai voulu une réalisation beaucoup plus classique que dans mes films précédents. Comme c'était la première fois que je m'essayais à cette approche, j'ai préféré ne pas me mettre en scène. Je crois que j'ai eu raison.



Il y a beaucoup plus de comédiens professionnels que dans tes films précédents. Etait-ce très important ?

J-F. -Ce sont de vrais rôles de composition dont j'avais besoin. Dans mes films précédents, je prenais les gens pour ce qu'ils savaient faire et ce qu'ils étaient. Ca leur donnait une véracité. C'était des films sociaux. Il fallait coller à ce qu'ils étaient sensés représenter.

Alors autant prendre des gens qui venaient vraiment de ce milieu social. Pour "De l'amour", il fallait que je travaille avec des acteurs pour que je puisse me reposer sur eux, que je puisse me rassurer. Parce que le film constituait un exercice nouveau pour moi.



Il y a quand même deux non professionnels : Yazid et Stomy Bugsy.

J-F. -Oui mais je les connais très bien. Donc on a pu énormément répéter ensemble. Si ça n'avait pas été le cas, je n'aurais pas pu les prendre dans le film.



L'histoire se déroule en banlieue mais on découvre plusieurs univers, plusieurs types de personnages qui se côtoient. Contrairement à "Ma 6-T va crack-er" qui ne montrait quasiment qu'un seul univers.

J-F. -Dans "De l'amour", la plupart des personnages sont socialement intégrés. Ils travaillent, ils pensent à un avenir. Ils ne le voient pas forcément pas en rose mais pas en noir non plus. Les personnages de Manu et de Bouboule ne travaillent pas mais ce ne sont pas des voyous. Il y a des personnages qui se croisent sans se connaître véritablement.



Propos recueillis par Philippe Roizés





ENTRETIEN AVEC Virginie Ledoyen:



Comment s'est produite votre rencontre avec Jean-françois Richet ?


Virginie Ledoyen -J'ai rencontré Jean-François il y a quelques années lors d'un festival. Je venais de voir "ETAT DES LIEUX" qui m'avait vraiment frappé. Il m'a demandé plus tard de faire une petite apparition dans "MA 6-T VA CRACK-ER". C'était frustrant parce que j'avais vraiment envie de travailler avec lui. Un jour, il me parle d'une histoire qui allait devenir "DE L'AMOUR".



Il y a eu beaucoup de changements entre l'idée de départ du film et le scénario final.

V.L. -Effectivement. C'est le troisième film de Jean-François et il y a des choses qui ont changé dans sa vie et dans son approche du cinéma. La première version du scénario date d'il y a cinq ans. Elle était trop dure.

Le résultat final n'est pas plus conventionnel, il est plus juste. Je crois qu'on écoutera davantage ce que Jean-François raconte et c'est donc plus fort.



Cette évolution va même jusqu'à la transformation radicale du titre du film.

V.L. -Absolument! Le titre original était "L'avenir est derrière nous". C'était comme ça et pas autrement. Rien ne pouvait changer. "DE L'AMOUR" porte un véritable espoir sur les gens qui peuvent changer. C'est aussi un film sur le pardon.



Jean-François a-t-il une façon bien à lui de diriger les comédiens, d'envisager le cinéma?

V.L. -Il a un fonctionnement très simple : il sait ce qu'il veut. Que ce soit dans sa direction d'acteur, dans sa mise en scène, pour l'éclairage.

Mais le dialogue est toujours possible. Avec Mar Sodupe et Jean-François, on avait réécrit la scène dans laquelle les deux amies parlent d'avortement. Parce qu'on pensait que des filles n'auraient pas formulé ainsi certaines choses qu'il avait écrit. C'est le premier film de Jean-François dans lequel il met en scène de vrais personnages féminins.



Avez-vous eu un travail préalable à accomplir pour rentrer dans le personnage de Maria ?

V.L. -Il m'est difficile de répondre à cette question. Pour moi, il faut épouser le personnage autant que l'histoire.

Il est très difficile d'incarner un bon role dans un film naze.

Il faut donc rentrer totalement dans l'univers du metteur en scène. J'avais vraiment envie de jouer le personnage de Maria parce qu'il n'est pas stéréotypé.



Propos recueillis par Philippe Roizés





FICHE ARTISTIQUE :



Maria : Virginie Ledoyen

Karim : Yazid Ait

Linda : Mar Sodupe

Manu : Stomy Bugsy

Bertrand : Jean-François Stévenin

Bouboule : Karim Attia

Pascal : Bruno Putzulu

Le père de Maria : Jean- Marc Thibault

L'assistante sociale : Brigitte Rouan

Marc : Jean-François Galotte

La mère de Maria : Anne Canovas

Nicolas : Nicolas Hamon

Le tox : Amor Attik

Gégé : Jean-Paul Bonnaire

Roger : Jérome Le paulmier

Paul : Jean Grécault

Le directeur d'usine : Pierre Chevalier

Le contremaitre : Michel Trillot

Blouse blanche : Candide Sanchez

Vigile cinéma : Christian Bobet

Réceptionniste : Emilie Benoit

Mère Bouboule : Fathia Chériguene

Femme Pascal : Anne-lise Hesme





L’AVIS DE LA PRESSE :



Première :

"(…) Non que l'auteur d'ETAT DES LIEUX, qui agitait alors fièrement le drapeau d'un cinéma prolétarien, ait changé son opinion d'épaule, mais parce qu'il a mûri. D'abord dans son raisonnement, qui, désormais, dépasse les clivages "pourris d'un côté/victimes de l'autre", pour s'attacher aux nuances "même les salauds ont du vague à l'âme"). Ensuite dans sa mise en scène soignée, toute dévouée à des comédiens qu'il aime sincèrement.

Virginie Ledoyen en tête évidemment, mais aussi Yazid Aït et quelques autres potes fidèles (dont Stomy Bugsy) qui gagnent à être remarqués."


Christophe Carrière (Article entier disponible dans Première N°290, p.53)



Les Cahiers du cinéma :

"(…) Ainsi s'enchaînement, mi-comiques mi-programmatiques, arbitrages et esquives. L'amour qui lie Karim et Maria y sort à tous les coups vainqueur, justifiant à lui seul qu'on repeigne de rose sitcom la banlieue.

Ce début est séducteur, parce qu'il est toujours beau qu'un cinéaste encourage ses personnages à décliner les offres clés en main que leur fait une grille sociale et donc narrative. Tel est au départ l'amour de DE L'AMOUR : l'arbitraire d'une volonté aveugle autant qu'articulée, légère en tout cas, de tourner le dos à l'ensemble des scénarios pré écrits par un "état des lieux".


Emmanuel Burdeau (Article entier disponible dans Les Cahiers du Cinéma N°556, p.99)



Libération :

"(…) Du coup, le film, décevant, n'en demeure pas moins intéressant. En effet, quel tableau, quelle drôle d'époque! D'un côté, un tandem de pétroleuses hard, Virginies Despentes-Coralie Trinh Thi, décrivant leur antimachisme furibard et leurs désirs intarissables dans un Baise-moi outrageant, de l'autre un ami des rappeurs, trempé de marxisme, animé d'un féminisme tout aussi sincère, mais singulièrement soft, voué subitement au "bien" (voire au bien-pensant) et tout intimidé devant le beau sexe(…)."

Didier Péron (Article entier disponible sur le site de Libération)





RETROUVEZ LA COLLECTION AUTEURS :



L’anglais

Stranger Than Paradise

Mystery Train

Down By Law

Esther Kahn

Ceux Qui M’aiment Prendront Le Train

Bread And Roses

Le Voyage De Felicia

Illuminata

Ouvre Les Yeux

Une Histoire Vraie

A La Verticale De L'Ete

Tabou

Trois Saisons

La Vierge Des Tueurs

Liberte-oleron

Marie Line

Amours Chiennes

Le Metier Des Armes

La Chambre Du Fils

Extension Du Domaine De La Lutte

Intimite

1 vidéo : De l'amour

Les avis sur le film De l'amour

 
 
     

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    Casting : De l'amour

      Réalisation
    Realisateur
      Acteurs
    La Femme De Pascal
    Assistante Sociale
    Acteur
    Blouse Blanche
    Acteur
    Vigile
    Acteur
    Manu
    Acteur