« Vous entendez ! Des chardonnerets. » Dans
Délice Paloma, Riyad élève des oiseaux. Il perpétue ainsi une vieille tradition.À Alger,on aime la compagnie des oiseaux chanteurs depuis toujours. Le chardonneret, el maqnine en algérois, est l'oiseau le plus prisé pour sa beauté et surtout son chant.Un chant indispensable à l'univers sonore d'Alger, un chant qui a marqué et inspiré depuis des siècles les poètes et les chanteurs du pays. On tient encore des concours de chants de chardonneret. Sa réputation d'oiseau fier fait dire que lorsqu'il est battu au chant, il se vexe,arrête de respirer, et se met en boule,ibouli. Certains d'entre eux pousseraient « le boulage » jusqu'à la mort. Le mulet, issu d'une mère canari et d'un père chardonneret, est plus beau et meilleur chanteur, mais comme son nom l'indique, il ne peut se reproduire. Actuellement, sur le marché des oiseaux, un beau chardonneret peut atteindre les 50.000 dinars (500 euros).