Le film de
Bruce Beresford ne constitue pas réellement ce que l’on peut appeler un plaidoyer contre la peine de mort, ni contre une justice aveugle condamnant des innocents à l’injection. Le long-métrage s’avère être le combat d’un homme (
Rob Morrow) désireux de prouver que le double meurtre commis par sa cliente (
Sharon Stone) avait été perpétré sous l’influence de narcotiques, ce qui lui vaudrait d’être gracié.
DERNIERE DANSE se révèle au final assez peu engagé, s’orientant vers une histoire d’amour platonique et impossible entre
Sharon Stone et son avocat, décrivant, un quotidien carcéral somme toute neutre.
Le DVD qui lui est consacré fait, à cet effet, dans le basic le plus total.
Hormis quelques flash back dans des tons bleutés illustrant la sauvagerie du meurtre perpétré, le traitement d’image souffre d’un manque de constance. Les scènes d’intérieur/jour accusent une saturation due à de nombreux contre-jours, et les gros plans laissent apparaîtrent des variations de lumières conséquentes en arrière-plan.
Le Dolby Digital 5.1 adjoint au long-métrage manque, quant à lui, de puissance. Reléguée à la restitution des dialogues, la configuration audio accuse le coup lorsqu’elle est employée à la retransmission d’éléments environnementaux. Les surrounds ne sont ainsi jamais sollicitées, pas même pour distiller la BO.
Un DVD très modeste pour un film mettant en scène une
Sharon Stone désireuse de casser son image, mais qui rompt malheureusement avec le succès…
Grégory Delavallée