Dervis

Dervis
Genre : Drame, Historique - Duree : 2H12 mn
Distributeur : Films sans Frontières
Sortie en salles le 12 Novembre 2003
Année de production : 2001

Résumé du film Dervis

Un film d’Alberto Rondalli, avec Antonio Buil Puejo, Cezmi Baskin, Haldun Boysan


SYNOPSIS :

Une petite ville de province de l’Empire Ottoman, sous domination turque, fin du 19ème siècle.
Ahmed Nurettin, le derviche, est le chef de la communauté civile et religieuse de l’ordre des Mevlevi. Il vit de certitudes codifiées par le Coran, détaché des autres hommes qu’il prétend pourtant guider.
Un jour son frère est arrêté.
Malgré sa position sociale, ses interventions auprès des puissants auxquels il se croyait lié pour protéger et assurer l’ordre et la loi, son frère est condamné
Dès lors, les certitudes de Nurettin vacillent, ébranlées par la haine et l’obsession de vengeance.


L’AVIS DE LA PRESSE :

CinéLive:
"Si la passion du cinéaste pour son sujet est évidente, il échoue à lui donner un souffle tragique en poussant son son sens du détail religieux et culturel jusqu’à l’asphixie, oubliant l’aspect humain. Comme son héros. Un comble."
Sandra Benedetti (article entier disponible dans Cinélive n°73, page 60)

Studio Magazine :
"Assurément, l’italien Alberto Rondalli est très au fait des motivations historique-existentielles de son héros. Le spectateur, lui, reste sur le bord de la route et s’ennuie ferme."
M.R. (article entier disponible dans Studio Magazine n°194, page 62)

Première :
" Mais la quête philosophique du film, malgré un apparat esthétique impressionnant, est de savoir si celui qui a fauté est coupable et inversement. On reste parfois pantois devant l’emphase utilisée pour dire des choses simples. "
O.L. (article entier disponible dans Première n°321, page 44)

Télérama :
" Ces palabres monocordes prononcées dans une obscurité systématiquement percée d'un rai de lumière (braqué sur les yeux des acteurs pour tenter en vain de les habiter) poussent au sommeil plus qu'à la réflexion. "
Marine Landrot (article entier disponible sur le site de Télérama)


ENTRETIEN AVEC LE RÉALISATEUR, Alberto Rondalli

DERVIS est un film interprété en turc et inspiré d’un roman yougoslave "Le derviche et la mort", de Mesa Selinovic. Qu’est-ce qui vous a conquis dans ce livre ? C’est un roman à la structure dramatique très forte, l’un des textes les plus joués au théâtre, en Yougoslavie, dans les années 70

C’est un roman très complexe, qui mêle différents sentiments : la haine, la trahison, le désir de vengeance et la nécessité d’une signification transcendante parce que le protagoniste est un mystique, un derviche mevlevi. Pour un mystique chaque événement a une signification métaphysique.
Ahmed Nurettin théorise toute chose. Mais il doit remettre en question ses plus intimes convictions et se salir les mains. Il devient celui qui commet l’injustice. C’est donc une histoire de perdition, une conversion à l’envers et sans résurrection. A la fin, il reste seulement la mort affrontée avec dignité.

Avez-vous eu des contacts avec le monde soufi ?

Oui. Au début ils sont restés très prudents, puis ils m’ont admis dans leur monde. C’est ainsi que j’ai rencontré Kemal Karaoz et Nehmet Fatih Citlak, qui ont composé la musique du film. En Turquie, les derviches ont la vie dure : expulsés par une loi d’Ata-turk, ils sont aujourd’hui à peine tolérés.

Avez-vous trouvé une affinité entre la culture sufi et la culture chrétienne ?

Les points communs sont évidents et concernent entre autre les racines néoplatoniciennes et gnostiques. Mais je dirais qu’il s’agit d’une communion de questions plus que de réponses et c’est cela qui m’intéressait surtout.

Les acteurs sont tous turcs, sauf le protagoniste principal qui est espagnol. Etait-ce une difficulté ?

C’était la moins fatigante ! Il existe une langue commune entre réalisateur et acteurs, l’expérience théâtrale m’a aidé à la trouver.


FICHE ARTISTIQUE :

Antonio Buil Puejo : Nurettin
Cezmi Baskin : Hassan
Haldun Boysan : Dzemal
Ruhi Sari : Jusuf
Basak Kölükaya : Sersen
Soner Agin : Sinanettin


FICHE TECHNIQUE :

Réalisation : Alberto Rondalli
Scénario : Alberto Rondalli
Directeur de la photographie : Claudio Collepiccolo
Musique : Nehmet Fatih Citlak, Kemal Karaoz
Montage : Alberto Rondalli
Production : Luigi Musini
Decors : Luigi Marchioni

1 vidéo : Dervis

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Les avis sur le film Dervis

 
 
     

    Avis des Spectateurs

    Moyenne :  étoiles
    10 avis 4 étoiles
    6 avis 3 étoiles
    14 avis 2 étoiles
    6 avis 1 étoiles

    Casting : Dervis

      Réalisation
    Realisateur
      Scénario
    Scenariste
      Acteurs
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