Un film de
Michel Welterlin, avec
Jean-philippe Ecoffey, Marie-José Croze et Romano Orzari.
SYNOPSIS
Elle est pure, saine, droite, incapable de mentir, c’est Lucie, presque trop pure aux yeux d’Antoine, son mari. D’anodine, la scène de ménage devient de plus en plus cruelle, violente, jusqu’au drame. C’est presque un accident, une parole déplacée, un geste inconsidéré, Lucie lance à Antoine, en pleine figure, l’une de ses bouteilles de plongée. Il s’effondre. Elle l’a tué.
Mais ce que Lucie ne savait pas, c’est qu’Antoine, associé à quelques truands, avait monté tout un système de faux contacts pour blanchir de l’argent. Surveillée, menacée, harcelée par les truands, Lucie s’enferme dans son mensonge.
Jusqu’à ce que l’un d’entre eux, Paul Ruben, décide de s’en faire une alliée. Marco, plus jeune, plus violent, a toujours destesté les manières de Paul. Prise dans une machination qui la dépasse totalement, Lucie se débat tant bien que mal pour survivre.
Le corps d’Antoine disparaît, d’autres cadavres apparaissent, l’argent, très vite, ne devient que le prétexte d’un effrayant jeu de manipulation et de séduction au cours duquel Lucie, condamnée à surenchérir sur ses propres stratagèmes, apprend à mentir, à vivre, et peut-être aussi à aimer…
L’AVIS DE LA REDACTION
DES CHIENS DANS LA NEIGE est un film pas bien défini, qui semble se chercher, puisant son inspiration dans diverses références prestigieuses, comme
Fargo, mais sans en avoir le prestige. Le générique nous fait certes dresser l’oreille et aiguise notre curiosité. Construit sur un plan inquiétant et saisissant, (une femme immobile, immergée dans sa baignoire, fixe la caméra avec une rare intensité, soutenue par une inquiétante musique), il nous transporte, nous fait pénétrer dans l’univers d’un vrai thriller psychologique, et l’on espère du grandiose pour la suite. Malheureusement, on n’aura que du moyen, du médiocre. Dès la fin de la première scène, notre attente est trompée : le rythme du film se perd, l’intrigue s’éparpille, et trop de personnages apparaissent, au lieu de se centrer sur le couple principal des protagonistes, interprété par
Marie-josée Croze et
Jean-philippe Ecoffey. Le troisième homme de l’affaire, incarné par Romano Orzari, est la goutte d’eau qui fait déborder le vase et enlève toute crédibilité à l’ensemble. En effet, son mélange parlé de québécois et d’italien, tout en nous glissant en plus quelques mots d’anglais à l’occasion (quand il est vraiment énervé !), relève du surréaliste ou de la caricature. C’est dommage, car ses partenaires restent, eux, très crédibles et assez touchants.
DES CHIENS DANS LA NEIGE, un titre très "polar" qui signifie "des truands dans la neige", est le premier long métrage du réalisateur
Michel Welterlin, habitué des séries télé ("Atrox", sur Canal +), des court métrages et des reportages (pour " Envoyé spécial ", notamment). On sent dans son œuvre l’influence de cinéastes qu’il admire, tels Martin Scorsese ou les frères Coen, tout du moins la volonté de leur ressembler ou de s’inspirer de leur univers. Malheureusement, rien de comparable à la beauté esthétique et à la force d’un FARGO, par exemple. Il ne reste de son film qu’un polar moyen, sans grand intérêt.
Sarah BEAUFOL
Michel Welterlin – Réalisateur :
36 ans,
Michel Welterlin est scénariste et réalisateur depuis une quinzaine d’années. Il a commencé chez Canal + avec, entre autre, une série de polar très remarquée, ATROX qui mêle film et animation. Son premier court-métrage, UNE NUIT, a participé à de nombreux festivals dont celui de Clermont-Ferrand. Il a été également assistant réalisateur et journaliste pour le magazine Envoyé Spécial. DES CHIENS DANS LA NEIGE est son premier long-métrage.
L’AVIS DE LA PRESSE :
Studio :
" Ce trhiller ne trouve jamais le souffle nécessaire pour captiver le spectateur"
L.C. (article entier disponible dans Studio Magasine n°177, page 29)
Première :
" Avec ses quelques dialogues lourds de sens et son méchant à l'accent canadien qui ponctue régulièrement ses phrases de mots ridiculement anglais, Michel Welterlin rate, lui, son premier long métrage pavé de bonnes intentions"
N.S. (article entier disponible dans Première n°302, page 50)