1931. Au cœur de l’Amérique en pleine prohibition, dans le comté de Franklin en Virginie, état célèbre pour sa production d’alcool de contrebande, les trois frères Bondurant sont des trafiquants notoires :
Jack, le plus jeune, ambitieux et impulsif, veut transformer la petite affaire familiale en trafic d’envergure. Il rêve de beaux costumes, d’armes, et espère impressionner la sublime Bertha…
Howard, le cadet, est le bagarreur de la famille. Loyal, son bon sens se dissout régulièrement dans l’alcool qu’il ne sait pas refuser…
Forrest, l’aîné, fait figure de chef et reste déterminé à protéger sa famille des nouvelles règles qu’impose un nouveau monde économique. Lorsque Maggie débarque fuyant Chicago, il la prend aussi sous sa protection.
Seuls contre une police corrompue, une justice arbitraire et des gangsters rivaux, les trois frères écrivent leur légende : une lutte pour rester sur leur propre chemin, au cours de la première grande ruée vers l’or du crime.
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Les avis sur le film Des Hommes sans loi
Critiques : Des Hommes sans loi
Technikart
" Un cinéma sur-conscient d'arriver après tout le reste, boosté par l'envie de rediscuter les mythes fondateurs; "
François Grelet (article entier disponible dans Technikart n°165, page 108)
Positif
" Du beau, voire du très beau travail ? Par les temps qui courent, ce n'est pas à négliger. "
Y.T. (article entier disponible dans Positif n°619, page 42)
Le Parisien
" Un casting et un récit aussi euphorisants qu’un bon whisky écossais. "
Alain Grasset (article entier disponible dans Le Parisien du 12 septembre 2012)
Le Figaro
" Il n'est pas donné à beaucoup de réalisateurs de signer des œuvres d'un tel classicisme, carrées, nettes et sans bavures. "
Olivier Delcroix (article entier disponible dans Le Figaro du 12/09/2012)
Première
" Mi-western, mi-film de gangsters, Des Hommes sans Loi est une tranche de classicisme comme on en savoure trop rarement (...). "
F.F. (article entier disponible dans Première n°427, page 36.)
" Ce n'est pas révolutionnaire, mais du fort bon cinéma de distraction avec des acteurs percutants, où la mythologie ne cède pas un pouce de terrain. "
D.A. (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 20/05/2012)
Télérama
" Sa performance [Tom Hardy] est monumentale en colosse ultra-violent, expert dans l’art de s’équiper en un clin d’œil d’un coup de poing américain vite ensanglanté."
A.F. (article entier disponible sur le site Télérama, le 19/05/2012)
Les Inrocks
" Le spectateur s'assoupit devant un spectacle aussi mécaniquement prévisible qu'un show-western lors d'un Studio Tour chez Universal. "
Serge Kaganski (article entier disponible dans Les Inrocks n°860, page 72)
Le Point
" Ça distille et ça défouraille dans tous les sens. "
(article entier disponible dans Le Point n°2071, page 133)
Bonus :
- Commentaire du film par le réalisateur John Hillcoat et l'auteur du roman Matt Bondurant
- Scènes coupées
- Le compté le plus humide au monde
- Le compté de Franklin en Viriginie : hier et aujourd'hui
- L'histoire de la famille Bondurant
- "Midnight Run" Willie Nelson
- Interview exclusive de l'équipe réalisée à Cannes
John Hillcoat, chacun à sa façon, vos trois derniers films, The Proposition, La Route et Des Hommes Sans Loi, sont des westerns.
Oui. Sauf que cette fois, mon intention était plutôt de faire un film de gangsters… J’aime les films de genre. Un de mes metteurs en scène favoris est Jean-Pierre Melville qui, quel que soit le sujet, faisait toujours des films de gangsters. Là, je voulais m’y frotter mais c’est plus fort que moi, je finis toujours par faire des westerns… Remarquez, la frontière est ténue entre les deux genres : Des Hommes Sans Loi raconte ce moment historique précis où le western finit et où le film de gangsters commence. Dans la région des Appalaches, il y a une grande tradition de rébellion. C’est là d’où viennent les Dalton et d’autres célèbres familles de hors-la-loi. Et puis, au moment de la prohibition, tout change. Certaines innovations technologiques vont bouleverser la relation entre la campagne et les villes, et précipiter cette évolution. C’est en quelque sorte à cette époque que les gangsters remplacent les outlaws. Donc le film navigue à la frontière entre les deux genres.
Le célèbre gangster Al Capone a déclaré : « La prohibition n’a engendré que des problèmes ». Il disait aussi : « Je suis comme n’importe quel homme. Tout ce que je fais, c’est répondre à une demande ». Al Capone exerçait ses activités à Chicago via le Canada, et les frères Bondurant, qui eux, opéraient en Virginie, l’auraient entièrement approuvé. Véritables rebelles, les Bondurant – Howard, Forrest et Jack – ont dirigé un commerce d’alcool illégal florissant dans le comté de Franklin en Virginie, où les distilleries clandestines étaient légion et faisaient rougeoyer les collines d’une lumière ambrée.
Des Hommes Sans Loi a été tourné en 43 jours autour de Peachtree City, une banlieue d’Atlanta dans l’État de Géorgie. Le décor s’est avéré avantageux pour la production pour de nombreuses raisons, notamment grâce à la présence de nombreux bâtiments datant de l’époque de la prohibition ou plus anciens. Le producteur exécutif Dany Wolf commente : « Malheureusement, il n’y a jamais eu d’important rebond économique dans la plupart des petites villes de Géorgie, il a donc été facile de trouver des bâtiments qui dataient des années 1920 ou 1930. Bon nombre étaient en bon état et d’autres avaient été abandonnés. Nous avons vraiment eu le choix parmi plusieurs propriétés ». Les Cotton Pickin’ Fairgrounds, un complexe rarement utilisé à Gay, en Géorgie, est devenu une sorte de backlot pour la production, offrant un grand nombre de bâtiments d’époque non rénovés. Le Red Oak Creek Bridge, le plus long pont couvert de Géorgie, fut un autre décor remarquable. Bâti dans les années 1840 par l’esclave affranchi Horace King, il est toujours en service aujourd’hui et a fourni un cadre saisissant pour une fusillade spectaculaire. La ville historique d’Haralson, en Géorgie, est devenue Rocky Mountain, en Virginie, où Jack, émerveillé, aperçoit Floyd Banner, son idole, pour la première fois. La maison de la tante de Cricket, Winnie, était une véritable cabane de bois délabrée datant exactement de la période du film, au point qu’elle contenait aussi une cache de vêtements des années 1920 et 1930. La chef costumière Margot Wilson les a récupérés et utilisés en guise de costumes pour les figurants. Le chef décorateur Chris Kennedy a construit le décor principal, Blackwater Station, un bâtiment en bois plein de coins et recoins, où les Bondurant vivent et dirigent leurs affaires, légales et autres. Il s’est inspiré d’une photographie prise dans les Virginia Mountains, montrant une vieille grange transformée en station essence. Il explique : « J’ai vraiment été emballé par cette idée de transition d’un vieux monde vers un nouveau ». Il a imaginé la façon dont les développements des XIXe et XXe siècles auraient transformé l’utilisation de Blackwater Station : « J’avais l’idée que cette famille vivait là depuis plus de 100 ans, et qu’à l’origine, la région était très isolée. Et puis une route l’a traversée, amenant du passage, du coup, un forgeron a ouvert sa boutique puis elle a été transformée en auberge. Et quand les automobiles sont devenues plus communes, c’est devenu une station essence et un bazar. Bien sûr, les Bondurant font de la contrebande d’alcool, alors cela leur sert de