Grand Prix du Jury, Festival d'Istanbul 2006
Festival de La Rochelle 2007
Prix Emile Guimet, Festival international des cinémas d'Asie 2007 Résumé du film Des temps et des ventsUn petit village pauvre, adossé au rochers, au loin la mer Égée. Les habitants sont des gens simples et laborieux. Ils vivent au rythme de l'air, de l'eau, des chèvres, de la nuit, des jours et des saisons. L'appel du muezzin ponctue les journées. Les parents élèvent les enfants comme ils l'ont été. les pères sont intransigeants, les mères sont dures avec leurs filles. Le fils de l'imam, Omer souhaite désespérément la mort de son père. Yakub est amoureux de l'institutrice. Yildiz est partagée entre l'école et les travaux que sa mère lui ordonne. Entre culpabilité et colère les enfants grandissent et les personnalités se forment. 5 vidéos : Des temps et des ventsGalerie Photos : Des temps et des ventsLes avis sur le film Des temps et des vents
Critiques : Des temps et des vents -
Le Point

" Un bijou turc. "
Florence Colombani (article entier disponible dans Le Point n°1860, page 104)
-
Première

" (…) on sera subjugué par ce sublime livre d’images servant d’écrin à un requiem, terrassante psalmodie du deuil d’enfances brisées. "
A. M. (article entier disponible dans Première n°375, page 59.)
-
CinéLive

" Avec une écriture subtile et une mise en scène oscillante entre contemplation, grâce et gravité, le cinéaste signe un superbe poème sur l’enfance et l’adieu définitif à son insouciance. "
Xavier Leherpeur (article entier disponible dans Cinélive n°123, page 44)
-
Le Monde

" Des temps et des vents procède d'un naturalisme lyrique, qui enchevêtre les cycles, religieux, naturels, familiaux, si bien que la vie quotidienne d'une poignée de paysans devient un grand spectacle, imposant, parfois oppressant. "
Thomas Sotinel (article entier disponible dans Monde du 30/04/2008)
-
Paris Match

La musique d’Arvo Part fait monter la température émotionnelle de cette œuvre lyrique qui annonce la maturité d’un cinéma turc. "
Christine Haas (article entier disponible dans Paris Match n°3076, page 34)
Note d'intention du réalisateur « C’est un film sur le temps. Le rythme du temps est le rythme du film. On s’attache aux destins de trois enfants, Yildiz, Yakup et Ömer, leurs interactions avec leurs parents et la maîtresse d’école. Nos trois enfants sont attrapés par le temps qui passe dans un village coincé entre la mer et la montagne, entre le ciel et la terre. S’y dresse le minaret, balancier réglant la vie du village, brillant parfois comme un poignard d’argent, coupant le jour en cinq temps. Le titre original du film « Bes vakit » signifie d’ailleurs « cinq fois ». La prière dite cinq fois par jour reflète le mouvement du soleil, de la lune et des saisons et correspond aux cinq états d’esprit devant lesquels l’homme est placé : le désir et la peur, l’amour et la rancune, la passion et la haine, les cris et les sanglots, la foi et la souffrance. Chaque rencontre provoque une nouvelle souffrance, la douleur de grandir, de mûrir, de vieillir. C’est la tragédie de la vie. Ce film se veut l’accompagnement de cette tragédie, où les mots et les sons flottent dans la pureté et la fraîcheur de ce lieu unique, dans un temps cinématographique précis. Ce film se veut le témoin de cette souffrance. »
Reha ErdemReha Erdem en quelques motsReha Erdem est né à Istanbul en 1960. Après avoir suivi des études de cinéma à l’Université de Paris VIII, il réalise en 1989 son premier long métrage A Ay , pour lequel il est nommé Meilleur Réalisateur de l’année par l’Association des
Écrivains Turcs. En 1991, il met en scène Les Bonnes de Jean Genet pour le Théâtre National Turc. En 1999, il signe Run For Money, son deuxième long-métrage puis On Est Bien Peu De Choses en 2004 et Des Temps Et Des Vents en 2007. Entretien avec le réalisateurVotre film est centré sur les personnages des enfants, Yakup, Ömer et Yildiz, dont c’était, pour chacun, la première expérience devant la caméra. Comment s’est passée la direction d’acteurs ?
On les a choisis parmi une centaine d’enfants. Au cinéma trouver « la bonne figure » est primordial. Et la relation créée avec cet interprète constitue le rythme du tournage et donc indirectement celui du film. D’où l’importance de faire le bon choix. On a fait un long travail de casting dans la région (et en même temps à Istanbul, au cas où...). Les garçons sont originaires de la région où s’est déroulé le tournage. Quant à Yıldız, elle vient d’Istanbul. Je ne leur ai pas donné le scénario à lire tout de suite, je leur ai vaguement parlé du film. Ils l’ont découvert, scène par scène... C’était presque un jeu de puzzle pour eux, et ça a marché, ça les a bizarrement motivés. Le cinéma Turc« Les Turcs pensent avec leurs yeux ». Cet adage souvent repris se vérifie avec le mot « oeil », qui figure plus que tout autre dans les expressions et tournures de la langue turque. À travers les siècles, la vie des Turcs a été façonnée et enrichie par l’iconographie cinétique. Dans une culture où l’alphabet n’apparaît que tardivement, l’imaginaire collectif est donc dominé par les représentations, qu’elles soient parades, peintures ou pièces de théâtre. Ainsi, du XVIe au début du XXe siècle, la distraction publique favorite est le Karagöz, théâtre d’ombres constitué d’un écran blanc peuplé de personnages en deux dimensions et animés par des événements de la vie réelle et imaginaire. Nul doute alors que le cinéma tienne une place si particulière dans la société turque. |
|
|