Desperate Housewives : léger, mais désespérément bon ! (DVD) À Wisteria Lane, le temps passe, mais les secrets de famille restent toujours aussi bien cachés derrière les clôtures des maisons à l’apparence faussement paisible. Comme toujours, le petit voisinage de banlieue connaît son lot d’arrivées et de départs surprises, d’amours qui naissent, renaissent ou prennent fin, et d’histoires terribles ou touchantes. Dans cette cinquième saison de
Desperate Housewives, on retrouve nos héroïnes ordinaires cinq ans après la précédente, période pendant laquelle chacune a vu son quotidien prendre une tournure parfois inattendue. Si certaines, comme Gabrielle, qui a désormais deux enfants, et Lynette, avec des jumeaux infernaux et en pleine crise d’adolescence, sont confrontées à de nouveaux défis en tant que parents, d’autres, comme Bree ou Susan goûtent, chacune à sa manière, aux joies de l’indépendance et ses conséquences.
Succès chronique, la série
Desperate Housewives fait partie des
happy few que la grève des scénaristes, survenue lors de la quatrième saison, a épargnée. Mieux encore : son créateur,
Marc Cherry, qui a alors su se montrer plein de ressources, étend son savoir-faire à sa cinquième cuvée, grâce à son cocktail détonnant alliant humour noir, situations tragiques, et une toute petite pointe (mais alors là toute petite) d’eau de rose…
Sachant tout cela, on ne peut s’empêcher, à la vue du coffret de 7 DVD de cette saison, d’esquisser un petit sourire, pensant à tous les bonus que l’on a bien pu nous concocter. Certes, on nous gratifie volontiers de quelques extraits de lecture de scénarios, très intéressants au demeurant puisqu’on retrouve tout le casting de
Desperate Housewives attablé avec les scénaristes pour le rodage des dialogues, et d’un petit documentaire de 20 minutes, sorte d’autocélébration à l’occasion du centième épisode de la série. Mais le reste s’avère plutôt décevant : quelques scènes coupées, un bêtisier et quelques commentaires du réalisateurs éparpillés dans certains des DVD, le tout laissant une forte impression de bâclé.
Pourtant, avec l’arrivée de nouveaux personnages, et le départ d’Edie Britt, alias
Nicolette Sheridan, il y avait de quoi faire, quoique l’on peut comprendre pourquoi ce dernier, qui ne s’est pas déroulé dans les meilleures conditions, soit complètement éludé. Si l’édition DVD est aussi décevante que la saison est riche en rebondissements, il convient de regarder la chose du bon côté: au-delà de cet aspect « allégé » en suppléments, reste le goût délicieux de
Desperate Housewives, une série qui se bonifie indéniablement avec le temps, et qui reste, en fin de compte, un vrai régal !
Farah Youssouf