Résumé du film Devil's fireDans DEVIL’S FIRE, Charles Burnett explore son propre passé. Enfant, il a vécu entre Los Angeles et le Mississippi, et a découvert le blues, adoré de sa mère et déclaré “musique du diable” par sa grand-mère. Son film unit la fiction et des images documentaires dans un conte sur la rencontre d’un jeune garçon avec sa famille dans le Mississippi en 1955 et les tensions entre les accords célestes du gospel et les plaintes “diaboliques” du blues. Galerie Photos : Devil's fireLes avis sur le film Devil's fire
Critiques : Devil's fire -
Télérama

" (…) peut-on encore s'extasier sur la profusion des images d'archives mises au jour par nos amis américains ? Oui, d'autant que Charles Burnett est le premier à faire une telle place aux femmes"
François Gorin (article entier disponible sur le site de Télérama)
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Aden, Le Monde

" Jolie balade initiatique, le film permet de retrouver quelques-uns des interprètes les plus bouillonnants de cette époque, comme Sister Rosetta Tharpe, Bessie Smith ou Reverend Gary Davis."
(article entier disponible sur le site du Monde)
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Première

"La reconstitution schématique de l'enfance de Burnett donne parfois la désagréable impression de visites un misée poussiéreux et fait de Devil'sFire l'un des épisodes l'un des épisodes les moins indispensable de la collection. "
N. S. (article entier disponible dans Première n°326, page 60)
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Les Inrocks

"Le contre, c'est la partie autobiographique et romanesque. (…) Le pour du film, c'est le choix des musiciens et des images d'archives qui complètent les autres épisodes de la série."
Vincent Ostria (article entier disponible dans Les Inrocks n°439, page 47)
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Figaroscope

"Du coup, la fiction perd souvent son rythme, et le documentaire ne nous satisfait pas non plus : on regrette que les superbes archives intercalées tout au long du film, défilent sous nos yeux sans aucune explication. "
Stéphane Koechlin (article entier disponible sur le site de Figaroscope).
Caractéristiques du DVDImage : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.77
Son : Dolby Digital 5.1, DTS et Stéréo Anglais
Sous-titres : Français
Bonus :
- Commentaire audio de Charles Burnett
- Entretien avec Charles Burnett
- Archive : Willie DIXON : « Nervous » (1966)
- Les chansons du film
“K.C. Moan” Memphis Jug Band / “Fune a Procession Dirge” Reverend Louis Overstreet & The Eureka Brass Band / Washboard Street Band / “Death Letter Blues” (Part One + Part Two) Son House / “Up Above My Head I Hear Music In The Air” Sister Rosetta Tharpe / Women Of The Blues Sampler : Ma Rainey, Ida Cox, Dinah Washington / “Come On In This House” Sonny Boy Willianson / “Sitting On Top Of The World” Sam Chatmon / The Masters Sampler : Reverend Gary Davis, Mississippi John Hurt, Muddy Waters, T-Bone Walker / “Spike Driver Blues” Mississippi John Hurt / “Lonesome Road” Lightnin’ Hopkins / “St. Louis Blues” Bessie Smith / “Ne vous” Willie Dixon “T.B. Blues” Victoria Spivey / “Key To The Highway” Brownie McGhee & Sonny Terry / “Boom Boom” John Lee Hooker
- Liens Internet La Collection The Blues par MARTIN SCORSESENé en Amérique, le Blues est devenu universel. Dans sa manière très particulière de raconter des histoires, il a inspiré des artistes de toute origine et continue d ’influencer la musique d’aujourd ’hui.
Nous espérons que cette collection de 7 films permettra à un nouveau public - et surtout aux plus jeunes, fans de rock ou de hip hop – de découvrir le Blues, d’en apprécier le génie, d’en saisir l’origine (la lutte contre l’esclavage) et d’en comprendre les liens avec la musique qu’ils écoutent. Notes de CHARLES BURNETT, réalisateurSon House
Historiquement ,il y a une relation complexe, voire un antagonisme, entre le blues – la musique du diable, de Satan – et l’Eglise au sein de la communauté noire. Beaucoup d’interprètes, des femmes en particulier, ont quitté l’Eglise pour faire carrière dans le blues, puis revenir à l’Eglise sur la fin de leur vie. Dans DEVIL’S FIRE nous mentionnons Son House, qui fut un temps prédicateur, fit de la prison pour meurtre – légitime défense -, tenta à sa libération de redevenir prédicateur, pour finalement revenir au blues. “Georgia Tom“ (de son vrai nom Thomas Dorsey) écrivit des chansons au contenu ouvertement sexuel pour Bessie Smith et d’autres avant de signer quelques magnifiques compositions religieuses. Sister Rosetta Tharpe et le révérend Gary Davis ont fait de même. Notes de Gérard HERZHAFT sur le film et ses artistesGérard HERZHAFT est l’auteur de "La Grande Encyclopédie du Blues" parue en France chez Fayard (2002).
Gospel versus blues – La musique du diable
En apparence, tout sépare le blues, la “musique du diable” dont il est constamment question dans le film de Charles Burnett, de la musique religieuse. Mais, comme le montre le film, ce déchirement qui tiraille le jeune héros entre les deux musiques, celle de Dieu et celle du Diable, celle du père et celle de la mère, est loin de reposer sur des cloisons étanches. En fait, Gospels et Spirituals sont certainement les racines les plus anciennes et les plus profondes de toutes les musiques américaines, dont le blues. La musique d’église a irrigué non seulement la musique mais les âmes de l’immense majorité des grands créateurs du genre. |
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