Le contexte historique
Argentine, 1976. Ce pays, réputé pour sa proximité avec l’Europe et son style de vie, son architecture, sa culture et sa sophistication, va entrer dans l'un des épisodes les plus sombres de son histoire moderne avec l'avènement de la dictature militaire du Général Videla. Des événements qui changeront le peuple argentin pour toujours et associeront l’Argentine à d'horribles crimes contre l’Humanité. La Commission Argentine des Droits de l’Homme accuse le régime de 2300 assassinats politiques, quelques 10 000 arrestations et la disparition de 20 000 à 30 000 personnes entre 1976 et 1983. Comme dans d’autres pays d’Amérique Latine, les « Disparus » appartenaient aux classes pensantes de la population : professeurs, journalistes, étudiants, poètes, politiciens et activistes des droits civiques. Durant cette sombre période, le simple fait d’exprimer son désaccord avec les idées du gouvernement était une raison suffisante pour disparaître. Les gens étaient traînés de force hors de chez eux, de leurs lieux de travail ou simplement enlevés en pleine rue. Beaucoup étaient torturés, mutilés et relâchés. La plupart ont simplement disparu, sans laisser la moindre trace. Aujourd'hui encore, leurs familles et leurs proches cherchent à savoir ce qui leur est arrivé.