Étonnante époque. Lorsque je suis allé voir Ollivier, patron de la télévision à ce moment-là, pour lui expliquer ce que je voulais faire du "Dom Juan" de Molière, c'est à dire une version critique comme au théâtre, intemporelle mais tournée en 35mm dans des décors réels vidés de leur substance historique et faisant de l'action une quadruple insurrection individualiste contre le "père" sous les formes de Dieu, du Roi, du vrai Père et bien entendu du Commandeur, le tout avec exactement les moyens d'un film de cinéma, il m'a dit : "Je ne sais pas si tout ça est dans Molière mais vous avez le droit de le faire." Ce qui a donné les interprétations, restées je crois dans les mémoires, de Piccoli et de Brasseur.