Un film de
Andrew Davis, avec
Arnold Schwarzenegger,
John Leguizamo, Francesca Neri,
Elias Koteas,
John Turturro et Cliff Curtis
SYNOPSIS :
La vie de Gordon Brewer, pompier à Los Angeles, va basculer : sa femme et ses enfants sont tués dans un attentat terroriste contre l'ambassade de Colombie. L'enquête officielle américaine n'avançant que très peu, Gordon part lui-même en Colombie sur les traces des terroristes qui ont assassiné sa famille.
L’AVIS DE LA REDACTION
D’accord,
Arnold Schwarzenegger, vous l’aimez bien, et nous aussi. Et on est prêts à lui pardonner ses excès. Mais quand même, des fois, on se demande s’il n’en profite pas légèrement, et s’il ne pousse pas le bouchon un peu loin… On n’est pas aveugle, tout de même ! Et, dans DOMMAGE COLLATERAL, Arnold met le paquet…
Tout d’abord, petit rappel : quand Schwarzie décide d’obtenir quelque chose, il l’obtient, quels que soient les moyens mis en œuvre. Et cette fois-ci, ce qu’il veut, c’est retrouver le terroriste responsable de la mort de sa femme et de son petit garçon. Quitte à se rendre seul, sans armes ni cartes, en Colombie, au beau milieu d’une jungle en pleine guerre civile. Qu’à cela ne tienne : en deux temps trois mouvements, Arnold est dans la place.
Ce petit voyage, qui place le héros dans un environnement naturel hostile, permet de renforcer la tension et le suspense du film, et de le sortir du carcan habituel. A cette qualité s’ajoute un foisonnement presque incessant de scènes d’action toutes plus spectaculaires les unes que les autres, émaillées de cascades, effets pyrotechniques, et autres explosions en tous genres. Cela est à la fois la force et la faiblesse du film, mais il faut reconnaître au metteur en scène un certain sens du rythme et du récit.
De toute façon, si vous avez déjà vu des films d’action avec Schwarzenegger, vous devriez voir à peu près de quoi il s’agit, et ne pas être trop surpris. DOMMAGE COLLATERAL, c’est du bon et du pur Schwarzie, mais c’est bien réservé, vous l’aurez compris, aux fans inconditionnels de l’acteur.
Sarah Beaufol
NOTES DE PRODUCTION :
Lancé à la poursuite des assassins de sa femme et de son fils, le capitaine des pompiers Gordy Brewer débarque en Colombie avec pour seules armes sa soif de revanche, un passeport, quelques dollars et une détermination sans faille. Progressant de checkpoint en checkpoint, il découvre la réalité quotidienne de la guerre civile et son sinistre cortège de violences et d'absurdités.
Steven Reuther (producteur) :
"Gordy est un homme comme vous et moi. C'est à travers ses yeux que nous percevons ce désolant spectacle, qui ne peut manquer de nous interroger.
Depuis le 11 septembre, l'expression "dégâts collatéraux" est malheureusement entrée dans le langage courant. Les dramatiques expériences de Gordy n'en sont pas plus accessibles."
Le personnage de Gordy Brewer reflète aussi le mélange d'horreur et d'incrédulité que le producteur David Foster ressentit lors de l'attentat de Lockerbie, où disparurent en 1988 les 270 passagers d'un vol TWA.
David Foster (producteur) :
"J'ai été bouleversé en voyant arriver sur place les familles des victimes. Je me suis mis à leur place et je me suis demandé comment j'aurais réagi dans cette situation. DOMAGE COLLATERAL pose les mêmes questions et c'est ce qui m'a accroché, depuis quelques années, dans cette histoire."
Le sujet original de DOMMAGE COLLATERAL, est dû au scénariste et chef monteur Ronald Roose, qui le proposa à son ami et collègue David Foster, producteur de succès internationaux comme
La Riviere Sauvage et
Le Masque De Zorro. Foster mesura tout de suite le potentiel de l'histoire et en supervisa de près le développement avant d'être rejoint par le producteur et PDG de Bel-Air Entertainment Steven Reuther (
Volte/face). Le scénario est l'œuvre des frères Peter et David Griffiths.
Andrew Davis (
Le Fugitif et
Meutre Parfait), qui avaite travaillé& avec Reuther sur
Piege En Haute Mer, s'imposa d'emblée comme le réalisateur idéal de ce thriller à facettes, conjuguant drame, action et politique.
Arnold Schwarzenegger se vit présenter le script durant un séjour en montagne, alors qu'il partageait avec Reuther…un télésiège sur les hauteurs enneigées de Sun Valley.
Arnold Schwarzenegger :
"C'est la troisième fois que l'on me fait le coup, après Batman Et Robin et L'Effaceur ! J'ai aimé le côté action, mais aussi le drame et les frustrations de Gordy, les éléments émotionnels et le réalisme du traitement."
Père de famille, l'acteur ressentit une sympathie immédiate pour son personnage.
Arnold Schwarzenegger :
"Lorsque vous êtes viscéralement attaché aux vôtres, pouvez-vous imaginer un instant de les voir se faire massacrer sous vos yeux ? Il ne m'était vraiment pas difficile de partager la douleur de Gordy."
FICHE ARTISTIQUE :
Arnold Schwarzenegger : Gordy Brewer
Cliff Curtis : Claudio "El Lobo"
Francesca Neri : Selena
Elias Koteas : l'agent de la CIA Peter Brandt
John Leguizamo : Ramirez
John Turturro : Sean Amstrong
Rick Worthy : Ronnie
Jsu Garcia : Roman
Miguel Sandoval : Phipps
Harry J. Lennix : Dray
Michael Milhoan : Jack
Lindsay Frost : Anne Brewer
Raymond Cruz : Junior
FICHE TECHNIQUE :
Réalisateur :
Andrew Davis
Scénariste : Donald Roose
Producteur : David Foster
Compositeur :
Graeme Revell
Directeur de la photographie : Adam Greenberg
Monteur : Dennis Virkler
Chef décorateur : Philip Rosenberg
Producteur exécutif : Howard W. Koch Jr.
Nicholas Meyer
Producteur associé : Mitchell E. Dauterive
L’AVIS DE LA PRESSE :
Studio Magazine :
" Terminator-Schwarzy, qui en a pourtant vu d’autres, se caricature lui-même et donne à son personnage une dimension comique involontaire. Le réalisateur Andrew Davis (PIEGE EN HAUTE MER, LE FUGITIF…) assure, lui aussi, le service minimum et offre de l’action non-stop, teintée d’un manichéisme trop prévisible."
Thomas Baurez (article entier disponible dans Studio Magazine n°180, page 16)
CinéLive :
" Pour autant DOMMAGE COLLATERAL ressasse les ingrédients de l’artillerie hollywoodienne sans trop céder au jeunisme fébrile. Une louche d’exotisme, y compris dans la distribution (John Turturro arrondit ses fins de mois sans peine, Franessca Neri s’exporte avec classe), des artificiers qui s’en donnent à cœur joie, un rebondissement qui a le mérite de semer – une demi seconde – le doute sur le jusqu’au-boutisme du guerrier, Arnold mimant la rage du veuf éploré d’un négligé de maxillaire, et le tour est joué."
Philippe Paumier (article entier disponible dans Cinélive n°59, page 48)
Chronic’art :
" De quoi faire abondamment pleurer dans les chaumières américaines… Pourtant, une fois écarté le battage médiatique autour des œuvres "à caractère sensible", le film d’Andrew Davis s’avère aussi inoffensif qu’un piteux nanar de série Z.
Comme à l’accoutumé, Hollywood nous ressert le discours simpliste et partial qui lui sert de politique internationale, du genre "c’est pas moi, c’est lui…"."
Elysabeth François (article entier disponible sur le site de
Chronic’art)