Comme si le cinéma ne pouvait créer tout seul ses petites histoires, il farfouille dans les livres, lorgne du côté des séries TV, et depuis quelques temps, transforme les gamers en spectateurs en s'attaquant aux jeux vidéos. Et pourtant, des cheveux longs de
Christophe Lambert dans
Mortal Kombat aux moustaches de
Super Mario Bros, du défilé de Barbie Jolie dans
Lara Croft : Tomb Raider, à la robe déchirée de
Milla Jovovich dans
Resident Evil, les adaptations de jeux auraient presque donner envie aux joueurs de rester derrière leurs consoles. Mais la mode continue, puisque l'on attend encore sur grand écran
Tekken,
Halo,
Silent Hill,
Alone in the Dark… - la liste est encore longue.
Quoi de plus logique donc, de s'attaquer à l'une des Bibles du jeu vidéo, au Saint Graal des gamers :
Doom. Jeu culte s'il en est et point départ de toute une série de jeu en FPS (first person shooter), soit en caméra subjective où l'on ne voit pas plus loin que le bout de son gun,
Doom avait révolutionné le monde du jeu il y a plus d'une dizaine d'années. Le genre où l'on
fight à loisir et à tout va toutes les méchantes bestioles que l'on croise dans les dédales d'un sombre labyrinthe étrangement répétitif. Le moins que l'on puisse dire, est que le jeu ne brillait donc pas par la finesse et l'originalité de son scénario. Et sur ce point, le film a parfaitement réussi son adaptation.
Soyons direct :
Doom le film sent bon le Mâle et les gros flingues, accumule les clichés à une vitesse phénoménale, frôle la série Z et le ridicule mais se transforme vite fait bien fait en énorme nanar pour soirée arrosée. Heureusement, les acteurs ne se prennent pas au sérieux, The Rock en premier lieu, montagne de muscles, tatouages sur le corps et gros gros flingue sous le bras, qui, après avoir joué les momies joue les soldats zombies et nous répète à loisir que
« l'on n'est pas la pour se poser des questions ». Alors on profite du spectacle, on décompresse, on sourit quand le réalisateur ose une séquence en 3D et caméra subjective - et l'on oublie la moitié du film une heure après. Mais finalement ce n'est pas si grave, car
Doom fait du bien par où il passe. Un bon gros film de bourrin chargé à bloc de testostérone à voir pour calmer les nerfs, rire un peu et surtout déconnecter les neurones !
Aurélie Maulard