De toute évidence, l’agonie due au virus n’a rien de poétique. Marshall a de nouveau sollicité
Paul Hyett, maquilleur prosthétique sur
The Descent, pour imaginer le virus.
C’est ainsi qu’il a collaboré à l’ensemble des effets prosthétiques de
Doomsday qui ont nécessité des dizaines de litres de sang. Les séances de maquillage du virus, baptisé « la Faucheuse », ont débuté dès le premier jour de tournage : un patient qui présente des symptômes est transporté dans un hôpital londonien, ce qui laisse craindre aux pouvoirs publics que le virus est réapparu. « Neil souhaitait que ça ait l’air aussi répugnant que possible, » se souvient Hyett. « On voulait donner le sentiment que si un malade vous toussait dessus, vous pouviez en mourir ! J’ai étudié les symptômes de plusieurs maladies, notamment de mycoses et de maladies vénériennes. On trouve toutes sortes de maladies de peau peu ragoûtantes sur Internet... » Hyett a ensuite effectué plusieurs essais caméra afin que Marshall puisse choisir l’aspect lui semblant le plus repoussant à l’image. Après réflexion, il les sélectionna tous, en demandant à Hyett de croiser les différents pustules, rougeurs, furoncles et plaies pour concocter le « style » de la Faucheuse. L’équipe n’a pas ménagé ses efforts pour qu’aucun détail répugnant ne soit épargné, s’attachant particulièrement à l’apparence des yeux (souvent négligés, selon Hyett). Les yeux ont ainsi été creusés, si bien qu’on a le sentiment que l’infection ronge la paupière. Des lentilles de contact ont également été utilisées pour en renforcer l’aspect jaunâtre.