Traditionnellement, un groupe de chaâbi est formé d’une dizaine de musiciens mais, pour la tournée de concerts entamée à Marseille en 2007, l’orchestre El Gusto en réunissait quarante-deux : tous ceux que la réalisatrice a réussi à retrouver à force d’opiniâtreté, tous anciens élèves du grand maître El Anka. Seize d’entre eux apparaissent dans le film de
Safinez Bousbia : souvenirs, témoignages, promenade dans un monde disparu, moments d’émotion et sens de l’humour que les vicissitudes de la vie, souvent douloureuses, n’ont pas altéré chez ces adeptes d’el gusto.