En mai fait ce qu'il te plait

En mai fait ce qu'il te plait

Un film de avec 8 films d’animation de A. Dubosc au féminin français et internationaux à partir de 8 ans.
Film à partir de 4/6 ans
Genre : Comedie Dramatique - Durée : 1H00 mn
Sortie en salles le 20 Février 2002
Spectateurs

Résumé du film

LE PROGRAMME

Avec le programme de courts-métrages d'animation EN MAI FAIT CE QUI TE PLAIT, Lardux Films présente quatre nouvelles productions de son cru et quatre autre films français et étrangers. Ce titre printanier évoque la liberté et c'est bien ce sentiment que véhicule le programme, une liberté propre au court-métrage, propre au cinéma d'animation d'auteur.
Le programme s'est construit autour d'un lien qui rassemble les huit films, chacun brossant à sa manière le portrait d'un personnage féminin.
Qu'il s'agisse de petites filles, de femmes ou de créatures "simili féminines", les auteurs s'intéressent à la psychologie de leurs personnages et arrivent à en faire ressortir de la tendresse comme de la dureté. Différentes histoires nous parlent avec émotion de leurs aspirations et de leurs craintes, à travers la solitude, la maturité, la sollicitude et l'amour.

Associant arts plastiques et langage cinématographique, le cinéma d'animation est un genre en soi, le fruit d'un travail souvent individuel ou alors celui d'une toute petite équipe. Non seulement chacun des éléments visuels du film est entièrement conçu par l'auteur (personnages, décors, objets…), mais la mise en mouvement des images et l'univers sonore du film sont également des créations à part entière. Les techniques d'animation employées – ici de l'animation en 2D (traditionnelle et par ordinateur) et en 3D (images de synthèse) – ne sont qu'outils pour transcrire une histoire, transmettre une émotion et "animer" (donner une âme à) son style graphique personnel.

Ainsi découvrira-t-on dans cette sélection de films, une mise en mouvement d'un trait expressif et franc dans Blanche Faience, les rencontres de l'image de synthèse avec l'aquarelle dans L'Enfant De La Haute Mer, des gravures animées, sur plâtre dans A Noite, des dessins enfantins relevés par la légèreté du croquis dans Film Avec Fille, du pastel sec dans L'Amante, des gravures animées en numérique dans Un Jour, un univers où visuels dessinés et réels se mêlent dans On A Beau Être Bête, On A Faim Quand Même et un traitement en images de synthèse d'un monde imaginaire surprenant d'hyperréalisme dans La Mort De Tau.
Huit films plein de poésie, réalisés par de jeunes artistes.
Un avant-goût de printemps.


LES FILMS :

BLANCHE FAIENCE


Un film de Gérard Olivier
Dessin animé, 2001, France, porduction : Lardux Films

"Moi, quand je serai grande, je serai réla… Réalisatrice de cinéma !"

A propos du film
"J'avais le projet de réaliser un court-métrage en prises de vue réelles, en noir et blanc, où l'on ne verrait que des gros plans (de main, de vaisselle…) sur fond de dialogues et de bruitages. J'ai commencé à tourner avec une caméra que j'ai empruntée, mais l'appareil a déraillé… Suite à une rencontre avec une dessinatrice, j'ai décidé de reprendre ce projet, de garder la bande-son initiale et de l'illustrer par des dessins. Ainsi est née BLANCHE FAIENCE."


L'ENFANT DE LA HAUTE MER

Un film de Laëtitia Gabrielli, Pierre Marteel, Mathieu Renoux et Max Tourret.
Images de synthèse, 2000, 7 minutes, France, Production : Supinfocom.

Seule dans son village désert parmi les flots, une petite fille vit dans l'attente d'une visite. Un jour, elle croit voir quelque chose…

A propos du film
"Le film est un travail que nous avons mené durant nos deux années d'études à Supinfocom, d'abord à trois, puis à quatre. Tout en apprenant la technique de l'image de synthèse, nous avons décidé d'adapter la nouvelle de Jules Supervielle en un scénario de court-métrage et, en même temps, d'exploiter l'univers graphique des dessins à l'encre de Victor Hugo."


A NOITE (LA NUIT)

Un film de Regina Pessoa
Gravure sur plâtre peint, 1999, 6 minutes et 53 secondes, Portugal, production : Filmografo.

Les peurs d'une fillette face à la nuit, face à sa mère…

A propos du film
"Au départ, j'avais envisagé de faire un film en marionnettes. J'avais réalisé le storyboard avec des dessins couleur prune, où apparaissaient des ombres, une texture… Une ambiance particulière s'en dégageait et j'ai voulu trouver un moyen pour respecter ce graphisme. J'avais été très marquée par le film de Piotr Dumala, Kafka ; je savais qu'il avait animé de la gravure sur plâtre, mais je ne savais pas comment et j'ai commencé ma propre recherche. J'ai mis au point une technique et la réalisation de A NOITE a duré trois ans. Ce film est très personnel : j'avais peur du noir lorsque j'étais petite, et je tenais à raconter quelque chose que j'avais vécu, un sujet fort que je connais bien. C'est d'ailleurs ma propre mère qu'on entend chanter à la fin du film…"


FILMS DJEVOCJICOM (FILM AVEC FILLE)

Un film de Daniel Suljic, 2000, 8 minutes et 30 secondes
Croatie, production : Zagreb Film

Cette petite fille va-t-elle changer suite à ses différentes expériences ?

A propos du film
"Dans mes précédents films, j'ai expérimenté différentes techniques d'animation (poudre de café, papier journal découpé…). Le récit de FILM AVEC FILLE imposait un certain style graphique, un dessin ayant la simplicité, le dynamisme et la spontanéité du croquis. Pour animer cela, j'ai choisi la peinture à l'huile sur plaque de verre. J'apprécie la rapidité que permet cette technique. Dans mes films, dont la plupart sont en noir et blanc, je suis plus graphiste que peintre."


L'AMANTE

Un film d'Alexandre Dubosc, Images de synthèse, 2001, 7min 30 sec.
France, production : Lardux Films

Un soir, dans une chambre de château, une femme étrange reçoit la visite d'un homme. Après leur amour passionné, elle l'assassinera sauvagement, car elle n'est autre qu'une mante religieuse…

A propos du film
"Mon film a été entièrement conçu dans un premier temps en 3D, et ensuite, je me suis fabriqué des outils pour pouvoir manipuler les images en 2D, dissociant les lumières des ombres, travaillant l'effet de matière et des subtilités dans le mouvement (de la caméra et du personnage). Ce traitement à l'aspect "manuel" donne à l'image un côté aléatoire et imparfait qui évite l'aspect "froid" de la synthèse. Le film étant constitué de 60 plans, nous avons, pour ainsi dire, travaillé sur 60 tableaux en même temps. Le rendu graphique a évolué tout au long de sa fabrication, et au final, nous avons la même finition sur l'ensemble des plans, ce qui n'aurait pas été le cas si nous avions procédé avec une technique traditionnelle d'animation sur papier (le travail aurait été bien plus long !). Avec ce mélange de techniques, j'espère arriver à déstabiliser les gens de la 3D et montrer à ceux de la 2D qu'une porte est ouverte et qu'un compromis entre les deux techniques est possible, le plus important étant avant tout de s'exprimer, quel que soit l'outil."


UN JOUR

Un film de Marie Paccou, 2D numérique, 1997, 4 minutes et 21 sec.
France, production : Ensad / 2001.

Un jour, un homme est entré dans mon ventre…

A propos du film
"Au départ, je pensais faire une bande dessinée à partir de l'idée principale du film. Je l'imaginais en gravure en eau-forte, une technique pleine de nuances. Mais le logiciel que j'avais appris à maîtriser traitait le dessin en vectoriel et ne permettait pas le rendu en matières. J'ai donc choisi un style graphique se rapprochant de la gravure sur bois."


ON A BEAU ETRE BETE, ON A FAIM QUAND MEME

Un film d'Anne-Laure Daffis et Léo Marchand, animation 2D, 2001, 11 min, France, Production : Lardux Films

Mireille et Tirambic sont amoureux,
Ça se sent,
Ça s'entend,
Ça se voit
Et ça se mange.

A propos du film
"Le film parle des choses du quotidien toutes bêtes et de l'après-quotidien, à travers l'histoire d'un homme et d'une femme qui s'aiment et qui finissent par disparaître, nous rattachant à des questions de vie plus métaphysiques.
Nous avons utilisé deux techniques : l'animation traditionnelle – venant des arts plastiques, nous restons attachés à la technique toute simple du dessin, à la feuille et au crayon – puis l'ordinateur, aui permet souplesse, commodité et rapidité, et qui donne droit à toutes les erreurs et à toutes les recherches possibles."



LA MORT DE TAU

Un film de Jérôme Boulbès, Images de synthèse, 2001, 10 min et 14 sec, France, Production : Lardux Films.

Au beau milieu d'un désert, Tau, sorte de larve géante, se meurt. Autour de cette agonie, toutes sortes de petites créatures entrent en conflit…

A propos du film
"Pour la production du film, j'ai contacté Lardux parce qu'il était important pour moi de travailler avec des gens de cinéma et non pas des gens de post-production (comme le sont bon nombre de studios qui produisent occasionnellement des courts-métrages). Bien que n'ayant jamais produit un film en images de synthèse, Lardux a abordé mon projet comme un film "normal", sans a priori sur la technique. Nous avons beaucoup parlé de cinéma et de problématiques d'ordre artistique au-delà de la technique (scénario, montage, musique, son…) et, à chaque étape, ils ont trouvé la bonne personne pour travailler avec moi. Ils croient en ce qu'ils font et prennent des risques. J'apprécie leur démarche de produire des films "accessibles" (comme le mien) et d'investir leurs bénéfices dans la production de films plus expérimentaux, voire engagés"


L’AVIS DE LA PRESSE :

Première :
" Une histoire simpliste, telle qu'une enfant confrontée à la peur du noir (La Nuit, de Régina Pessoa), prend une dimension émotionnelle inédite grâce au matériau animé, de la gravure sur plâtre peint. Dans l'ensemble austères, voire déprimants, ces films sont évidemment déconseillés aux plus petits… "
(article entier disponible dans Première) n°300, page 39)

Télérama :
" Cet assortiment inégal de dessins animés concocté par Lardux ne possède assurément pas l'attrait des sucreries translucides dont raffolent les enfants. "
Isabelle Fajardo (article entier disponible sur le site de Télérama)

Duree : 1H00 mn
Sortie en salles le 20 Février 2002
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Bande-annonce

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