Rien de très original sous le soleil de Marseille pour ce second film d’
Isabelle Mergault : Anne-marie s’ennuie dans son mariage et sa grande villa, ment comme elle respire, et vit une histoire d’amour passionné avec son bel amant, Léo.
Gilbert, son mari chirurgien, a la bonne idée de mourir rapidement, lui laissant argent et liberté. Le film pourrait donc se terminer là. Anne-Marie aurait vécu heureuse en Chine avec son réparateur de bateau, ils auraient adopté beaucoup d’enfants, etc. Mais il faut bien remplir les 90 minutes restantes…
Arrivent alors le fils de Gilbert et d’Anne-marie, le grand-père (forcément grabataire), les frères et sœurs, et avec eux, une série de gags et de quiproquos attendus entre la veuve pas du tout éplorée et l’insupportable famille, persuadée qu’elle l’est.
On suit donc Anne-marie au cimetière, prise d’un fou rire, compris comme une crise de larme, Anne-marie fuguant au bord de la mer rejoindre son grand amour, perçu comme une tentative de suicide, Anne-Marie filant sur son vélo au beau milieu de la nuit, si bien que son fils songe à la placer en maison de repos… Malheureusement, tout cela s’enchaîne mais la mise en scène reste plate.
On aurait pu espérer quelques jolis moments dans les rapports entre Léo et Anne-Marie.
Mais ici encore,
Enfin veuve passe à côté. On ne croit pas un instant à ce soi-disant grand amour, résumé à un échange de phrases convenues.
Seule Michelle Laroque se débat pour donner de la vie et de l’humanité à son personnage, et y arrive parfois, touchante et drôle dans son indécision. Mais ça ne suffit pas…
Marianne Fakinos