Résumé du film Entre les Bras, la cuisine en héritage
En 2009, Michel Bras, à la tête d'un des meilleurs restaurants au monde (3 étoiles, 19,5/20), décide de passer la main à son fils Sébastien.
Un père et son fils. Tous les deux à un moment crucial de leur carrière.
Est-il possible de transmettre l'oeuvre d'une vie ? Est-il si facile pour un fils de se faire un prénom ?
Ce film est à la fois un magnifique hommage à l'un des plus grands chefs de France et une belle réflexion sur la transmission d’un savoir-faire, d’un héritage.
Galerie Photos : Entre les Bras, la cuisine en héritage
Les avis sur le film Entre les Bras, la cuisine en héritage
Critiques : Entre les Bras, la cuisine en héritage
Les Fiches du Cinéma
" Dans quelques séquences, Lacoste parvient ainsi à capter de grands moments de grandes vies. Car son procédé est honnête. La caméra n'est pas omnisciente, le réalisateur présent. "
Jean-Baptiste Morel (article entier disponible dans Les Fiches du Cinéma n°2022, page 14 ou sur le site Les Fiches du Cinéma)
VSD
" (...), ce documentaire magnifiquement attentif raconte aussi bien la poignante transmission d'un héritage paternel que l'histoire muette déposée sur nos papille par les produits et les harmonies gustatives des chefs-d'oeuvre de la haute gastronomie. "
B.A. (article entier disponible dans VSD n°1803, page 62)
Le Monde
Le Monde " Entre le quotidien et la création, rien ne manque : le riche creuset familial et les saveurs de l'enfance, la foulée de la terre, silencieuse et pensive, au rythme nécessaire des grandes respirations. "
Noémie Luciani (article entier disponible dans Monde du 14/03/2012)
Télérama
" Son film célèbre le plateau de l'Aubrac, dont Michel Bras le contemplatif a su extraire des miracles gustatifs. "
Guillemette Odicino (article entier disponible dans Télérama n°3244, pages 64-65)
Première
" D'abord documentariste, Paul Lacoste se fait peintre impressionniste, traquant dans un geste ou un regard ce que les mots peinent à révéler. Sa quête des sens finit par payer "
P.J. (article entier disponible dans Première n°421, page 28)
Bonus :
- Entretien avec Paul Lacoste (9’10)
- Les scènes coupées (79’)
- Le film-annonce (1’55)
+ 1 Livre de recettes : De la cueillette à l’assiette : 16 recettes inédites imaginées par Michel et Sébastien Bras (les asperges vertes panées, l’aubergine croustillante, l’oignon doux en tarte, les pois mangetout sautés, …)
Il y a dix ans, vous consacriez déjà un documentaire à Michel Bras : Entre Les Bras est-il une suite ? Paul Lacoste : On peut dire ça. Dans le premier film, on voyait Michel reprendre son fils sur l’orthographe du mot « échalote » – c’est peut-être de là qu’est venue mon envie de faire ce deuxième film autour de Sébastien. A l’époque, j’étais attiré par ce jeune homme qui, bien que n’ayant pas la même personnalité que son père, avait un profil intéressant. J’ai senti en lui une vibration, à laquelle il me fallait un jour rendre justice. Il avait un peu moins de 30 ans, c’était un cuisinier très précis, méticuleux et totalement investi par le destin. Cette posture de second de cuisine brillant m’avait touché. Pour moi, il était en quelque sorte l’équivalent d’un chef opérateur dans le milieu du cinéma : ils sont aux côtés d’un réalisateur et ils rendent les choses possibles. Dix ans plus tard, Sébastien est resté un grand technicien, et son expression culinaire personnelle commence à exploser. Quand je lui ai parlé de ce film, je lui ai proposé une espèce de carnet de bord d’une création. L’idée était de lui faire prendre un risque – c’est souvent ce que je cherche dans mes films. Je voulais qu’il se lance, qu’il crée un nouveau plat, sans pour autant savoir s’il allait réussir.
Votre première rencontre avec Paul Lacoste remonte à plus de dix ans : vous en souvenez-vous ? Michel Bras : Il m’avait envoyé une espèce de lettre d’amour, une lettre de passionné. J’avais ressenti de formidables vibrations alors je me suis lancé dans son film, sans vraiment savoir à quelle sauce j’allais être mangé. Bien sûr que j’ai eu peur, mais j’étais en confiance. Quand il a voulu prolonger sa série1, je l’ai un peu aidé, je lui ai suggéré des noms. Et puis un jour, il m’a dit qu’il aimerait bien terminer par Sébastien. C’était assez flatteur pour moi, pour mon couple, par rapport à tout ce que l’on avait cherché à accomplir. Parce que la famille a toujours été au centre de notre démarche.
Il y a dix ans, votre père était au cœur d’une aventure documentaire et culinaire aux côtés de Paul Lacoste : quel besoin aviez-vous, Sébastien Bras, de participer à votre tour à un nouveau film ? Sébastien Bras : Ce n’était pas une demande de ma part, l’idée est venue de Paul. Après son premier film sur Michel, il nous a proposé de prendre une autre photo de la maison Bras. Pour découvrir, entre autres, que la donne avait changé. Je crois que son film restera le témoin privilégié de cette période charnière. Paul nous a suivis partout, y compris jusqu’au Japon, et on n’a jamais cessé de réfléchir ensemble à ce qui m’avait construit en tant que cuisinier, à ce processus de transmission qui s’enclenchait. Quand on a sans arrêt le nez dans le guidon, ça n’est pas forcément évident de réfléchir de la bonne manière à ce qu’on est, à ce qu’on fait. Du coup, avoir quelqu’un à nos côtés, au quotidien, nous a fait prendre conscience d’un certain nombre de choses.