Afin d’explorer le sentiment de solitude inhérent à chaque être humain et la question du « soi » (comment se voit-on ? Comment nous voit-on ?), Axelle Robert suit un petit tailleur mélancolique en pleine quête d’un sens à sa vie.
Si la réalisatrice est particulièrement habile pour les séquences versant dans l’absurde (les scènes de cours du soir sont les plus réussies), elle se montre plus maladroite lorsqu’il s’agit d’explorer véritablement le propos du film. La rencontre entre le tailleur et Jean-Jacques Rousseau, bizarrement « plantée » au milieu du film, est trop bavarde pour être honnête, quant aux intermèdes musicaux (sensés faire partager la mélancolie des personnages), ils dévorent près d’un quart du film, n’offrant rien de plus qu’un sentiment de contemplation.
Reste tout de même un film étrange, mais attachant.
A savoir :
Etoile Violette fait partie de la collection « Décadrage » de Shellac Distribution. Pour sa sortie en salles, il est conjointement diffusé avec
Un Camion En Réparation d'
Arnaud Simon, autre moyen-métrage de cette collection.
Eléonore Guerra