Résumé du film Expérience africaineDe Marciac à Conakry, le film s’attache aux pas de six adolescents, élèves du collège de jazz de Marciac, réunis par leur passion de la musique et leur soif de découvrir le monde. Dans la première partie du film on assiste à leurs apprentissages avec les musiciens du groupe guinéen Folifo (composé des anciens musiciens de Momo Wandel, le doyen du jazz africain) et à leurs progrès au fil des répétitions avant le grand concert estival en public au 30° festival Jazz in Marciac. Dans la deuxième partie, on part avec eux en Guinée, dans les familles des musiciens de Folifo, découvrir un continent, une culture, une musique, une autre façon de vivre. La caméra saisit leurs premières impressions et recueillie leurs réflexions tout au long de ce voyage musical, culturel et humain dont ils garderont à jamais l’empreinte, et qui se terminera lui aussi par un concert, devant un public africain cette fois-ci. 5 vidéos : Expérience africaineLes avis sur le film Expérience africaine
Notre critique : Expérience africaine De Marciac à Conakry, un voyage de classe à part-
Comme Au Cinema

Ici pas de Choco BN écrasés, ni de sandwich ramolli pâté/carottes râpées au fond du sac, sur fond de visites des châteaux de la Loire. Non, quand on est élève au collège de Marciac on peut choisir l’option jazz et donc faire des activités légèrement différentes…
La caméra de Laurent Chevalier va suivre six collégiens et apprentis musiciens gersois (et on l’entend l’accent) qui vont faire la rencontre du groupe de musique guinéen Folifo. Si le groupe est d’abord invité dans le collège de Marciac, ce sont les adolescents qui vont ensuite leur rendre visite en Guinée. Saluant l’initiative de Jean-Louis Guilhaumon (maire de Marciac, proviseur et grand sauveur du seul collège option jazz d’Europe), Laurent Chevalier filme non seulement la rencontre entre deux mondes, celui de la France et de la Guinée, mais aussi celui de l’adolescence et de l’âge adulte.
Proche d’un Etre Et Avoir sur des ados musicos, le documentaire capte quelques moments d’échange sympathiques entre les jeunes et le groupe guinéen. Comme le premier repas en Guinée entre les enfants et les musiciens, ou lorsque le stress se lit sur les visages des adolescents avant qu’ils ne montent sur scène. Mais mis à part ces quelques instants, Laurent Chevalier, en bon élève, nous livre un témoignage un peu trop figé. On aurait peut-être souhaité qu’il nous entraîne et nous soulève de nos chaises, ou alors en apprendre un peu plus sur le « jazz africain ». On sort de là avec la sensation d’avoir regardé des photos de vacances de gens qu’on ne connait pas. Alors bien sûr, certaines valent le coup d’œil, mais Expérience Africaine se révèle plutôt comme une chouette vidéo souvenir pour les musiciens et les adolescents qu’un documentaire passionnant.
Joséphine Avril
Critiques : Expérience africaine -
Ouest France

" Un voyage émouvant de fierté, de souvenir et d'authenticité.
(article entier disponible dans Ouest France du 25/03/2009)
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Télérama

" Instructif et diablement dansant... "
(article entier disponible dans Télérama n° 3089, page 60)
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Positif

"Le documentaire de Chevallier, au but pédagogique explicite, a le grand mérite de reprendre ce thème en une variation toutes neuve, basée sur une aventure, une "expérience",(...)."
P.L.T (article entier disponible dans Positif n°578, page 52/53)
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Le Monde

" Un document sympathique, bon enfant."
Jean-Luc Douin (article entier disponible dans Monde du 25/03/2009)
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TéléCinéObs

" Filmée au jour le jour, cette chronique initiatique donne lieu à une jolie série de portraits de musiciens unis par une passion commune qui ne connaît ni frontière ni couleur de peau. "
X. L. (article entier disponible dans TéléCinéObs n° 2316, page 38)
Note du producteurC’est la dimension du sujet qui nous a intéressés lorsque Laurent Chevallier est venu nous présenter son projet. Il ne s’agit pas seulement en effet d’un film musical de qualité -étant donné le niveau international des musiciens de jazz qui y figurent- mais d’un film qui permet d’assister à un moment magique, celui du changement de regard d’adolescents à un âge où l’on est plutôt centré sur soi même. Ces jeunes vivent une expérience unique, d’abord en jouant dans le cadre de leur collège de province avec des jazzmen de renom, puis en quittant leur famille et leur petit village pour aller en Afrique, continent totalement mystérieux et inconnu pour eux. En se rendant sur les lieux où le jazz a ses racines, ils n’enrichissent pas seulement leur culture musicale, ils s’ouvrent au monde en acquérant le sens de la différence qui va désormais faire partie de leur personnalité en formation. Un voyage initiatique dont ils sortiront grandis. C’est en cela que ce film, à travers l’histoire particulière de 6 adolescents apprentis-musiciens, devient universel. Et c’est ce qui fait souvent qu’un documentaire se distingue d’un autre documentaire. En tout cas c’est cette qualité de regard qui guide les choix de Gedeon programmes. Note du réalisateur À propos du film Je pense qu’il y a une certaine similitude entre le cinéma documentaire et la musique de jazz. On part d’une idée, d’un thème, d’une histoire que l’on va filmer au plus près de la réalité, tout en y imprimant, un point de vue, une sensibilité, une interprétation. Durant dix années, Momo Wandel, le doyen du jazz africain, a été le compositeur de mes musiques de films: L'Enfant Noir (1995), Aoutara (1996), Circus Baobab (2000), Voyage Au Pays Des Peaux Blanches (2003). J’ai eu la chance de partager avec lui davantage qu’une démarche artistique, une vision de la vie, lui avec sa musique, moi avec mes images, jusqu’à son décès en 2003. L'après-film...Depuis près de 20 ans, à travers la réalisation de plusieurs films ( Djembefola, L'Enfant Noir, Aoutara, Mögöbalu, Circus Baobab, Voyage Au Pays Des Peaux Blanches, Hadja Moï, Momo 'Le Doyen' ) et le dernier Expérience Africaine, j'ai été amené à découvrir un pays d'Afrique de l'Ouest, une ex-colonie française : la Guinée - Conakry. Un pays qui, à l'image de tout un continent, vit en grande majorité en dessous du seuil de pauvreté. Corruption, pillages, guerres ethniques, épidémies galopantes... Voilà en résumé les seuls échos qui nous parviennent ici à travers les médias. Pourtant, au fil du temps et de mes séjours sur place, j'ai pu découvrir la richesse infinie qui existe là-bas, pas seulement dans les sous-sols mais aussi (et surtout !) chez les habitants et dans leur culture. C'est cette expérience de découverte que nous avons pu faire partager à un groupe d'élèves du collège de Marciac, un collège unique en Europe et pourtant un collège de l'éducation nationale... Le filmPremier temps - la vie au collège
Entre ceux qui font de la musique et ceux qui n'en font pas, entre ceux qui habitent sur place et ceux qui sont en internat, entre les notes des examens et les «blue note» des partitions..., le film rend compte d'un quotidien scolaire pour le moins original. Les classes vont de la 6° à la 3° et les élèves ont entre 11 et 15 ans. C’est l'âge où les corps se dessinent, où l'on prend conscience de son image. Je pense donc effectuer un ou plusieurs séjours au collège pour pouvoir, avec le temps, arriver à faire oublier ma caméra. Les premiers repérages mont d’ailleurs aidé à cerner, parmi les 192 collégiens, mes caractères principaux: un groupe de garçons de quatrième et de troisième, détendus, qui jouent ensemble dans un de ces fameux «combo», et qui ont bien compris les enjeux de la visite des musiciens africains. Avec la participation de...Avec les collégiens : Jodie Wheatley chant - Bastien Begue saxo - Hugo
Brun piano - Jules Jasse trompette - Etienne Juan-Gesta saxo - Lucas
Sorbello basse - David Lesage batterie - Côme Delagrange trombone
avec le groupe Fölifö : Kadiatou Sylla chant - Manty Bintou - Chevallier – |
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