Naissance du projet : le court-métrage Squash
Fair Play s’inspire de Squash, un court-métrage de 27 minutes tourné en décembre 2000 par
Lionel Bailliu. Primé 28 fois en festivals, notamment à Clermont-Ferrand (c'est le premier festival à l'avoir projeté en février 2002), à Aspen, à Valence, à Cork et à Toronto, il a également été nommé aux César en 2003 et aux Oscars l’année suivante. L’idée originale de
Lionel Bailliu était de faire un court-métrage sur un match de squash. Le thème du harcèlement moral est venu dans un second temps : “ Mon intention était de réussir à dramatiser le sport,ce qui se résumait à “comment faire pour que le spectateur ait envie que l'un des deux protagonistes gagne ” ? Je me suis dit que si l'un des deux joueurs humiliait l'autre le spectateur prendrait fait et cause pour lui.C'est comme ça que fonctionnent la plupart des films de sport, comme les
Rocky par exemple. On est toujours pour l'outsider. Partant de là, j’ai cherché une relation de domination sur laquelle pourrait se reposer la situation d’humiliation. La relation employé-patron avait l’avantage d’être commune, claire et immédiatement lisible ”. Le succès de
Squash a incité
Lionel Bailliu à envisager son adaptation en long métrage. C’est ainsi qu’est né
Fair Play.