Après son pamphlet sociopolitique
Un Nouveau Russe,
Pavel Lounguine revient sur les écrans avec un sujet beaucoup plus léger, et un film à la limite du burlesque particulièrement désopilant. Car l'histoire de cet arnaqueur à la petite semaine n'est pas sans rappeler l'humour décalé et décapant d'un certain
Emir Kusturica - une comparaison flatteuse infiniment méritée tant ce film énergique et dynamique à souhait respire la joie de vivre !
Débordant d'humanité,
Familles à vendre aborde sur le ton de la comédie les nombreux problèmes du pays, de la corruption au besoin d'affection, des conditions de vie très précaires à la dictature de l'argent et du profit, des blessures de la guerre à l'envie de s'attacher à quelqu'un ou quelque chose à tout prix. Drôle, loufoque et complètement anarchique, ce joyeux bordel parfaitement organisé nous propose une véritable valse de pantins, mené tambour battant par
Konstantin Khabensky, que l'on a déjà pu croiser dans
Night Watch.
Constitué de nombreux gags visuels et sonores et d'une panoplie de personnages forts en gueule tous particulièrement attachants, cette petite perle d'humour fraîche et sans prétention, parfois filmée comme un ballet, fait rire et sourire à la manière de
Chat Noir Chat Blanc. Si ces
Familles sont
à vendre… n'hésitez pas à les rencontrer !
Aurélie Maulard