CommeAuCinema

Family Portraits

    en DVD le 24 Octobre 2007
Portraits de famille qui foutent la chair de poule…
Un film de , avec , et .
Titre original : FAMILY PORTRAITS, A TRILOGY OF AMERICA (Etats-Unis)
Genre : Drame - Duree : 1H44 mn
Distributeur : Zootrope Films - Editeur DVD : Wild Side Video
Sortie à la Vente en DVD le 24 Octobre 2007
Sortie en salles le 04 Octobre 2006
Année de production : 2004
Interdit aux moins de 16 ans
Avis spectateurs : 2 étoiles 2.3/5 (76 notes)

Résumé du film Family Portraits

Une épouse, délaissée par son mari, se mutile. Un père de famille, aliéné par une existence conformiste, décime sa famille à l’heure du petit-déjeuner. Une adolescente défigurée vient régler ses comptes avec la personne qui est responsable de ses infirmités.
Trois portraits fous, dérangeants et asphyxiants en guise de portrait collectif d’une Amérique qui a basculé dans la violence et le désespoir, et qui recherche, obstinément, un salut...

Bande annonce

Galerie Photos ( 5 photos )

  • Family PortraitsFamily PortraitsFamily Portraits
  • Family PortraitsFamily Portraits

Notre critique : Family Portraits

    Portraits de famille qui foutent la chair de poule…

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema
    0 étoile
    Douglas Buck signe une œuvre originale avec son Family Portraits – Une trilogie américaine. Le film dresse violemment le portrait de personnages dans une Amérique loin des strass et des paillettes. Contrairement à de nombreux longs-métrages actuels, les maux des protagonistes ne résultent pas d’addictions aux alcools ou autres drogues. Leurs désordres sont bien plus profonds et finalement bien plus inquiétants.

    Ainsi, le drame composé de trois parties distinctes ouvre le show en nous faisant partager le quotidien pathétique d’une épouse qui ne trouve pas le bonheur auprès de son mari. Malheureusement, sa seule arme pour parer au désintérêt total de son époux réside dans l’automutilation. Nous pouvons concevoir sa souffrance et son désarroi mais Douglas Buck nous heurte sauvagement avec ses images abjectes et choquantes devant lesquelles le spectateur ne peut se sentir que désemparer. Il est ensuite difficile de donner toute son attention au film tant cette première partie est agressive pour notre mental. La deuxième histoire repose sur un scénario intéressant mais mal mis en scène. Les incursions gores semblent encore une fois gratuites et nous nous demandons légitimement où a voulu en venir le réalisateur. Son but est-il de choquer ? Ou de marquer brutalement le spectateur afin de le confronter à ses propres démons intérieurs ?
    Le dernier acte continue magistralement sur une lancée trash. Ce « moyen-métrage » est le plus abouti tant au niveau des personnages que de la mise en scène. L’adolescente défigurée et infirme finit par nous émouvoir par sa sensibilité et son mal-être, ici justifié. Les longs plans-séquences participent activement à chambouler et à mettre en « mode on » nos émotions jusqu’alors refoulées tant bien que mal.

    Family Portraits ne fait que décrire la violence et le désespoir humain, mais de façon trop pénible pour les yeux et l’esprit. Buck semble se perdre dans sa volonté initiale et nous plonge subrepticement dans les méandres de ses troubles et peurs. C’est sa vision des familles américaines, espérons que ce ne soit pas la nôtre !

Critiques : Family Portraits 3 étoiles

  • Les Cahiers du cinéma
    Les Cahiers du cinéma
    4 étoiles
    " Une pure action, et non pas un effet. "
    Jean-Philippe Tessé (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°616, page 45).
  • TéléCinéObs
    TéléCinéObs
    4 étoiles
    Une vision radicale, cruelle et attentive de l’humanité prise au piège uniforme d’une vie sans Dieu ni objet. "
    O.B. (article entier disponible dans TéléCinéObs)
  • Score
    Score
    3 étoiles
    " (…) Une découpe au scalpel de la cellule familiale américaine moyenne. "
    Alex Masson (article entier disponible dans Score n°105, page 104)
  • Première
    Première
    3 étoiles
    " Il y a dans ces premiers films une puissance romanesque et picturale digne des grands auteurs régionalistes américains. "
    G.D. (article entier disponible dans Première n°356, page 42.)
  • Paris Match
    Paris Match
    3 étoiles
    " (…) Buck nous expose les cauchemards de ces familles avec une intensité parfois insupportable (…) "
    Christine Haas (article entier disponible dans Paris Match n°2994, page 38)

Caractéristiques du DVD

Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.77
Son : Stéréo Anglais, Français
Sous-titres : Français

Bonus :
- Commentaire audio du réalisateur
- Making of
- Entretien avec
- Galerie photos
- Bande-annonce
- Partie Rom : script imprimables format pdf

Notes Techniques

SonImagePackagingMenuBonus
3/52/53/53/53/5

Notes de Prod.

Notes de production

Family Portraits de a, dès le départ, été conçu comme un work in progress qui s’élaborerait dans le temps. Constitué de trois "courts" métrages (Cutting Moments (1997), Home (1998) et Prologue (2003)), dont les deux premiers opus ont fait le tour des festivals internationaux, Family Portraits est devenu le chouchou des festivals indépendants américains et a même connu à l’automne 2005 une exploitation en salles à New York.

Entretien avec le réalisateur Douglas Buck

Avez-vous eu l’idée de réaliser cette trilogie depuis que vous avez mis en scène Cutting Moments, son premier opus ?
J’ai conçu à peu près en même temps Cutting Moments, et Home, les deux premiers segments de Family Portraits, vers le milieu des années 1990. Je voulais explorer les phénomènes sous-jacents de violence mis en œuvre par les contraintes sociales et sexuelles de la vie en banlieue. Je ne crois pas que la société occidentale soit la seule à exiger l'uniformité. Je dirais que la bataille conformité au groupe social " contre " reconnaissance de l'individu " existe dans toutes les sociétés. Il y a un proverbe japonais qui dit en substance que tout doigt qui dépasse doit s'attendre à être blessé. Family Portraits est une tentative allégorique de représenter l'Amérique correspondant à un certain état de l'humanité. J’ai d’abord cru que j’en avais terminé avec ce genre d’histoires. Mais au fur et à mesure que les années passaient, j’ai envisagé ces deux histoires sous un jour nouveau. J’ai commencé à les considérer comme de simples explorations de la violence, Cutting Moments étant un acte de violence par lui-même et Home étant un regard sur tout ce qui tourne autour de cet acte. Si bien que j’ai pensé qu’il serait judicieux de raconter une dernière histoire qui traiterait des suites de cette violence toujours dans le même contexte. Mais ce n’est qu’au début des années 2000 qu’il m’a paru évident qu’il fallait que j’écrive et que je réalise cette troisième histoire que j’ai intitulé Prologue.

Les avis sur le film Family Portraits