Faust

    en DVD le 06 Novembre 2012
Un film d' avec (Russie)Genre : Drame - Duree : 2H14 mn
Distributeur : Sophie Dulac Distribution - Editeur DVD : Blaq Out
Sortie à la Vente en DVD le 06 Novembre 2012
Sortie Blu-Ray le 06 Novembre 2012
Sortie en salles le 20 Juin 2012
Année de production : 2010
Avis spectateurs : 2 étoiles 2.29 / 5 (69 notes)

Résumé de Faust

Librement inspiré de l'histoire de Goethe, réinterprète radicalement le mythe. Faust est un penseur, un rebelle et un pionnier, mais aussi un homme anonyme fait de chair et de sang conduit par la luxure, la cupidité et les impulsions.

Bande annonce de Faust

Photos de Faust (9)

Critiques

Moyenne : 2 étoiles (2.36 / 4)
Les Inrocks 4 étoiles
Libération 3 étoiles
Positif 3 étoiles
Le Figaro 3 étoiles
télérama 3 étoiles
Première 2 étoiles
Le Journal du Dimanche 2 étoiles
Studio Ciné Live 2 étoiles
L'Express 2 étoiles
Les Fiches du cinéma 1 étoiles
VSD 1 étoiles

Voir en détail

Avis des Spectateurs

Moyenne : 2 étoiles (2.29 / 5)
22 avis 4 étoiles
7 avis 3 étoiles
9 avis 2 étoiles
31 avis 1 étoiles

Caractéristiques du DVD

Bonus :
- Sokourov, voyageur dans l’œuvre de Goethe : entretien avec Jean Lacoste, historien (20 min)
- Entretien avec Jacques le Rider, philosophe (20 min)
- Bande-annonce

Notes de Prod. de Faust

Interview Alexander Sokourov

Est-ce un travail à partir de Goethe ? Quelle est votre distance par rapport au mythe d’origine ?
La distance est grande, comme elle l’était déjà entre la légende et ce qu’en a fait Goethe. Le Faust qui m’a servi de base est d’abord l’œuvre d’art inventée et écrite par Goethe ; à une époque le projet s’est même intitulé Goethe et Thomas Mann. Goethe se sentait très libre par rapport à la légende. Je pense qu’il n’était pas un homme du 18e siècle, il était peut-être, disons, du 23e siècle. Son lien avec la culture médiévale, qui a vu naître la légende, est très discutable. Mais il existe, et d’abord dans le langage : à travers les particularités de la langue allemande, sa brutalité, son dramatisme, ses aspects coupants. On entre dans l’œuvre de Goethe en luttant avec une sorte de rigidité ancienne de la langue. Il faut bien avoir conscience du temps qui fut nécessaire à Goethe pour la création de ses deux pièces : presque cinquante ans. Les œuvres littéraires naissent rarement dans la rapidité. Il a pris du temps pour s’élever au-dessus de la légende et placer les fondations d’un nouveau mythe. Lorsqu’on sera vraiment confrontés aux problèmes climatiques, lorsque la vie des gens deviendra encore plus difficile avec l’évolution de la crise économique, on relira Faust.

Alexander Sokourov et Faust

“En 2005, entre la présentation du Soleil à Berlin en février et la première du film à Athènes en décembre, , alors hanté par le point final de son grand œuvre, sa tétralogie sur la nature du pouvoir, composée de Moloch (1999), Taurus (2000) et Le Soleil (2005) déclarait : “Dès que j’ai commencé cette série, la seule chose sûre était qu’après Hitler, Lénine et Hiro Hito, le dernier personnage serait Faust. Ce sera la fin d’une œuvre. Dans un roman, c’est la dernière ligne qui compte. Pour moi, ce sera Faust, parce que le sommet d’une montagne doit être exceptionnel. Faust est le summum de la pensée artistique européenne. Aucun écrivain, aucun peintre, aucun philosophe n’est allé aussi loin dans sa réflexion. Les œuvres qui s’inspirent du mythe de Faust sont au croisement de toutes les questions posées par l’art dramatique, par les penseurs. Le Faust de Goethe est différent de celui de Thomas Mann. Je travaille actuellement sur le sujet et je sais que le film ne verra pas le jour avant plusieurs années. J’y pense tous les jours, Faust vit en moi. Un film est comme un arbre, celui de Faust est planté, il pousse mais je ne sais pas quand il sera à terme ni de quelle espèce il sera !

Entretien avec Bruno Delbonnel, Directeur de la photographie

Comment avez-vous rencontré ?
À Cannes en 2002, quand il présentait Taureau. À l’époque je tournais avec Peter Bogdanovich un film dont les producteurs avaient fait Moloch et Pages Cachees, que je trouve magnifiques. Je connaissais aussi ses documentaires comme Maria ou Une Vie Humble. Je leur ai demandé d’organiser un rendez-vous. Le matin je voyais les frères Coen, et l’après-midi Sokourov : une journée mémorable. Je venais de finir Le Fabuleux Destin D'Amélie Poulain avec Jean-Pierre Jeunet et on voulait échanger autour de l’étalonnage numérique avec les frères Coen, qui sortaient d’O' Brother. Quinze jours après Sokourov m’a rappelé, et je suis parti à Saint-Pétersbourg préparer Père, Fils. Mais le film s’est arrêté, faute de financements. Sokourov était en préparation de L’Arche russe, qu’il a finalement tourné avant.

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