Titre original : FISH TANK (Grande-Bretagne)
Genre : Drame - Duree : 2H04 mn
Distributeur : MK2 - Editeur DVD : MK2 Editions
Sortie à la Vente en DVD le 03 Février 2010
Sortie en salles le 16 Septembre 2009
Année de production : 2009
Présenté en Sélection Officielle au Festival de Cannes le 14 Mai 2009
Prix du jury - 62ème Festival de Cannes 2009
Résumé du film Fish Tank
A 15 ans, Mia est une adolescente rebelle avec une unique passion: la danse hip hop.
Un jour d'été, sa mère rentre à la maison avec un nouvel amant, Connor, qui s'installe chez elles.
Est-ce enfin une promesse de bonheur ou bien un leurre ?
Un jour d'été, sa mère rentre à la maison avec un nouvel amant, Connor, qui s'installe chez elles.
Est-ce enfin une promesse de bonheur ou bien un leurre ?
Séances : Fish Tank
Ce film est projeté dans 1 salle en France
5 vidéos : Fish Tank
Critiques : Fish Tank
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A Nous Paris
" Et même si le sujet peut ressembler à celui d’un énième Ken Loach, et si son Prix du jury à Cannes n’est pas totalement justifié, le regard que porte la réalisatrice sur cette jeune fille qui s’ouvre à la vie avant de se la prendre en pleine face est d’une sensibilité rare. "
Fabien Menguy (article entier disponible dans A Nous Paris du 14 septembre 2009) -
Les Inrocks
" Mais c’est un très bon film, qui na pas usurpé son prix du jury cannois (…)."
Serge Kaganski (article entier disponible dans Les Inrocks n°720, page 56) -
Première
" Fish Tank confirme le talent singulier et puissant de sa réalisatrice."
Didier Roth-Bettoni (article entier disponible dans Première n°391, page 40) -
Télérama
" La réalisatrice combine finement tableau social et imaginaire poétique. Au milieu du tumulte, des disputes qui dominent, affleurent de beaux instants de douceur."
Jacques Morice (article entier disponible dans Télérama n°3114, page 48) -
Le Figaro
" Une héroïne bouleversante."
Olivier Delcroix (article entier disponible dans Le Figaro du 16 septembre 2009)
Critique Cannoise : Fish Tank
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Le Monde
" L’enjeu du film est (…) dans le destin de cette jeune fille de 15 ans, dans l’incarnation et la relation des personnages, dans le troubles moral où nous jette le récit, dans l’enjeu romanesque qui emporte tout sur son passage. "
Jacques Mandelbaum (article entier disponible dans Monde du 20/05/2009) -
Libération
"La confusion des sentiments de Mia (…) est la meilleure idée de Fish Tank. Aux deux tiers du film, la cinéaste brise net cette ambiguïté qui tenait jusque-là son histoire."
Bruno Icher (article entier disponible dans Libération du 20/05/2009)
Les avis sur le film Fish Tank
Caractéristiques du DVD
Image : 16/9 compatible 4/3 – Format 1.33
Son : VO et VF 3.1
Sous-titres : Français
Bonus :
2 courts-métrages inédits d'Andrea Arnold :
- WASP (2003) 25'
Oscar 2005 du meilleur court-métrage
Prix du meilleur court-métrage- Festival de Sundance 2005
- DOG (2001) 10'
Court-métrage esquissant déjà Fish Tank
Son : VO et VF 3.1
Sous-titres : Français
Bonus :
2 courts-métrages inédits d'Andrea Arnold :
- WASP (2003) 25'
Oscar 2005 du meilleur court-métrage
Prix du meilleur court-métrage- Festival de Sundance 2005
- DOG (2001) 10'
Court-métrage esquissant déjà Fish Tank
Test DVD
En français Fish Tank signifie aquarium ou vivier. Dénomination étrange pour un film où il n’est aucunement question de poisson, excepté une scène de pêche, au milieu du film. En revanche, il serait plus cohérent de voir dans ce titre une métaphore : celle d’un vivier d’acteurs tous plus formidables les uns que les autres et d’un conditionnement quasi scientifique qui mettrait en évidence des personnages marqués.
Formellement, le film oscille entre plusieurs genres : imaginez Ken Loach rencontrant Sofia Coppola, vous obtiendrez Andrea Arnold. Sur le fond, nous sommes clairement dans un cinéma britannique de tradition sociale, et dans la forme la réalisatrice Andrea Arnold lorgne davantage vers Terrence Malick ou Sofia Coppola dans son traitement de la nature avec une esthétique très ‘rousseauiste’.
A la fois comédie et drame social (certes davantage axé sur le drame), on peut aussi voir Fish Tank comme un parcours initiatique, celui de Mia (interprétée par la révélation de Cannes Katie Jarvis), vivant dans un milieu difficile de l’Essex.
Au rang des curiosités sympathiques, la surenchère d’insultes entre Mia et sa jeune sœur est irrésistible, d’autant que l’on sait que malgré ce langage de charretier c’est un amour extrêmement fort qui unit les deux personnages, s’exprimant uniquement par insultes antiphrastiques et savoureuses.
Précisons que le film n’est pas conformiste et se permet quelques audaces, parfois même assez dérangeantes. Mais le contexte social méritait une approche réaliste voire naturaliste et Andrea Arnold l’a fait. Proche d’un Zola, la réalisatrice analyse aussi les effets de l’alcool sur la société. En effet, la petite Mia ne fait pas l’impasse sur la boisson, pas moins que sa mère qui en consomme encore davantage. Un cinéma choc, donc.
Cependant, la lourdeur et crudité de certaines scènes est atténuée par de formidables passages, autant de scènes oniriques durant lesquelles Mia prépare une audition de danse. On retiendra en particulier une scène climax sur "California Dreamin" de Bobby Womack. De manière générale la bande-son est à couper le souffle, tant par son éclectisme que par la pertinence des choix.
Les meilleures scènes sont musicales et dansées, elles se concentrent sur Katie Jarvis et viennent tel des sas de décompression, aérer le propos.
La réussite de l’œuvre consiste en son réalisme frappant, renforcé par une interprétation au cordeau, notamment Kierston Wareing, en mère-ado violente, peu éloignée d’une Asia Argento dans Le Livre De Jeremie. Michael Fassbender confirme lui un grand talent après Hunger et Angel.
Côté bonus, les prémices de Fish Tank se regardent avec délectation. Au programme, deux courts-métrages, Wasp et Dog qui reprennent les mêmes motifs esthétiques : mère violente, HLM, ballon dans les airs, petit copain et animalité ainsi que la thématique de la vengeance. Bref, deux œuvres dans la continuité de Fish Tank à consommer bien cru évidemment…
Formellement, le film oscille entre plusieurs genres : imaginez Ken Loach rencontrant Sofia Coppola, vous obtiendrez Andrea Arnold. Sur le fond, nous sommes clairement dans un cinéma britannique de tradition sociale, et dans la forme la réalisatrice Andrea Arnold lorgne davantage vers Terrence Malick ou Sofia Coppola dans son traitement de la nature avec une esthétique très ‘rousseauiste’.
A la fois comédie et drame social (certes davantage axé sur le drame), on peut aussi voir Fish Tank comme un parcours initiatique, celui de Mia (interprétée par la révélation de Cannes Katie Jarvis), vivant dans un milieu difficile de l’Essex.
Au rang des curiosités sympathiques, la surenchère d’insultes entre Mia et sa jeune sœur est irrésistible, d’autant que l’on sait que malgré ce langage de charretier c’est un amour extrêmement fort qui unit les deux personnages, s’exprimant uniquement par insultes antiphrastiques et savoureuses.
Précisons que le film n’est pas conformiste et se permet quelques audaces, parfois même assez dérangeantes. Mais le contexte social méritait une approche réaliste voire naturaliste et Andrea Arnold l’a fait. Proche d’un Zola, la réalisatrice analyse aussi les effets de l’alcool sur la société. En effet, la petite Mia ne fait pas l’impasse sur la boisson, pas moins que sa mère qui en consomme encore davantage. Un cinéma choc, donc.
Cependant, la lourdeur et crudité de certaines scènes est atténuée par de formidables passages, autant de scènes oniriques durant lesquelles Mia prépare une audition de danse. On retiendra en particulier une scène climax sur "California Dreamin" de Bobby Womack. De manière générale la bande-son est à couper le souffle, tant par son éclectisme que par la pertinence des choix.
Les meilleures scènes sont musicales et dansées, elles se concentrent sur Katie Jarvis et viennent tel des sas de décompression, aérer le propos.
La réussite de l’œuvre consiste en son réalisme frappant, renforcé par une interprétation au cordeau, notamment Kierston Wareing, en mère-ado violente, peu éloignée d’une Asia Argento dans Le Livre De Jeremie. Michael Fassbender confirme lui un grand talent après Hunger et Angel.
Côté bonus, les prémices de Fish Tank se regardent avec délectation. Au programme, deux courts-métrages, Wasp et Dog qui reprennent les mêmes motifs esthétiques : mère violente, HLM, ballon dans les airs, petit copain et animalité ainsi que la thématique de la vengeance. Bref, deux œuvres dans la continuité de Fish Tank à consommer bien cru évidemment…
Charles Bouchet
Notes de production

"Tous mes films partent d'une image," confie-t-elle. "Il s'agit en général d'une image forte dont je ne connais pas l'origine. Je n'en comprends pas le sens au départ, mais je veux en savoir plus et je commence à m'y intéresser pour mieux en cerner la signification. C'est toujours comme cela que je me mets à écrire le scénario."
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