Whip Whitaker, pilote de ligne chevronné, réussit miraculeusement à faire atterrir son avion en catastrophe après un accident en plein ciel… L’enquête qui suit fait naître de nombreuses interrogations… Que s’est-il réellement passé à bord du vol 227 ? Salué comme un héros après le crash, Whip va soudain voir sa vie entière être exposée en pleine lumière.
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Les avis sur le film Flight
Critiques : Flight
Première
" Un grand film de rédemption souvent déchirant, mais aussi le reflet d'une Amérique intransigeante, procédurière et bigote, dont Zemeckis s'emploie à démontrer l'hypocrisie avec un sens de la provocation réjouissant. "
C.N. (article entier disponible dans Première n°432, page 30.)
Le Parisien
" Cet ovni dans la production actuelle des studios hollywoodiens se révèle ambitieux, intimiste, complexe et dérangeant. "
A.G (article entier disponible dans Le Parisien du 13/02/2013)
StudioCinélive
" Un film spectaculaire mais inabouti. "
Thierry Cheze (article entier disponible dans StudioCinélive n°46, page 30)
Le Nouvel Observateur
" Grand film. "
Guillaume Loison (article entier disponible dans Le Nouvel Observateur du 12/02/2013)
Le Monde
" (...) ce point de vue résolument conservateur n'entache en rien l'intensité de Flight, mis en scène avec une précision géométrique, interprété par un comédien qui dévore son rôle et semble rester inassouvi. "
Thomas Sotinel (article entier disponible dans Le Monde du 12/02/2013)
Robert Zemeckis continue de s'attirer les faveurs de grands comédiens pour sa prochaine réalisation, Flight, qui marque son retour à la prise de vue réelle après trois expériences dans le monde de l'animation par capture de mouvement. D'après The Hollywood Reporter, Melissa Leo et James Badge Dale rejoignent son drame, aux côtés de Denzel Washington, Kelly Reilly ou encore John Goodman.
En 1999, le scénariste et ancien acteur John Gatins participe comme conseiller technique à un film de guerre et passe le plus clair de son temps avec les autres conseillers, principalement des pilotes de l’armée. Il entend les « histoires incroyables» de leurs atterrissages périlleux. A la fois fasciné et angoissé par ces récits, Gatins se met à s’interroger sur la pression, l’exaltation engendrées par ces acrobaties aériennes : quel genre de mentalité ont ces pilotes, comment peuvent-ils s’en sortir une fois revenus sur terre parmi le commun des mortels ? C’est ainsi que débute une odyssée de 12 ans dont la sortie mondiale de Flight constitue l’aboutissement.
Denzel Washington interprète Whip Whitaker, le pilote qui, après avoir sauvé une grande majorité de ses passagers d’une mort certaine, est salué comme un héros par les médias et le peuple américains. Mais il s’avère que sa vie est faite d’une longue liste de contradictions, d’erreurs de jugement et de vices. Denzel Washington a déjà incarné avec succès officier de police, détective, avocat, officier de marine, conducteur de train... Avec Flight il ajoute la profession de pilote de ligne à son CV.
Le tournage de Flight a débuté le 12 octobre 2011 à Atlanta, en Géorgie et a duré 48 jours. Parce qu’il aborde des domaines très divers – l’aviation de ligne, la prise de substances illicites – le film a requis l’expertise de nombreux spécialistes. « Un film de cette échelle, avec tant de détails, nécessite un nombre incroyable de conseillers techniques » souligne Starkey. « Nous avions un pilote qui expliquait les mécanismes d’un vol et le déroulement des événements. A cause de l’enquête menée par les autorités aériennes, nous avions aussi besoin d’un conseiller technique de la NTSB. Quel que soit le personnel de sécurité impliqué, FBI ou autres, nous faisons toujours appel à un expert pour nous assurer que nous décrivons les choses correctement.»
Le film débute donc par une scène de vol époustouflante. Gatins confie que cette séquence est tirée d’un accident réel. « Un pilote professionnel m’a raconté un incident dans lequel l’aile d’un avion avait cassé et se trouvait dans une position telle que l’engin piquait du nez. Ils avaient tout essayé pour le redresser, et avaient en dernier recours pu le retourner pour le faire voler à l’envers. Ils savaient que leur seule chance d’atterrir sains et saufs était d’avoir un avion sable, même inversé, puis de descendre suffisamment près du sol ; ils pourraient alors le remettre dans le bon sens et tenter de le poser sur son ventre. C’est exactement ce que fait Whip dans le film. » Soigneusement préparée en pré-production, cette séquence terrifiante a requis les talents d’équipes spécialisées en effet spéciaux et en cascades, une utilisation créative des caméras, et un travail technologique de pointe.
Le plus gros plateau du film est le site du crash de l’avion, censé se situer dans un champ de haricots à quelques kilomètres seulement de l’aéroport d’Atlanta. Mais Atlanta est si développée qu’il a été difficile de trouver un tel endroit dans les environs immédiats de la ville. Eric Hoode, chargé des repérages, a dû chercher dans un périmètre de 50 km alentour pour dénicher les terrains de la ferme Green Valley, près de la ville de Covington, le long d’une portion tranquille de la Highway 278. Là, Nelson Coates et son équipe ont construit une église pentecôtiste du début du siècle haute de quinze mètres, dont la flèche est arrachée par l’avion durant sa descente. Dans un champ en contrebas, ils ont placé le fuselage cassé et à proximité un tas fumant composé des autres parties détruites de l’avion. Cet endroit est aussi celui où, dix jours après le crash, Whip et son avocat Hugh Lang, debout sur un échafaudage, observent les dégâts causés par l’atterrissage forcé : un moment charnière du film sur bien des plans. Le site devait consister en un champ étendu et d’un promontoire où construire l’église, « ce qui nous a permis de montrer au public à quoi l’épave de l’avion ressemblait, vue de haut,» note Starkey, qui souligne qu’il s’agit là du plus gros plateau jamais utilisé sur un de ses films.