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Flight

    en DVD le 18 Juin 2013
Un vol distrayant mais chahuté par des nuages de bons sentiments
Un film de avec , , , , , , (Etats-Unis)
Genre : Drame - Duree : 2H18 mn
Distributeur : Paramount - Editeur DVD : Paramount Home Entertainment Vidéo
Sortie à la Vente en DVD le 18 Juin 2013
Sortie Blu-Ray le 18 Juin 2013
Sortie en salles le 13 Février 2013
Année de production : 2012
Avis spectateurs : 3 étoiles 2.56/5 (62 notes)

Résumé du film Flight

Whip Whitaker, pilote de ligne chevronné, réussit miraculeusement à faire atterrir son avion en catastrophe après un accident en plein ciel… L’enquête qui suit fait naître de nombreuses interrogations… Que s’est-il réellement passé à bord du vol 227 ? Salué comme un héros après le crash, Whip va soudain voir sa vie entière être exposée en pleine lumière.

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Notre critique : Flight

    Un vol distrayant mais chahuté par des nuages de bons sentiments

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema
    0 étoile
    Après avoir survolé en seconde classe le paysage numérique et l'animation (Le Pôle express, La Légende de Beowulf et Le Drôle de Noël de Scrooge), Robert Zemeckis ressort les bonnes vieilles prises de vues réelles – 13 ans après Seul au monde – avec Flight, un film portée par l'excellent Denzel Washington (nominé naturellement aux Oscars 2013) qui sent encore bon le kérosène.


    Coke 'n' Roll !

    Ça démarre fort. 7h14, Whip se réveille avec la gueule de bois dans une chambre d'hôtel, cadavres environnants et demoiselle dénudée pour compléter le tableau. Une conversation téléphonique se déroule avec son ex-femme à propos de l'établissement scolaire de leur fils – l'occasion de s'en griller une et de finir une bière récalcitrante de la veille – les yeux ébahis devant le postérieur de Katerina qui lui annonce que leur vol est imminent. Un peu de poudre pour se requinquer et c'est parti ! Voilà notre pilote de ligne flambant neuf incarné par un Denzel Washington qui a franchement la classe. Une fois dans le coucou, rien de mieux qu'une triple dose de vodka pour accompagner le jus d'orange et entamer un vol qui s'annonce déjà bien mouvementé.

    La présentation de ce héros bad-ass est rapide et efficace, suffisamment décalée pour provoquer l'attention du spectateur. Une première allusion religieuse se faufile dès la quatrième minute du film mais rien d'anormal, on la laisse filer volontiers car la scène de crash qui s'ensuit vaut vraiment son pesant de cacahuètes. Le ciel est couvert et les turbulences filtrent le décollage : le service en cabine est annulé, tant-pis pour les cacahuètes. Une vingtaine de minutes après avoir stabilité l'appareil, un problème mécanique se déclare et met en péril l'atterrissage. Mais c'est sans compter l'habilité boostée de notre héros alcoolique qui parvient à faire une manœuvre désespérée, enrayant la descente en piquée de l'appareil et permettant ainsi de le faire planer et atterrir sur un terrain vague. C'est filmé de manière rigoureuse, bien rythmé et servi par des effets spéciaux invisibles donc parfaits. Quelques minutes plus tard, John Goodman fait son entrée sur les Stones. Réjouissant !


    Sympathy for the Devil

    Mais voilà, le passé de notre héros (acclamé comme tel) et son état quelque peu discutable lors du vol en question le rattrapent, exposant Whip dans une situation judiciaire délicate qu'il va très vite falloir gérer avant le procès final. Entre l’effort des experts pour blanchir sa réputation et son addiction à l'alcool, Denzel Washigton compose avec son talent habituel un personnage attachant malgré sa laideur, bien entouré par des acteurs justes et bien choisis. L'intrigue du film se met alors en place et installe la portée de son propos. Malheureusement, Flight a du mal à intéresser une fois revenu sur la terre ferme, la faute à une surenchère de bons sentiments. Le rédemption du personnage est gâché par la volonté du réalisateur à appuyer avec trop d'intensité son propos, en accumulant les scènes où l'alcool ne fait pas bon ménage - il serait d'ailleurs amusant de compter le nombre de bouteilles exposés dans le film.

    L'introduction spectacle réussie ne sert donc que de prétexte à raconter une histoire lourde de sens, qui s'enlise peu à peu et peine à garder son rythme. Le personnage de Nicole (Kelly Reilly), petite amie toxico de Whip rencontrée à l’hôpital et introduite dès le début par le poncif de l'overdose, apporte peu d'intérêt au récit au grand dam de sa talentueuse actrice. Mais au delà de « l'alcool et la drogue, c'est le mal », Robert Zemeckis embaume son œuvre d'une lourdeur mystique dont il est difficile d'adhérer sans arborer le drapeau américain. Certaines scènes ne cessent de faire appel à la présence de Dieu, de la destruction du clocher de l’église lors du crash à la prière avec le copilote dans son lit d’hôpital, en tentant même de légitimer la parole divine par le monologue ironique d'un cancéreux (« Dieu m'a choisi . (…) Faut être con pour pas croire en Dieu. Quant t'as pigé que tout est l’œuvre de Dieu, ta vie devient plus facile »). Pompeux je vous dis !



    « Who is banana-man ? »

    Néanmoins, le film reste distrayant et conserve son intérêt grâce aux nombreuses scènes de détente, contrepoint bienvenue au mélodrame. Après le sans faute du crash aérien, on se délecte des apparitions jouissives de John Goodman (cocospliff!) ou encore des échanges entre le duo Bruce Greenwood et Don Cheadle qui apportent au récit un capital sympathie indéniable permettant de faire passer un peu la pilule. La bande son, quant à elle, joue également la carte de l’ubiquité : elle alterne entre une partition minimaliste signée Alan Silvestri – trop en retrait peut-être malgré la justesse des quelques notes de piano solitaire du thème principal – et des morceaux piochés assez maladroitement dans le répertoire du rock classique (Joe Cocker, Bill Withers, The Rolling Stones, Traffic...). Un procédé sans grande originalité qui symbolise assez bien le déséquilibre de la narration.

    Au final, Flight ne vous laissera pas un souvenir impérissable, mais vous pourriez bien y passer un agréable moment, quoiqu’un peu longuet (2h18). La réalisation est efficace et englobe avec sobriété une histoire qui perd de son piquant une fois le spectacle accompli. Reste le crash psychologique d’un héros qui peine à résister à la vue du moindre culot de bouteilles environnantes. Un voyage à travers les terres de la rédemption distrayant mais inégal (et inabouti) qui peine à dissimuler sa portée moralisatrice. La performance de Denzel Washington est tout de même à saluer.

Critiques : Flight 3 étoiles

  • Première
    Première
    4 étoiles
    " Un grand film de rédemption souvent déchirant, mais aussi le reflet d'une Amérique intransigeante, procédurière et bigote, dont Zemeckis s'emploie à démontrer l'hypocrisie avec un sens de la provocation réjouissant. "
    C.N. (article entier disponible dans Première n°432, page 30.)
  • Le Parisien
    Le Parisien
    4 étoiles
    " Cet ovni dans la production actuelle des studios hollywoodiens se révèle ambitieux, intimiste, complexe et dérangeant. "
    A.G (article entier disponible dans Le Parisien du 13/02/2013)
  • StudioCinélive
    StudioCinélive
    3 étoiles
    " Un film spectaculaire mais inabouti. "
    Thierry Cheze (article entier disponible dans StudioCinélive n°46, page 30)
  • Le Nouvel Observateur
    Le Nouvel Observateur
    3 étoiles
    " Grand film. "
    Guillaume Loison (article entier disponible dans Le Nouvel Observateur du 12/02/2013)
  • Le Monde
    Le Monde
    3 étoiles
    " (...) ce point de vue résolument conservateur n'entache en rien l'intensité de Flight, mis en scène avec une précision géométrique, interprété par un comédien qui dévore son rôle et semble rester inassouvi. "
    Thomas Sotinel (article entier disponible dans Le Monde du 12/02/2013)

Caractéristiques du DVD

Test Blu-Ray

La qualité vidéo est tout simplement impeccable. Aucune granularité déplaisante n’est à noter. L’image est nette, propre et se laisse donc pleinement admirer. Quant au son, la VO dispose d’une piste audio DTD-HD de très bonne facture alors que la VF se limite à un encodage Dolby Digital 5.1 moins dynamique et un ton en dessous. On est même surpris par l’encodage HD des bonus qui nous épargnent la sempiternelle copie conforme 480p du DVD.

Contenu des bonus
Flight : Les origines (HD - 10.29 minutes)
Flight : Le making of (HD - 11.31 minutes)
Anatomie d'un crash aérien (HD - 7.46 minutes)
Questions-Réponses (HD - 14.18 minutes)

L'élément le plus intéressant à inclure dans les bonus est bien évidemment l’envers des décors du crash introductif. Pas de mauvaise surprise ici puisqu’il est décortiqué et analysé à travers une vidéo dédiée (Anatomie d’un crash aérien). C’est aussi l’occasion de revenir sur la genèse du film en compagnie du scénariste , nominé aux Oscars 2013 dans la catégorie du meilleur scénario original (Flight : Les origines), et d’écouter les interventions des différents acteurs et techniciens du projet (Flight : Le making of). Enfin, le jeu de Questions-réponses avec , et la troupe de comédiens (sans malheureusement) permet d’y glaner quelques détails ici et là. Agréable.

Une très bonne édition signée Paramount.

Notes Techniques

SonImagePackagingMenuBonus
4/54/54/53/53/5

Notes de Prod.

Notes de Tournage...

3 Octobre 2011 - Melissa Leo sur les traces de

continue de s'attirer les faveurs de grands comédiens pour sa prochaine réalisation, Flight, qui marque son retour à la prise de vue réelle après trois expériences dans le monde de l'animation par capture de mouvement. D'après The Hollywood Reporter, Melissa Leo et rejoignent son drame, aux côtés de , ou encore .

Itinéraire du vol

En 1999, le scénariste et ancien acteur participe comme conseiller technique à un film de guerre et passe le plus clair de son temps avec les autres conseillers, principalement des pilotes de l’armée. Il entend les « histoires incroyables» de leurs atterrissages périlleux. A la fois fasciné et angoissé par ces récits, Gatins se met à s’interroger sur la pression, l’exaltation engendrées par ces acrobaties aériennes : quel genre de mentalité ont ces pilotes, comment peuvent-ils s’en sortir une fois revenus sur terre parmi le commun des mortels ? C’est ainsi que débute une odyssée de 12 ans dont la sortie mondiale de Flight constitue l’aboutissement.

Personnel de bord - Le cast

interprète Whip Whitaker, le pilote qui, après avoir sauvé une grande majorité de ses passagers d’une mort certaine, est salué comme un héros par les médias et le peuple américains. Mais il s’avère que sa vie est faite d’une longue liste de contradictions, d’erreurs de jugement et de vices. a déjà incarné avec succès officier de police, détective, avocat, officier de marine, conducteur de train... Avec Flight il ajoute la profession de pilote de ligne à son CV.

Embarquement imminent

Le tournage de Flight a débuté le 12 octobre 2011 à Atlanta, en Géorgie et a duré 48 jours. Parce qu’il aborde des domaines très divers – l’aviation de ligne, la prise de substances illicites – le film a requis l’expertise de nombreux spécialistes. « Un film de cette échelle, avec tant de détails, nécessite un nombre incroyable de conseillers techniques » souligne Starkey. « Nous avions un pilote qui expliquait les mécanismes d’un vol et le déroulement des événements. A cause de l’enquête menée par les autorités aériennes, nous avions aussi besoin d’un conseiller technique de la NTSB. Quel que soit le personnel de sécurité impliqué, FBI ou autres, nous faisons toujours appel à un expert pour nous assurer que nous décrivons les choses correctement.»

Zone de turbulence - vol southjet #227

Le film débute donc par une scène de vol époustouflante. Gatins confie que cette séquence est tirée d’un accident réel. « Un pilote professionnel m’a raconté un incident dans lequel l’aile d’un avion avait cassé et se trouvait dans une position telle que l’engin piquait du nez. Ils avaient tout essayé pour le redresser, et avaient en dernier recours pu le retourner pour le faire voler à l’envers. Ils savaient que leur seule chance d’atterrir sains et saufs était d’avoir un avion sable, même inversé, puis de descendre suffisamment près du sol ; ils pourraient alors le remettre dans le bon sens et tenter de le poser sur son ventre. C’est exactement ce que fait Whip dans le film. » Soigneusement préparée en pré-production, cette séquence terrifiante a requis les talents d’équipes spécialisées en effet spéciaux et en cascades, une utilisation créative des caméras, et un travail technologique de pointe.

Plan du vol : Lieux du tournage

Le plus gros plateau du film est le site du crash de l’avion, censé se situer dans un champ de haricots à quelques kilomètres seulement de l’aéroport d’Atlanta. Mais Atlanta est si développée qu’il a été difficile de trouver un tel endroit dans les environs immédiats de la ville. Eric Hoode, chargé des repérages, a dû chercher dans un périmètre de 50 km alentour pour dénicher les terrains de la ferme Green Valley, près de la ville de Covington, le long d’une portion tranquille de la Highway 278. Là, Nelson Coates et son équipe ont construit une église pentecôtiste du début du siècle haute de quinze mètres, dont la flèche est arrachée par l’avion durant sa descente. Dans un champ en contrebas, ils ont placé le fuselage cassé et à proximité un tas fumant composé des autres parties détruites de l’avion. Cet endroit est aussi celui où, dix jours après le crash, Whip et son avocat Hugh Lang, debout sur un échafaudage, observent les dégâts causés par l’atterrissage forcé : un moment charnière du film sur bien des plans. Le site devait consister en un champ étendu et d’un promontoire où construire l’église, « ce qui nous a permis de montrer au public à quoi l’épave de l’avion ressemblait, vue de haut,» note Starkey, qui souligne qu’il s’agit là du plus gros plateau jamais utilisé sur un de ses films.

Les avis sur le film Flight