Fracassés. Tout est dans le titre. 1h30 de film sur les états d’âme et la quête de soi d’un dealer, sur l’amour et la drague, sur le baratin des mecs, sur une arnaque aux allocs…
Ce long-métrage de
Franck Llopis a toutes les caractéristiques d’un premier film : la volonté d’user et d’abuser des effets techniques mis à disposition (attention ! trop de split-screen tue le split-screen), le choix du genre à la mode : le film choral, l’ajout au casting de quelques « peoples » pour attirer les spectateurs, mais pas trop connus quand même pour cause de budget serré…
D’un point de vue technique, le constat est le même. L’image n’est pas vraiment très soignée, mais en même temps, c’est le sujet qui veut ça. Le jeu des acteurs est correct, mais, par contre, vouloir nous faire croire que
Vincent Desagnat,
Filip Nikolic et consorts sont encore en âge d’aller à la fac, c’est quand même un peu gros. Un film qui laissera peu de gens indifférents :
Les amateurs du genre risquent bien d’adorer, les autres d’en sortir fracassés.
Stéphanie Munier