Image : 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85
Son : Dolby Digital 1.0 Anglais, Français, Allemand.
Sous-titres : Français, Anglais, Allemand, Suédois, Danois, Norvégiens, Arabe – Anglais et Allemand pour malentendants.
Bonus : Bande-annonce originale
NOTRE AVIS :
Le chef d’œuvre de
Terence Fisher qui remit au goût du jour le mythe de Frankenstein en 1957, qui allait lui même engendrer de nombreuses suites (LA REVANCHE DE FRANKENSTEIN,
Terence Fisher, 1958), se voit gratifier d’une édition dvd somme toute modeste et épurée.
Un menu d’ouverture sur fond sonore sans fioritures, une bande-annonce, ainsi qu’une filmographie, constituent le peu de frou-frou affublant le film. A travers ce peu d’intérêt porté à l’œuvre, et notamment au contexte historique qui vit renaître un mythe mort depuis plus de vingt ans outre atlantique, nous sommes en droit de regretter l’absence d’une présentation à la Jean-Pierre Dionnet. Ces mêmes mises en bouche qui replacent l’entreprise dans l’ordre des choses, et qui procurent au "cinéma de quartier" tout le charme que l’on lui connaît, manquent cruellement au DVD.
Le film à proprement parlé ne bénéficie que d’une restauration de l’image. Réputés pour leur esthétisme gothique, les films de la Hammer repoussaient les limites des maquillages et effets sanguinolents, et c’est dans cet esprit que le DVD sublime cette ambiance de studio.
Les traits des "gueules" britanniques de l’époque, Peter Cushing et
Christopher Lee en tête, les tons monochromatiques des décors clos, le bleuté des nuits brumeuses, etc., tous ces éléments répondant à un cahier des charges stricte, sont servis par une netteté d’image épatante. L’aspect granulé du métrage est délaissé au profit d’un visuel somme tout plus moderne, mais qui permet à l’œuvre de perdurer malgré son âge pour le moins avancé. La configuration sonore reste quant à elle fidèle au mono d’origine. Ce format conserve sa touche folklorique, restituant des dialogues résonnants, légèrement métalliques, aux voix caverneuses et rauques.
Une restauration de la bande sonore, notamment le passage au 5.1, aurait sans doute ôté tout l’érotisme et la sensualité des voix féminines au profit de la richesse des bruitages de l’environnement (laboratoire, coups de feu, tonnerre). Le choix de conserver le mono s’avère donc judicieux car s’il ne séduit pas nécessairement les néophytes, il ne mécontentera sans doute pas les puristes de la première heure.
Ce DVD n’offre évidemment pas l’abondance de suppléments requis à l’heure actuel, mais il a le mérite de démocratiser une œuvre aussi riche que celle du studio britannique. Les amateurs sauront savourer cette excellente copie qui passera certainement inaperçu aux yeux du grand public dans ce déferlement de DVD pré-noël.
Grégory Delavallée