Qu’est-ce qui vous a attiré dans le personnage de Vincent ?
Il y a d’abord eu la rencontre avec
Xavier De Choudens environ deux ans avant le tournage. C’était très simple et immédiat. Ensuite, il y a le thème de la fraternité que je trouve très beau à explorer. C’est un rapport mystérieux et multiple, une chose donnée -ce qu’on appelle les liens de sang- et qui pourtant n’empêche pas, comme au départ du film, que deux frères soient deux étrangers l’un pour l’autre. Le personnage de Vincent n’est fait que de manques. Pour y remédier, il s’est construit des murailles et s’est blindé, si bien qu’il ne parle pratiquement pas.